‹ L'éducation des nègres aux États-UnisChapitre 37 sur 126 · CS · texte numérisé non relu

CS

Les nègres élant en nombre relativement peu considé-

(1) Cf. Report of the Commissioner of Education, 1899-1900, 5. 2503. 1 ) EF

2 f en ess + | md re Ci “ te — red 4 .

# 3 + ÿ A L à. ; ° r i - à Ÿ re

0 mn ET ÉD hi — DR RS dit trier £ - pe ES

nl

rable dans les États du Nord, les enfants noirs sont généralement admis dans les écoles de blancs; au contraire, dans le Sud, l’enseignement des blancs et celui des noirs sont toujours séparés.

Les lois des différents États pourraient faire croire que des droits et des privilèges égaux sont accordés aux deux races. Les statistiques prouvent, au contraire, qu'il exisle une distinction favorable à la race blanche. En 1883, dans la circulaire 4 du Département de l’Instruction, l’on trouve le résumé des règlements scolaires : les extraits suivants exposent les droits des nègres à l’enseignement primaire :

« Les décisions relatives au droit d'établir des écoles séparées pour les enfants de couleur semblent justifier Les propositions suivantes : premièrement, aucun individu, parce qu'il est de couleur, ne peut être privé des privilèges d'éducation accordés aux blancs ; deuxièmement, l’établissement d'écoles séparées pour la jeunesse de couleur est une question à laquelle ne s'appliquent pas les prévisions du Quatorzième Amendement à la Constitution des États- Unis ; troisièmement, les États peuvent commander ou autoriser l'établissement de ces écoles séparées; quatrièmement, les Conseils d'administration scolaires ne peuvent pas élablir de telles écoles quand la Législature de l'Etat n’en a pas encouragé l'existence.

« Les enfants de couleur ne pourront être exclus des écoles fréquentées par des enfants blancs que là où fonctionnent effectivement des écoles séparées pour les enfants nègres ; et si des écoles séparées n'existent pas, tous les enfants de la circonscription scolaire, qu'ils soient blancs ou de couleur, ont également le droit de fréquenter toute école organisée sous les lois de l’État. »

Depuis la guerre, on affirme que le nègre ne paie qu'une faible part des frais de sa propre instruction, tandis que la presque totalité du fardeau retombe sur les épaules du contribuable blanc. Une étude des sources des fonds con-

sacrés à l'instruction publique jettera quelque lumière sur la thèse que l'on cherche ainsi à soutenir. Voici, à ce propos, ce que nous trouvons dans le rapport écrit par M. Kelly Miller, pour le Département de l'Instruction publique, en 1900-1901 : « Les chiffres publiés par l'État de Géorgie sont peut-être plus faciles à analyser que ceux de tout autre État. Cette question à été éludiée dans une récente « Atlanta Conference » et la conclusion a été que le nègre paie pour sa propre instruction une proportion beaucoup plus élevée qu'on ne le croit généralement,

« On a calculé que les nègres de Géorgie ont payé, pendant l’année 1899, 131,737 fr. 15 en impôts directs et 445,040 francs en impôts de capitation, ce qui fait un total de 576,777 francs payés directement par cette race pour l'instruction. Les impôts indirects de la Géorgie sont de telle nature que le nègre, sans le moindre doute, en paie bien sa part. La portion des fonds consacrés à l’instruction publique que les nègres ont payée en impôts indirects a élé de 884 AM fr. 20, ce qui fail un total imposant de 1,461,243 fr. 35. Les dépenses pour les écoles nègres, y compris la part proportionnelle des frais de sur. veillance du Comité de l'Instruction publique, ont été de 1,440,640 francs. Ces chiffres sembleraient tout au moins prouver que les blancs de Géorgie ne paient pas un centime pour l'instruction des nègres.

« D'après des calculs semblables, mais avec quelque confusion, par suite du manque de chiffres précis, la conférence prouve qu'il en est de même dans tout le Sud. On montre que le nègre à payé en trente ans 522,697,955 francs pour l'instruction publique. Cette somme naturellement comprend la part proportionnelle du nègre dans les recettes générales, telles que les revenus des terres du gouvernement et les impôts indirects. La somme totale dépensée pour l'instruction des noirs pendant celte période a été de 509,303,005 francs.

en pe Re RER RE RES vraie "+ gr + — É can LE:

D ne — CU

Page 1