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professeurs (qui sont des nègres) et le chiffre de leurs traitements sont les mêmes. L'aménagement est mieux compris que dans la plupart des établissements équiva:lents pour blancs du Missouri. Dans aucun des collèges de la ville, les émolüments des maitres ne.dépendent de leur couleur. Tous mes professeurs ont passé par une Université. Dans les écoles de Kansas City, les programmes préparent fort bien les élèves à la « High School ». Les écoles d'arrondissement reçoivent des élèves depuis l'âge de six ans. A Kansas City et à Saint-Louis, les « School Boards » (Conseils d'Administration des Ecoles) ont des tendances libérales et sont disposés à agir loyalement à l'égard des maitres et des élèves nègres. »
À en juger d'après les réponses faites aux demandes de
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renseignements envoyées aux circonscriptions rurales, les écoles nègres, le plus souvent, sont moins bien aménagées, et les maitres nègres moins bien rétribués. La durée de
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l'année scolaire, cependant, est la même pour les deux races, soit en movenne de 141 journées. La proportion des enfants noirs fréquentant l'école n'est que de 28 0/0. Le Missouri occupait en 1890 le deuxième rang en ce qui concerne le degré d'instruction des nègres.
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans
à au moins.)
Illettrés 72 7 0/0 53 9 0/0 41 7 0/0 31 9 0/0 Caroline du Nord. — Les écoles de la Caroline du Nord
sont placées sous le contrôle d'un « State Superintendent», de « County Superintendents », nommés par Îles fonctionnaires du comté, d'un Conseil général d’'Instruction, et de « County School Boards ».
Conformément à la Constitution de la Caroline du Nord, il est élabli un système d'instruction publique et gratuite pour la jeunesse de six à vingt el un ans. Les enfants des deux races reçoivent l'instruction dans des écoles
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séparées sans que l'une de ces races soit favorisée au détriment de l’autre (4). RE
Les écoles sont entretenues grâce à un impôt de capitation générale, à l'impôt foncier, aux droits locaux, aux amendes, aux confiscations, aux droits prélevés sur les boissons alcoolisées, et à des sources de moindre imporlance.
Recensement de la jeunesse des écoles (de 6 à 21 ans) (2) :
Blancs Nègres Total SO RER a, A0S. 7897 198.600 607.387 LOUER" ee 130 191 220.198 659.699 In:crits dans les écoles : | en 10909 917 197.399 390.616 HIDE 07 ("447 130.005 400.452
Année scolaire moyenne en journées :
MS 2 0 journées 64 journées.
OR EE PERRET 65 journées.
Truitement moyen des instituteurs et des institutrices :
1900 instituteurs blancs. : - . . . $ 26 18
— insütutricesblanches. . .”, 23 A1 D TIUSALIIOUrS RTE. 5h... ». 21 14 0 INSUIEULTICES DÈSTES nn, 19 82
Montant des biens appartenant aux écoles commu- nales :
AOCHPRBIATERRR RES Ter $ 839.269 00
MAR UIDOTES EEE SU Ur 258.295. 00 Total. . . : $ 1.097.564 00
(1) Lois scolaires, 1897, section 2,550. « Les « Commissioners of Schools » établiront et fixeront dans les districts des écoles pour la race blanche et des écoles pour la race nègre, »
(2) Cf. Educational Report of North Carolina, 1899-1900, pp. 154-
Coût par tête de l'instruclion des enfants des écoles (de 5 à 18 ans):
k Blanc Nègre AN TD SR CRT ENT PR NERAURE $ 053 LSSO RS PMR IDE O0 0 66 SSSR RP ET 1 16 1:12 1 SOON ALES 118 0 99 LOST ESS ANEEEN 1 28 | 1 02 A SOS VS MRC EN ER 1 17 1 03
La Caroline du Nord occupait, en 1890, le douzième rang pour le degré d'instruction des nègres:
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.) Ilettrés. 84 80/0 77 40/0 60 1 0/0 53 1 0/0 Caroline du Sud. — Les fonctionnaires comprennent un
«State Superintendent », élu ; des « County Superintendents », élus; « des County Boards of Education » (Conseils d'Instruction des Comtés), dont les membres sont nommés, et des « District Trustees. »
î La coéducation des enfants noirs et des blancs est inter- : dile (1). ;
Les écoles sont entrelenues grâce à l'impôt de capi- À): tation, à l'impôt foncier, à la taxe particulière du comté, 1À | aux amendes, aux droits sur les liqueurs, et à diverses
autres sources.
