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de vote à l’instruction, et en même temps refuser à des citoyens le moyen de s'instruire.
En dépit de cette prière des nègres, il n y a eu que peu d'amélioration.
On estime que les écoles nègres coûtent environ $ 200,000, tandis que les contributions des nègres sont
celles-ci :
Taxe directe estimée à. . . . 204$ #00) Impôt de la capitation. . . ue 35.000 Prorata des impôts locaux. . . . . 200.000
Prorata -du fonds SCO IAiTé PRE EE 25.006 Total CHOSES $ 310.000
On peut opposer aux réclamations sus-mentionnées des nègres les rapports du « State Superintendent » pour l’année scolaire 1898-1899 :
«Les enfants nègres ne restent pas à l’école aussi longtemps que les blancs ; ils apprennent avec difficulté, et la plupart du temps, aussitôt qu'ils ont quitté l'école, ils ne : retiennent pas même les éléments de la lecture et de l'écriture, qu'on leur a enseignés. Il y a naturellement des exceptions à cette constatation générale; mais, malgré les meilleurs efforts, c'est, pour parler avec réserve, une tâche difficile de leur enlever le stigmate imprimé sur eux par la nature : ils sont une race servile (1). »
Pour satisfaire la curiosité que nous avions de connaitre l'état d'esprit des blancs à ce sujet, nous avons envoyé des lettres d'enquête aux « Parish Superintendents » (Inspecteurs des Paroisses), leur demandant leur avis sur l'intelligence relative des élèves des deux races, el sur la préparation et le traitement dés maitres nègres. L'idée dominante des réponses était que l'enfant nègre est bien inférieur au blanc en intelligence, et, par suite, incapable
(1) Biennial Report of the State Superintendent of Public Education of Louisiana, 1898-1599, p. 6. :
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de profiter d'une instruction qui dépasse les éléments. Quant aux maîtres, ils sont ignorants pour la plupart, et souvent immoraux, ne méritant pas même leur traitement infime de $ 10 à $ 20 par mois, pendant une période de 4 à 6 mois par année.
À ces « Superintendents » l'idée n'est pas venue apparemment que l'on ne peut pas exiger un haut degré d’instruction et même de moralité, de la part d'employés qui gagnent $ 50 à $ 100 par an, et que le remède à ce déplorable état de choses serait d’atlirer par des traitements raisonnables les diplômés nègres des Universités ou des Écoles Normales. ;
La Louisiane occupait en 1890 le dix-septième rang en ce qui concerne le degré d'instruction des nègres :
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.) Illettrés. 85 9 0/0 79 10/0 72 1 0/0 61 3 0/0
Maryland. — Le Département de l'Instruction du Maryland comprend un Conseil d'Administration scolaire de l'État, dont le Gouverneur est Président d'office, des Commissions scolaires dans les comtés, nommées par le Gouverneur, et, dans les circonscriptions, des Administrateurs nommés par les Commissions des Comlés. En 1900, l'Assemblée générale du Maryland créa la charge de « Superintendent of Public Instruction » et donna au Gouverneur la prérogative d'en nommer le titulaire.
La loi scolaire oblige les Commissions des Comlés à établir au moins une école communale dans chaque circonscription électorale, pour la Jeunesse nègre de six à vingt ans. Ces écoles seront gratuites et Ia durée de l’année scolaire y sera la même que dans les autres écoles communales du même comté. Cette loi n'est pas applicable quand le nombre d'élèves n'atteint pas dix (1).
(1) Lois scolaires, 1898, section 96. « Les membres du Comité
En outre, les écoles nègres seront assujetties aux mêmes règlements et auront les mêmes programmes d'études que les écoles de blanes 1).
Le montant global des impôts scolaires versés par les nègres, auquel on devra ajouter les donations, servira à l'entretien des écoles nègres.
Les conseils d'administration des comtés étaient autorisés à augmenter cette somme, mais ils n’usaient que rarement de ce droit. En outre, ils réservaient aux enfants blancs les fonds publics, bien que ceux-ci fussent calculés d'après le nombre total des habitants, blancs et nègres.
Le tableau suivant montre l'emploi des fonds scolaires
en 1871 (2) :
Habitants de race blanche (de tout âge). . . 605.495 Habitants de race noire — ANSE: 115391 Frais pour les écoles des blancs. . . $ 722.500 29 Frais pour les écoles des nègres” 4.611 40 En 418998 Habitants blancstTe ae 0 en 318.052 Habitants nègres de 5 à 20 ans. . . . . . 84.946 Somme distribuée aux écoles de blancs. $ 2.945.464 29 ae nègres. 330.718 10
devront établir une ou plusieurs écoles communales dans chaque district électoral, pour tous les enfants et jeunes gens de couieur depuis l'âge de cinq ans jusqu’à l’âge de vingt ans, lesquelles écoles seront gratuites et seront ouvertes aussi longtemps que les autres écoles communales du comté, à condition que la population scolaire ne soit pas inférieure à dix élèves en moyenne pendant deux trimes tres consécutifs. »
(4) Lois scolaires, 1898, section 7.« Chaque école pour enfants de cou leur sera sous la direction d'un Conseil d'administration spécial dont les membres seront nommés par le Comité des écoles du comté. Elle sera soumise aux mêmes lois pour ce qui est de son organisation, et elle donnera l'instruction dans les mêmes branches que les écoles pour enfants blancs. »
(2) The Negro Common School, pp. 41-48, Atlanta University Publications, n° 6.
