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CHAPITRE XXV

L'AMOUR DU BIEiN

I. En quoi diffère Faniour du bien, de l'amour du vrai et de l'amour du beau. Efïets du bien sur la sensibilité, l'intelligence et la volonté. — II. Comment l'enfant s'élève peu à peu de la notion de l'agréable à celles du beau, de l'utile, du bien moral et du devoir. — III. Est-il possible de favoriser l'évolution du sentiment moral? Conditions requises pour réussir : l'exemple, la continuité de l'effort. — IV. Nécessité de proportionner son enseignement et ses conseils à l'intelligence de l'enfant. — V. Opinion de Rousseau.

L'éducation de nos divers sentiments, quelle que soit d'ailleurs leur valeur propre, tend, en dernière analyse, au développement et à l'affermissement de l'amour du bien : c'est à ce but que doivent se subordonner tous nos efforts. Or, l'amour du bien, tel qu'il s'offre à nous dans la pleine lumière de la réflexion, se distingue nettement de toutes les autres inclinations avec lesquelles les moralistes l'ont parfois confondu. — Il se distingue, d'abord, de l'amour du plaisir et de l'amour de l'utile, comme le prouvent les luttes fréquentes qui se livrent entre eux. — Il se distingue également et de l'amour du vrai et de l'amour du beau, car il implique un idéal qui leur soit supérieur, qui les complète et les domine. C'est précisément parce que chacun de ces amours a sou idéal, que le domaine de la moralité nous paraît différent de celui de la science et de celui de l'art; c'est parce que leurs objets

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sont distincts, qu'ils n'exercent la même influence ni sur l;i sensibilité, ni sur l'intelligence, ni sur la volonté. La vérité pure, sans doute, invinciblement nous attire, comme invinciblement nous attire la beauté; mais tout autre est l'attrait do la bonté sur l'esprit et sur le cœur. Dès que le bien est conçu, il est conçu comme obligatoire; nous nous sentons tenus de le réaliser en lui sacrifiant même notre vie, s'il le demande. Pourrait-on soutenir que le vrai et le beau nous parlent avec cette autorité et nous enchaînent à eux par des liens aussi puissants? Lorsque nous sommes fidèles à l'amour du bien, nous éprouvons aussitôt une satisfaction intime des plus douces; lorsque nous lui résistons, au contraire, nous en sommes punis par la plus cruelle des souffrances : le remords. Bien plus, cet amour est tel qu'il ne nous permet pas de ne pas éprouver de la sympathie, de l'estime et du respect pour ceux qui sont honnêtes; de l'antipathie, de l'indignation et du mépris pour ceux qui ne le sont pas; or, ce sont bien là des caractères qui lui sont propres, et que nul autre sentiment ne présente jamais.

Un tel amour se trouve-t-il déjà chez les enfants tout jeunes ou, tout au moins, sont-ils inclinés au bien par une tendance vraiment primitive de leur nature? Nous avons trop longtemps discuté ailleurs les opinions différentes des éducateurs sur ce point, pour qu'il soit utile d'y revenir ici; ce qu'il importe toutefois d'en retenir, c'est, d'abord, que si l'instinct du bien n'était pas inné au cœur de l'homme, nous ne pourrions jamais l'acquérir; c'est, ensuite, que cet instinct, à l'origine, et même pendant les premières années de la vie, est extrêmement vague et confus. N'est-il pas évident, d'ailleurs, que le sentiment de ce qu'il faut faire, ne peut apparaître et s'affirmer qu'avec la réflexion et la liberté?