Traitement annuel moyen des instituteurs (2).
1899 1900 1901 Blancs Rene us te $ 177 36 S 188 91 NéSrES er EnE 16 03 80 68 | 80 30
(1) Constitution, 1895. « L'Assemblée générale établira un système d'écoles publiques gratuites pour tous les enfants de six à vingt et un ans.»
Ibid. « I y aura des écoles distinctes pour les enfants de race blanche et de couleur, et aucun enfant de l’une ou l’autre race ne pourra fréquenter une école faite pour les enfants de l’autre race. »
(2) Cf. «33 d. Annual Report of the State Superintendent of Education of South Carolina », 1901, pp. 9-15.
Dans le comté de Chesterfield, le traitement annuel moyen des instituteurs nègres était, en 1901, de $ 47 24.
Durée de l’année scolaire, en semaines :
Durée moyenne pour les diffé-
rents comtés. 1899 1900 1901 Écoles pour les blancs . . 19 24 20 54 AMP — nègres . . 14 52 15 22 14 19 Nombre d'enfants,
5-20 ans, 1900. Inscrits Assiduité Blancs . 218.323 58 0/0 43 0/0 Nègres . 342.450 46 0/0 33 0/0 Total. . 360.773 50 0/0 37 0/0
Le « State Superintendent » fait observer ce qui suit : « Si nous prenons en considération le nombre des élèves des collèges et des établissements privés, et celui des jeunes gens des deux sexes de plus de 16 ans, nous reconnailrons avec effroi qu'une forte proportion de jeunes gens ne fréquentent pas l’école. Sans doute, la plupart suivent des casses pendant un laps de Lemps très court, parfois pendant une ou deux années. Mais cet état de choses ne saurait être toléré indéfiniment. Il est grand temps de songer à la nécessité d'une loi établissant l'instruction obligatoire. L'État ne peut permettre que ses enfants grandissent dans l'ignorance. Si les parents ne comprennent pas leurs devoirs, c'est à l'État d'agir avec intelligence et conscience, en prenant sous sa protection ces malheureux enfants, et en sauvegardant ainsi la collectivité sociale (4). »
Le compte rendu annuel du « Superintendent of Public Instruction (2) » nous apprend que les frais d'entretien des écoles nègres, fréquentées par 155,602 élèves, se montaient à $ 202,171, autrement dit un peu moins de $ 1,30
(1) 33 d. Annual Report of the Staie Superintendent of Education of the Slale of South Carolina, 1901, p. 14.
(2) Cf. Allanta Constitulion, décembre 26, 1900,
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par élève pour l’année scolaire. Les dépenses des écoles blanches s’élevaient à $ 700,540, et ces écoles étaient fréquentées par 126,395 élèves, d'où il résultait que chaque élève coûtait $ 5,54...
Des demandes d'informations ont été envoyées à différents maitres en matière d'éducation. La réponse que nous rapporlons ici peut être considérée comme typique.
« En réponse à votre lettre du mois d'avril, je puis vous dire que l’école de X... {école nègre) dépend de l’organisation générale de l'instruction dans cette ville. Le corps
enseignant comprend quatorze professeurs, qui ont chacun près de cent élèves. L'édifice est en fort mauvais état; en effet, il a été construit il y a environ trente ans par les soins du Freedmen’s Bureau, et n’a jamais reçu de réparation sérieuse. Les fournitures scolaires sont insuffisantes, pour ne pas dire nulles; la bibliothèque ne compte que 150 volumes. L'établissement ne possède pas de pupi- | tres construits selon les règles modernes ; ceux que À nous avons sont fort anciens, rudimentaires et non ver-
taire ajoute!)
« L'année scolaire est ordinairement la même pour les blancs et les noirs. L'on peut dire que la plupart du temps, une école nègre se réduit à un local contenant des bancs; ces locaux sont d'ailleurs misérables. Le traitement
nissés. »
(En réponse à des questions d'ordre général, le signa-
des maîtres blancs est plus élevé que celui des noirs; il ar- | rive qu'il est trois fois supérieur. Certains instituteurs nè- | gres de cet État ne recoivent que $ 10 par mois. L'année scolaire, dans ces conditions, n’est que de trois mois. »
La Caroline du Sud occupait, en 1890, le quatorzième rang pour le degré d'instruction des nègres.