Les nègres supportent le tiers au moins des frais occasionnés par leurs écoles communales. La statistique suivante montre le coût par tête pour l’une et l’autre race.
Blancs. Nègres.
UPS. 0 686 $ 055 DS re et. 1 32 4:97 NP REC CER 6 39 2 31 (Re à, 6 70 258 ROSES EU LIU RU 3 26 AS De SRE AE 7 91 3 99 IE er CNRS 8 76 4 07
En ce qui concerne le degré d'instruction de la race nègre, le Maryland occupait en 1890 le cinquième rang parmi les anciens États esclavagistes.
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.) Illettrés. 69 5 0/0 59 60/0 50 1 0/0 40 5 0/0 Mississipi. — Les fonctionnaires chargés de l'adminis-
tration des écoles du Mississipi sont un « State Superintendant », un « State Board » (Conseil général d'administration), des « County Superintendents » désignés par ce Conseil et des « District Trustees. »
Les écoles sont alimentées par l'impôt de capitation, les impôts de l'État, ceux des Comtés et les fonds scolaires.
La loi scolaire de 4890, p. 16, art. 40, dit :
« Le Conseil d'Administration des écoles a pleins pouvoirs pour délimiter ou modifier les circonscriptions scolaires de chaque comté; il devra établir des circonscriplions séparées pour les deux races. Dans chacune de ces circonscriptions, une école devra être ouverte au moins pendant la période légale, soit 4 mois de l'année. »
En 1900, les enfants blancs d'âge à fréquenter les écoles (de 6 à 20 ans), étaient au nombre de 253,133, et les noirs de 378,923.
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Ji 148 L'INSTRUCTION DES NÈGRES
Blancs. Nègres.
FIDSULHLOUTS EEE ERCTE 4,419 3,033
Ati Moyenne des traitements . & 30 49 5 1959 de | chiffre maxinium minimum
là Coût par tête, blancs . . $ 2295 S24270
| — DITS EE CU 4 40 0 82 14h Nous extrayons le passage suivant du rapport du Con-
pt __ grès Universitaire d° Atlanta :
«Il est incontestable que les nègres entretiennent leurs écoles grâce à leurs contributions directes et à la part qui leur est réservée sur les divers revenus scolaires ; en plus de cela, ils contribuent dans une grande mesure à l'ins- À truction des enfants blancs (1). »
QE Le « State Superintendent » écrivait en 1899 :
he « Tous les habitants de race blanche du Mississipi reconnaitront que notre instruction publique a été organisée avant tout en faveur des enfants blancs; ce n’est qu'incidemment que les enfants noirs en profitent. »
La moyenne de l’année scolaire pour les nègres est un peu inférieure à 101 journées. 38 0/0 des enfants noirs fréquentent l’école.
Le Mississipi occupait, en 1890, le treizième. rang pour le degré d’instruetion des nègres.
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins).
Illettrés 870/0 7520/0 609 0/0 53 2 0/0 Missouri. — L'administration comprend un « State Superintendent », des « County Superintendents », et des « District School Trustees » dans chaque circonscription. Tous ces fonctionnaires sont élus par le peuple. La loi scolaire, art. 8002-8004, dit :
«I sera institué des écoles gratuites réservées aux enfants d'origine africaine ; dès lors, les enfants blancs ne
(1) The Negro Common School, pp. 11-78.
pourront fréquenter les écoles des nègres, ni les enfants noirs celles des blancs, sous peine d'infraction à la loi.
« Toutes les fois qu'une circonscription scolaire (School Distriel) comptera plus de 14 enfants noirs d'âge à fréquenter l’école — le dernier recensement en fera foi — le Conseil d Instruction de ladite circonscription aura à la fois le droit et le devoir de faire construire et entretenir une école gratuite réservée à ces enfants nègres. La durée de l'année scolaire, ainsi que les avantages et les privilèges relatifs à l'instruction, seront les mêmes que dans les établissements correspondants de blancs dans ces circonscriptions. |
« Quand le nombre des enfants noirs d'âge à fréquenter l'école sera, dans n'importe quelle circonscription, inférieur à 15 (s'en référer au dernier recensement), ces enfants auront le droit de recevoir l'instruction dans toute circonscription du comté où un établissement est ouvert aux enfants nègres. Le Conseil d’Instruction de ladite circonscription (School Board of the District}, dans laquelle sont domiciliés ces enfants nègres, devra prendre sur la caisse des instituteurs une somme suffisante pour pourvoir aux frais occasionnés par ladite école... »
Les écoles du Missouri sont entretenues grâce aux impositions, amendes, elc., grâce aussi au capital scolaire permanent, qui se monte à douze millions et demi de dollars.
Les enfants noirs sont traités, selon toute apparence, avec la plus scrupuleuse impartialité. Les écoles nègres des grandes villes, en particulier de Saint-Louis, Kansas City et Jefferson City,sont excellentes. Elles peuvent aisément soutenir la comparaison avec les écoles de blancs. Le Directeur du « High School » nègre de Kansas City, en réponse à une lettre d'enquête, écrit ce qui suit :
« En ce qui concerne l'établissement que je dirige, je puis affirmer qu'il ne le cède en rien aux autres écoles de la ville, La durée de l’année scolaire, la préparation des