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Pour renfnnl tout jeune, est bien tout ce qui lui plaît; est mal tout ce qui lui est désagréable. En dehors du plaisir et de la douleur, il ne semble pas qu'il établisse de distinction précise. Aussi ne saurait-on dire de lui, au sens rigoureux du mot, ni quil est un être moral, ni qu'il est un être immoral, si ce n'est virtuellement : il est simplement amorale — Puis, à ce bien tout physique s'ajoute peu à peu un bien d'uii ordre nouveau et déjà plus élevé, lorsque s'éveille dans son esprit, le sentiment du beau. Il semble, en efïet, que ce sentiment précède le sentiment moral proprement dit. L'enfant fait un choix entre ses jouets, comme il en fait un entre les objets qui frappent ses regards, comme il en fait un entre les récits qu'il entend. On sent que dans cette imagination en progrès, un idéal graduellement se dégage, et que les sens ne sont plus les seuls juges. — Plus tard, quand sa mémoire est déjà riche et qu'il a comparé beaucoup de choses entre elles, l'enfant étend encore sa conception du bien et du mal en les identifiant avec l'utile et le nuisible, ou en subordonnant ses appréciations à celles des personnes qui l'entourent, tout ce qui est généralement approuvé lui paraissant louable et bon, tout ce qui est généralement blâmé, condamnable et mauvais. Mais c'est eu dernier lieu seulement, qu'il acquiert les notions précises du juste, de Thonnète, du devoir, du bien eu un mot, notions qui de plus en plus iront s'éclairant, à mesure que se fortifiera sa raison. C'est là ce qui a été bien décrit par un éducateur contemporain : « L'enfant, dit-il, porte en lui-même la loi morale, d'abord à son insu et comme à l'état latent; puis, peu à peu, elle se dégage, elle sort des profondeurs mystérieuses de la conscience, elle fait sentir sa présence par des tressaillements, muets; puis, elle prend une voix, elle parle, elle signifie sa volonté par des injonctions de plus en plus claires, de plus en plus pressantes, et

(1) Cf. La modalité de Venfanl de A. Scliinz, Revue philosopldque, mars

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enfin, quand elle est méconnue, par cette souffrance indéfinissable, tantôt sourde, tantôt aiguë et cuisante, qui s'appelle le remords. »

Provoquer graduellement cet éveil de la conscience, telle est la tâche qui nous incombe à tous. Maintenant existe-t-il quelques règles infaillibles qui permettent sûrement de la mener à bonne fin? Nous en doutons un peu, bien que^ depuis Socrate, les esprits les plus sages nous aient prodigué leurs conseils. C'est que les moyens valent surtout par ceux qui les emploient ; c'est qu'ils doivent varier suivant les temps et les lieux, quelquefois même suivant chacun des enfants qui nous sont confiés. Ne demandons point, par conséquent, de code fixe et immuable, quand nos maîtres les plus expérimentés ne sauraient nous donner que des indications générales; mais ces indications ont leur prix, et l'on ne pourrait, sans danger, se refuser à les entendre. .

La première, la plus banale, que nous hésiterions, .par cela même, à rappeler, si nous ne savions combien fréquemment elle est violée, est celle qui concerne la conduite des parents et des maîtres. Si nous voulons inspirer l'amour du bien, commençons par l'aimer nous-mêmes ; que nos actes jamais ne contredisent nos paroles, et qu'ils puissent servir d'exemple. Nous savons avec quelle sagacité merveilleuse l'enfant sait dévoiler le manque de sincérité, et reconnaître si ceux qui le guident croient vraiment ce qu'ils enseignent. Dès qu'un doute à ce sujet se sera élevé dans son esprit, nos conseils glisseront à sa surface, sans le féconder. Par un reste de jdéférence ou de crainte, il pourra encore, devant nous, peutêtre, s'y conformer; il se hâtera d'en prendre le contre-pied dès que nous çerons éloignés.

La deuxième règle à suivre est de faire de cette éducation l'objet de nos préoccupations constantes, et de lui subordonner tout le reste, mettant au premier plan ce qui la favorise, reléguant au dernier ce (jui ne peut la servir. — Dans une récente circulaire aux instituteurs français, on leur rappelait que la « morale, loin d'être emprisonnée dans des limites artificielles, devait se répandre sur tout leur enseignement, le dominer, le régler, le commander >. Nul précepte plus sage; gardons-nous cependant de le mal interpréter. Notre zèle ne saurait être trop grand ; mais pour être efficace il doit être discret. Vouloir précipiter les enfants vers le bien, serait un sûr moyen de les en détourner. De plus, nous savons, par expérience, combien les longs sermons facilement endorment, combien les moralistes par trop intransigeants promptement nous irritent. Nous fuyons les Berquins et leurs histoires toujours édifiantes, comme nous fuyons les Alcestes et leurs critiques immodérées. Si la morale doit se répandre sur toutes nos leçons, qu'elle ne cherche donc pas à y affirmer trop haut sa présence pour mieux attirer vers elle l'attention des esprits ; il ne faut point qu'elle paraisse importune et gênante.