. (1900, hommes 1810 1880 1890 de 21 ans au moins.)
Ilettrés 81 71 0/0 78 5 0/0 64 1 0/0 54 7 0/0
DANS LES ÉCOLES COMMUNALES di
Tennessee. — L'administration des écoles communales du Tennessee est confiée à des «State and County Superintendents », et à des « School Trustees », désignés ou élus.
L'instruction publique est gratuite, et accordée à tout - mineur de six à vingt ans ayant sa résidence dans la circonscription scolaire, et exceptionnellement à des jeunes gens d'une autre circonscription. En ce qui concerne ces derniers, des conditions particulières leur sont faites par les chefs d'établissements de ladite circonscription. En aucun cas, les blancs el les noirs ne reçoivent l'enseignement dans les mêmes écoles. Comme dans les autres États, la loi veut que les établissements nègres correspondent aux institutions pour les blancs au point de vue de l'administration et du niveau des études (1).
Les revenus des écoles se composent de l'impôt de capitation, de l'impôt foncier d’un mill et demi par dollar, du fonds scolaire permanent, de taxes locales et d’autres sources diverses.
Le rapport de 1900 donne les chiffres suivants :
Blancs Nègres Jeunesse des écoles, 5-20 ans. . 589.451 190.995 MT RU Brute be De 1203 1.834 Ce met Le ten 50 1 6.287 1.667
Les noirs supportent la moitié environ des charges inhérentes à leur instruction. Fa proportion des nègres qui fréquentent assidûment l'école est de 40 0/0.
Nous avons pris des informalions dans les circonscriptions rurales. Les locaux et l'aménagement des écoles nè-
(1) Lois scolaires, 1895, section 1. « Il sera établi et entretenu dans cet État un système uniforme d'écoles publiques. »
Ibid., p.22. « Aucune elause de cette loi ne pourra être interprétée de telle facon qu'on puisse autoriser ov tolérer des écoles mixtes pour la population blanche et de couleur; il y aura des écoles distinctes, comme le veut la loi. »
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gres ne peuvent être comparés à ceux des écoles de blancs, Le traitement des instituteurs noirs est de beaucoup inférieur à celui des blancs. Les écoles nègres des grands
centres peuvent, au contraire, fort bien soutenir la comparaison avec les écoles de blancs. Celles de Memphis et de Nashville, en particulier, sont excellentes; les professeurs
nègres qui y enseignent sont fort capableset bien rétribués. Dans le Tennessee, l’année scolaire moyenne est de 89
Journées.
Cet Elat occupait, en 1890, le dixième rang pour le degré d'instruction des nègres.
it) 1870 1880 1890 (1900, hommes EPA de 21 ans au moins.)
Illetirés. 84 à 0/0 71 70/0 54 20/0 47 60/0.
Texas. — Les fonctionnaires placés à la tête de l’admi-
nistralion scolaire comprennent un « State Superintendent »,élu, des « County Superintendents», élus, un Conseil
général d'instruction, et des « Trustees », élus dans chaque
circonscription.
D'après la loi scolaire, des écoles distinctes sont créée pour les blancs et les noirs et elles doivent être égales à
tous les points de vue (1).
Les écoles sont entretenues grâce à des taxes variant
d'une commune à une autre, grâce surtout aux revenus de la caisse scolaire du Texas (2). Ces revenus se montaient en
(1) Lois scolaires, 1899, section 16. « Il y aura des écoles distinctes pour les enfants de race blanche et de couleur; et dans aucun cas aucune école fréquentée à la fois par des enfants blancs et de couleur ne sera subventionnée sur les fonds consacrés aux écoles publiques. »
Idem, section 13. « Tous les fonds disponibles qui doivent être consacrés aux écoles publiques de cet État seront employés également aux écoles publiques, dans chaque comté, pour l'instruction des enfants blancs et de couleur, et les deux races seront traitées impartialement. »
@) The Negro Common School, pp. 83-84; Atlanta University Publications, n° 6.
