‹ L'éducation des nègres aux États-UnisChapitre 61 sur 126 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

À une époque où, aux États-Unis, l’enseignement professionnel est seul à la mode, il est presque nécessaire de faire précéder de quelques excuses toute étude concernant l'éducation libérale du nègre. [l faut admettre qu'au moment présent, cette phase du développement de l’homme de couleur n’est, en aucune façon, regardée d’un œil favorable. Et si l’on va, par hasard, jusqu’à discuter l'éducation libérale, c'est uniquement afin d'apporter de Nouveaux arguments à l'appui de l’enseignement manuel. Ilimporte toutefois de considérer ce que les établissements secondaires et les universités nègres ont accompli et accomplissent actuellement, et de voir si les critiques dirigées contre ces institutions sont bien fondées, ou si elles sont dues pour la majeure partie au Jugement faussé des adeptes enthousiastes de l'enseignement professionnel.

Lorsque l'esclave fut émancipé, les gens du Nord, amis zélés du nègre, s'empressèrent de pourvoir à son éducation libérale, et quand ils s'aperçurent qu'il n’élail pas absolument privé d'intelligence, leur enthousiasme ne connut plus de bornes. Ils s'attendaient tout à fait à voir la possession d’un diplôme universitaire désarmer les préjugés, et résoudre le problème de la race nègre. Aussi multiplièrent-ils le nombre des prétendues universités, et attendirent-ils impatiemment les résultats espérés. Mais cet enthousiasme, alimenté par l'ardeur et la passion de la

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