1900 à $ 3,703,794,82. Les contribuables blancs supportent à peine un cinquième desfrais d'entretien des écoles nègres. Le traitement moyen des instituteurs du Texas était en
1900 de:
Blancs . 2 UD EN sl Url. 218 12
En 1900, les établissements étaient au nombre de:
nl a 0,607 nc 0 13415
Année scolaire moyenne:
RTC AIO NT ARR St DU MOIS HOMO NOE TES ere biere 0-5: 03 MOIS Le nombre d'élèves blancs et d'élèves noirs, dont l’âge variait entre 5 et 20 ans, était en 1900:
DIF 59:906,-s0i1:78.6 0/0 NOR 259,491 50142174 0/0
30 8 0/0 environ des enfants nègres vont régulièrement | en classe. :
D'une enquête faite dans Les circonseriptions rurales, il | résulte que les écoles nègres sont de beaucoup inférieures Ù aux écoles de blancs sous le rapport de l'aménagement, l des locaux et du traitement accordé aux instituteurs. Dans les villes, au contraire, des dispositions nombreuses ont été prises en vue de l'instruction des nègres. À Galveston el à Austin, les écoles sont remarquables el peuvent avantageusement soutenir la comparaison avec celles des blancs.
Le Texas occupait, en 1890, le seplième rang parmi les États esclavagistes pour le degré d'instruction des nègres.
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.) | Ilettrés. 88 70/0 75 40/0 525 45 4 0/0
Virginie. — L'administration des écoles communales de
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Virginie est confiée à un « Slate Superintendent », élu par les deux Chambres législatives de l'État, à des « County Superintendents », à un «State Board of Éducation », à des « County School Boards », à des « School Trustees », et à des « Sub-District Trustees. »
L'instruction publique et gratuite est accordée à tous les mineurs de einq à vingt et un ans résidant dans la circonscription scolaire. Une condition absolue est que Îles blancs et les noirs ne fréquentent pas les mêmes écoles et que les établissements de nègres et de blancs se valent au point de vue de l'administration et du niveau général des études (1).
Les écoles sont entretenues grâce à l'impôt de capilation, aux amendes, à une subvention de l'État, variantentre un et cinq mills par dollar et prise sur l'impôt foncier, aux revenus des biens nationaux accordés à l'Élat par le Consrès, aux propriélés confisquées, aux taxes spéciales à chaque commune, et à d’autres sources de moindre importance. Si nous ajoutons la part des fonds de l'État à laquelle les nègres ont droit en tant que citoyens, 1l est à supposer que leur instfuclion n'est pas une lourde charge pour les contribuables blancs, si tant est que c'en soit une.
Le passage suivant, qui compare les écoles des deux races, est extrait d'une réponse à une demande de rensei-
étimntatut tt. t Û
gnements.
« La durée de l'année scolaire dans les écoles urbaines
est de 9 mois. La préparation au certificat primaire et
au certificat secondaire exige 8 années; les études à la
«High School » durent 2 ans. L'école de la ville comprend
différentes classes; il en est de même dans Loutes les villes
de la Virginie. Les écoles rurales ne sont ouvertes que cinq
(1) Lois scolaires, 1892, section 11. « L'instruction ne sera pas donnée aux blancs et aux gens de couleur dans les mêmes écoles, mais dans des écoles distinctes, d’après les mêmes règlements généraux en ce qui concerne l'organisation, l'utilité et les résultats. »
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mois par an. Elles ne comprennent pas de classes séparées. Un seul maître y est attaché et dirige généralement de 75 à 100 enfants. ;
« L'année scolaire, dans cet État, est de même durée pour les écoles nègres que pour les écoles des blancs, mais ces dernières ont sur les autres une supériorité incontestable au point de vue de leur aménagement, du degré de culture des maitres, des traitements, etc. Dans les écoles des villes, les instituteurs de race blanche reçoivent deux fois autant que leurs confrères de race noire, Un directeur d'école de race blanche touche de 8 73 à $ 150 par mois; le même fonctionnaire, s’il est nègre, ne touche que $ 35 à $ 75 ou en moyenne 40. Les maitres blancs sont payés entre $ 40 et $ 100, les noirs entre $ 20 et $ 40. Dans les circonscriptions rurales, les instituteurs nègres touchent de $ 15 à $ 25. Il est bien rare que cette somme soit dépassée. Aucune comparaison n'est possible sous le rapport des locaux et du matériel scolaire. Cependant, un petit nombre d'établissements possèdent un aménagement suffisant, Dans les circonscriptions rurales, les connaissances les plus élémentaires font complètement défaut aux instituteurs. »
En 1899, les élèves blancs inscrits dans les écoles communales de Virginie étaient au nombre de 241,690 ; les élèves nègres étaient 117,129. La somme dépensée pour le traitement des instituteurs blancs était de $ 1,146,007 45, pour les instituteurs nègres de $ 307,616 19.
25 0/0 des enfants noirs de la Virginie suivent régulièrement les classes.
La Virginie occupait, en 1890, le huitième rang parmi les États esclavagistes pour le degré d'instruction des nègres.
1810 1880 1890 (1900, hommes
de 21 ans au moins.)
Illettrés 88 9 0/0 7320/0 327 0/0
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Virginie Occidentale. — Les fonctionnaires chargés des affaires scolaires se composent d’un « State Superintendent »et de « County Superintendents ». Il y a aussi des «District Boards of Education », et il peut y avoir des « Sub- District frustees. » La loi scolaire dit ce qui suit :
« Les personnes blanches et de couleur ne recevront pas l'instruction dans les mêmes écoles; mais pour procurer aux enfants de couleur le bénéfice de l'enseignement gratuit dans les écoles, ce sera le devoir des administrateurs de toute sous-circonscription d'y établir une ou plusieurs écoles primaires pour personnes de couleur de six à vingt et un ans, toutes les fois que le nombre de ces personnes y résidant et de l’âge mentionné sera supérieur à quinze, suivant le recensement fait pour les écoles. Les administrateurs de deux sous-circonscriplions ou davantage, que ce soit dans la même circonscription où comté ou dans des circonscriptions ou comtés limitrophes, pourront, par arrangement entre eux, Se joindre pour établir une école primaire pour les enfants de couleur résidant dans ces sous-circonscriptions, et les écoles ainsi établies seront soumises aux mêmes règlements que Îles écoles pour enfants blancs. »
En 1897, la Virginie Occidentale promulgua une loi qui obligeait tous les enfants de six à quatorze ans à fréquenter l'école durant au moins 16 semaines par an.
Les revenus scolaires comprennent l'impôt de capitation, les impositions levées sur les associations, un fonds appartenant à l'Etat, des Laxes spéciales aux différentes localités, et la rente des propriétés vendues pour nonpaiement des impôts.
En 1900, la jeunesse d'âge à fréquenter des écoles comptait 14,823 enfants nègres, soit 4 0/0 du nombre total d'enfants blancs et noirs. Sur ce nombre, la moitié des enfants noirs fréquentaient l'école 411 jours par année.
La Virginie Occidentale occupait en 1890 le troisième
rang en ce qui concerne le degré d'instruction des nègres :
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.)
Illettrés. 77 4 0/0 55 0/0 4k 40/0 377 0/0
District de Colombie. — Jusqu'en 1900, l’on à maintenu un « Superintendent » pour les écoles de blancs et un « Superintendent » pour les écoles de nègres. Ces fonctionnaires élaient nommés par les « Commissioners » du District. A présent, il n’y a plus qu'un « Superintendent », mais il a deux assistants dont l’un est chargé des ES nègres.
Le Gouvernement fédéral Supporte la moitié des frais d'entretien des écoles publiques.
Coût par tête de l’enseignement donné aux enfants des écoles :
Blancs. Nègres.
0 190 188 ROUE AE cp Vo 0 POUSSE 10 34 or RL HE EN CE È RTE ÉRNE 9:91 1 02 ROULE, PANIERS 9 78 6 95 Sp de à Les à -e : 11 24 Te1o OPEN LA 4480 10 64
Le coût total des écoles était en 1895 :
Pour les écoles de blanes 129 0020
Pour les écoles de nègres . . . . 273.186 36 En 1900 :
Contingent blanc (de 5 à 20 ans). 111212 Contingent nègre (de 5 à 20 ans). 26.046
Tableau comparé de l'ignorance des nègres :
1870 1880 1890 (1900, hommes de 21 ans au moins.)
Ilettrés. 70 5 0/0 48 40/0 35 0/0 26 1 0/0
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RLA 162 L'INSTRUCTION DES NÈGRES NH 'AVA f Contingent total des écoles nègres dans les Etats-Unis. . k DE l4 Hal S MEN !
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| .b06 150 | | "312 | 052 | EU .463150 42 | RU .659155 80 ME. 556150 32 - LEE 1 405150 36 4 4 .092 | EAN 1 .944 | PAS 24.937152 08 | | Lab .816152 21 4 où M .828152 00 dr de : 3 94.995152 72 MA 1894-95... 12. AA .282152 921856.
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spi « Somme toute, le tiers des enfants nègres d'âge à fré- | à D quenter l'école suivent les classes pendant la durée de fl4! l'année scolaire, qui souvent n'atteint pas cinq mois. Il faudrait done aux enfants nègres cinq fois plus d'instruction qu'ils n’en reçoivent actuellement. Cet état de choses ne saurait changer si deux conditions nécessaires ne sont remplies : de meilleures écoles et l'instruction obligatoire. »
Les données précédentes mettent en lumière les grandes O .
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lacunes de l’organisation des écoles nègres dans le Sud. Ces lacunes, dues pour la plupart à des circonstances inévitables, expliquent l'ignorance effrayante et l'intelligence fruste du peuple nègre. Il est évidemment impossible de contribuer efficacement au progrès intellectuel des enfants noirs, tant que la durée de leurs études se réduit à trois Où au plus cinq mois par an; tant qu'ils n'ont à leur disposition qu’une école délabrée, dépourvue du matériel scolaire élémentaire, et qu'ils sont confiés à un maîlre surmené, mal payé, et mal préparé à ses fonctions.
Ces couditions déplorables n'existent pas, à vrai dire, dans les grandes villes, mais rappelons-nous que la majorité des nègres est répartie dans les districts ruraux et les villages de peu d'importance, et que les mesures destinées à faciliter aux enfants l'accès de l'école y sontinsuffisantes où nulles. Un rapport présenté il y à quelques années par un « State Superintendent of Public Instruction » établis sait que les écoles rurales étaient si mal construites qu’elles n'étaient utilisables qu’au printemps et en été.
Dans un arlicle au sujet des écoles communales de nègres dans les « Gulf States » (États baignés par le golfe du Mexique), M. Booker T. Washington dit :
« Dans mes voyages à travers les districts ruraux du Sud, il m'est arrivé plus d'une fois de voir en hiver des feux allumés devant les écoles. Maitres et élèves venaient s'y réchauffer en sortant de la maison glacée. Il est facile,
Le È dans de telles conditions, d'imaginer la pauvreté du maté- È RE à riel scolaire, » { CS té Il est absolument reconnu que le nègre est un facteur É re LR primordial du progrès de l’agriculture dans les États du Fe fe |! Sud. Si des écoles convenables ne sont pas mises à la dis- 4 RUE | position des enfants noirs, Les nègres imiteront leurs voi- 4 2 ;
sins de race blanche en émigrant de la Campagne, où ils sont nécessaires, vers les villes déjà encombrées. Il est
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temps que l’on comprenne ce principe élémentaire, à savoir que l’école communale gratuite n’est pas un élablissement de bienfaisance créé par la libéralité des riches, mais qu'elle est un devoir social ; tout enfant de la nation y à droit; elle est aussi la meilleure sauvegarde de la société. Une erreur très répandue veut que toute culture, si rudimentaire soit-elle, rende le nègre mécontent et le prédispose au crime. Get argument n’est pas nouveau; il a toujours été mis en avant par Îles adversaires de l'instruction en général. Mais les fails, tels que nous les montrent des statistiques incontestables, prouvent que l'instruction, loin d'être nuisible aux nègres, a réduit leur criminalité, et en
a fait des artisans plus capables. 11 est en effet évident :
qu'il faut chercher la solution du problème industriel des États du Sud dans les écoles communales nègres. La plupart des crimes sont commis par des noirsillettrés ; on peut aisément déduire de là qu'il serait préférable d'augmenter les dépenses pour les écoles publiques, plutôt que de payer les frais d'entretien beaucoup plus considérables que nécessitent les tribunaux et les prisons. Cependant, parmi les criminels, la proportion des nègres est encore si forte que tous ceux qui s'opposent à leur instruction décrient les écoles publiques, et ne songent pas à prendre des mesures en vue du relèvement intellectuel de la jeunesse noire. En différentes régions, l’on tend à diminuer Îles avantages scolaires, déjà insuffisants, sous prétexte de faire profiter les nègres d'un apprentissage dans lesméliers manuels. Au fond, l’homme blanc veut inconsciemment ramener le nègre à l'état d’esclave, tout en lui laissant une liberté illusoire. Il y a quelques années, les écoles primai res supérieures de nègres (grammar schools) de la Nou-
velle Orléans furent supprimées ; on ne laissa subsister :
que cinq classes, représentant cinq années d’études. Ainsi, en fait, les portes de l’école se fermaient devant l'enfant de plus de onze ans. L'on donna pour excuse officielle que
les classes supérieures ne comptaient pas suffisamment d'élèves, et que les professeurs étaient requis pour satisfaire aux besoins des écoles élémentaires encombrées. L'on
invita ceux des jeunes gens qui étaient désireux de pour-
suivre leurs études à entrer dans des écoles privées préparant aux Universités nègres de la ville, soutenues par des sociétés particulières. En revanche, on promettait d’enseigner aux nègres le dessin à main levée, le dessin industriel, et des métiers manuels, dans les classes élémentaires. Un an après la fermeture des « grammar schools », les nègres tinrent une grande réunion et exposèrent dans un mémoire les griefs suivants: « Les compensations qu'on nous à promises lors de la suppression des classes primaires supérieures (grammar schools) ne nous ont pas été accordées. Les cours de dessin industriel et de travaux manuels n’ont pas été institués ; on s'était attendu, lors du transport des professeurs aux classes élémentaires, à voir ces classes augmenter considérablement leur contingent d'élèves; ces prévisions n'ont pas été justifiées. Au contraire, dans les établissements dont les classes supérieures ont été supprimées, on constate une diminution totale de plus de 400 élèves. En fin de compte, un petit nombre seulement d'élèves, appartenant aux classes depuis supprimées, ont pu entrer dans les écoles préparatoires des Universités nègres. »
Les noirs demandaient avec raison que l’on rétablit la 6° et la 7eannées dans celles des écoles où le nombre des élèves justifiail un maitre supplémentaire, ainsi que dans les écoles situées au centre de la ville. Cette mesure contre les enfants des citoyens nègres fait naître en effet dans la race un sentiment d'injustice peu favorable à l'union.
Dans le Times de Richmond (Virginie) parut, en octobre 1900, un article de M. le professeur R. H. Dabney, de l'Université de Virginie. Cet article exprimait l'opinion de ceux qui veulent enlever aux nègres les avantages de l'instruc-
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tion. Si l'on ferme les écoles, c’est, dit-il, parce qu’elles rendent les noirs aptes à faire concurrence aux blancs, en même temps qu'elles leur confèrent le droit de voter.
Nous citons la conclusion du professeur Dabney, car elle résume Îles opinions des adversaires de l'instruction des nègres :
«1° Le préjugé de race est répandu sur tout le globe: il est vieux comme le monde; il se manifeste surtout entre les Anglo-Saxons et les Africains, à cause des grandes différences physiques; ce préjugé s'opposera certainement à la fusion ultérieure des races par le mariage.
«2° Le préjugé de race — l’histoire en fournit des preuves nombreuses — se change fatalement en une haine mortelle si les races entrent en rivalité sur les terrains économique, social ou politique. Il en est de même si l’une des deux races, grâce à sa criminalité ou à son incapacité, devient pour l’autre une pierre d’achoppement.
« Telles sont les prémisses. Quelles déductions faut-il en tirer ? Évidemment les suivantes : Toute mesure légale devra être prise pour supprimer n'importe quelle cause de concurrence sur les terrains, économique, social et politique. Les nègres devront être privés en masse’ du droit de voie par ces mesures : tout électeur nègre doit payer l'impôt et justifier d'une certaine instruction. Les blancs devront cesser d'entretenir les écoles gratuites nègres, et cela pour deux raisons: premièrement parce que ces écoles préparent les nègres à obtenir le droit de suffrage, et dernièrement parce qu'elles rendent les noirs tantôt fainéants et dépravés, tantôt, au contraire, capables de rivaliser avec les blancs dans des carrières que ceux-ei veulent se réserver, »
Une excellente réfutation des arguments du professeur Dabney fut présentée dans le même journal par le professeur GC. E. Vawter, Directeur du « Miller Manuel Labor School », à Crozet, en Virginie. Cet établisse-
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ment est destiné aux blancs indigents. L'auteur affirme que les crimes commis par les nègres sont dus en grande partie au manque total de culture ou à une instruction mal dirigée ; il soutient que le remède ne saurait consister à supprimer les écoles, mais à les rendre telles qu’elles doivent être. Aucun État ne peut continuer pendant longtemps à donner l'éducation et l'instruction à une classe seulement de citoyens, et à se désintéresser d’une foule d'hommes qu’il laisse sans éducation, sans culture, sans aucun contrôle. Ils iront encombrer les prisons et les péni- (entiers, et, en fin de compte, coûteront beaucoup plus que leurs écoles.
Au lieu d’abréger les études des nègres, il importe de les prolonger. Il est facile de comprendre que s’il faut aux enfants blancs de longues années d’études pour devenir des citoyens intelligents et respectueux de la loi, l'on devra consacrer plus de temps encore à l'éducation des nègres. De plus, l’enfant de race blancheest soumis de tous côtés à des influences civilisatrices qui continuent l’œuvre de l’école; elles font généralement défaut aux nègres à l'heure actuelle. Il est vrai de dire qu’il existe bon nombre de familles nègres éclairées qui complètent heureusement l'éducation scolaire; néanmoins les parents sont encore pour la plupart illettrés, superstitieux, et incapables d’ap-
-. porter leur concours au maitre dans sa tâche moralisatrice et éducatrice. Le milieu ambiant est, de plus, funeste à la jeunesse nègre ; elle subit la promiscuité des individus les plus dépravés et les plus ignorants de la race blanche, S'il lui est loisible de se familiariser avec la civilisation aryenne, ce ne peut-être que par les livres, et non par son expérience personnelle. Mille moyens de formation intellectuelle lui sont interdits. Les bibliothèques, les conférences publiques, les concerts, les salles de lecture, ces puissants adjuvants de la civilisation intellectuelle et morale des blancs, ne sont pas ouverts aux noirs. Si parfois il
leur est permis d'y pénétrer, on les soumet à des conditions humiliantes; dans les théâtres et les églises, on leur assigne les places les plus mauvaises, d'où ils ne peuvent rien voir ni rien entendre. Dans ces conditions, l’école devrait faire pour les nègres plus que pour les blancs. Elle devrait leur donner une instruction équivalente, combler les lacunes de l'éducation de la famille, et compenser les préjudices causés par leur entourage pernicieux. Coéducation. — D’aucuns ont allégué avec beaucoup de bon sens ea apparence que la coéducation des deux races donnerait des résultats meilleurs. Les partisans de celte théorie soutiennent que les frais d'entretien des écoles diminueraient de façon appréciable, que le niveau intellectuel des nègres serait rehaussé par l'influence heureuse des enfants blancs plus favorisés qu'eux, et que ceux-ci de leur côté gagneraient en tolérance et en sympathie, et perdraient ce préjugé insensé qui les porte à mépriser également les membres cultivés ou dégradés de la race inférieure. De plus, dans certains districts rUrAUX, la création de deux écoles est impossible ; il en résulte que les deux races y sont souvent privées des bienfaits de l'instruction. Quelles que soient les Opinions émises à ce sujet, il est absolument certain que la coéducation ne serait pas tolérée par les blancs. Leurs sentiments à cet égard sont nettement exprimés par un pédagogue éminent de race blanche, et appartenant à un État du Sud. À la suite d’une enquête, il donne son Opinion en ces termes : « Mon œuvre d'éducation est bien connue, J'ai consacré ma vie à des ouvrages d'éducation. Jesuis convaincu des maux que feraient naître les écoles mixtes. Si méme elles ne sont pas de pures utopies, j'aimerais mieux qu'il fût fait table rase de toute notre organisation actuelle que de voir élablir ces écoles. » À ne considérer que le plus grand bien du peuple nègre, il est douteux qu'il consiste dans la création d'écoles mixtes. Il n'est pas Jusqu'à M. Frost,
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