Les autres règles se tirent surtout des analyses que nous avons faites du caractère même de l'enfant. S'il est vrai que l'amour du bien sommeille pendant les premières années, et que l'enfant ramène tout au plaisir et à la douleur, il est évident que notre rôle d'éducateurs se réduit à écarter d'eux toutes les occasions possibles d'habitudes mauvaises, à provoquer, au contraire, toutes les habitudes propres à favoriser, plus tard, la vertu. Toutefois, même enfermée dans ces limites, notre tâche n'en est pas moins extrêmement délicate,

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et ni maîtres ni parents n'y réfléchissent assez. On considère comme étant sans importance les faits et gestes des petits enfants, et leurs espiègleries ou leurs caprices les plus graves ne leur attirent, bien souvent, que des sourires et des caresses. Qui donc aurait le cœur de les gronder? Qui n'accourrait aussitôt, quand ils pleurent? Et puis, les pleurs, les pères ordinairement n'aiment guère aies entendre : c'est pourquoi il vaut mieux céder et les faire taire par un baiser. — Le moyen est peut-être commode, mais il n'est pas sans danger, car il transforme les enfants les meilleurs en de véritables despotes. Ce sont ces enfants qui, dans quelques années, deviendront nos élèves les plus indisciplinés : toute règle, quelle qu'elle soit, leur sera pénible, car ils n'auront jamais appris à obéir.

Nous avons vu, en second lieu, qu'à l'amour du plaisir s'ajoutait bien vite, chez l'enfant, le sentiment du beau. Ce sentiment nouveau est si étroitement uni à l'amour du bien qu'il annonce et prépare, que nous ne saurions le développer avec trop de soin. Loin d'être, comme le précédent, mesquin et égoïste, il est large, expansif et fécond ; il habitue peu à peu l'âme à se détacher des émotions purement physiques, et à aimer vraiment d'un amour désintéressé'.

Or, à la faveur de ce sentiment, que de sages conseils, que d'exemples utiles, que de maximes élevées, que de résolutions sérieuses ne pouvons-nous pas suggérer! L'imagination se laisse prendre au charme d'un récit, à la musique de quelques vers, à l'éclat d'un beau tableau, et, peu à peu, la raison s'éclaire, et le cœur s'éprend, à son insu, de l'honnête. Beaucoup d'entre nous ne doivent-ils pas peut-être ce qu'il y

(1) M. Evelliu, dans le rapport que nous avons déjà cité sur l'enseignement de la morale, accorde à la culture de ce sentiment une ioiportaoce capitale puisqu'il résume ainsi son étude : « Donner à la culture esthétique tout le développement dont elle est susceptible, eu égard aux circonstances et aux milieux, et élever le but à atteindre à mesure que s'élève le niveau moyen. C'est la définition même de l'entraînement : ad alla per ulta. »

a de meilleur en eux, à des leçons qu'autrefois leur ont discrètement données ainsi une mère ou un maître intelligents!

Comme l'amour du beau, l'amour de l'utile peut devenir encore pour nous un précieux auxiliaire. C'est même à lui que nous devons nous adresser, avant de faire appel à l'idée pure du devoir, qui ne serait pas comprise. Vouloir que nos plus jeunes élèves fassent uniquement le bien pour le bien, ne leur parler jamais que de désintéressement, de sacrifice et d'honnêteté, n'est-ce pas méconnaître étrangement ce dont ils sont capables? N'est-ce pas se méprendre encore sur la vraie nature du devoir ? Ce qui est vrai, c'est que le bien et l'utile sont très étroitement unis ; c'est, en outre, qu'il nous est impossible de nous oublier complètement nous-mêmes. Quand nous donnons un conseil à nos enfants, ne craignous donc pas, s'il le faut, de leur montrer quels avantages ils out à nous obéir ; seulement, veillons bien alors à ce que ces actes conseillés soient conformes à la loi morale, car l'habitude qu'ils feront naître méritera d'être conservée.

Cette union même de l'utile et de l'honnête nous permet de les amener peu à peu à comprendre l'importance de ce dernier motif d'action et sa supériorité sur tous les autres, et, ici, notre tâche est facilitée par le respect et la coufiauce qu'inspirent à l'enfant, et les personnes âgées qui l'entoureul, et les grands écrivains dont il a lu des passages. Eu apprenant qu'autour de lui il y a des hommes qui se dévouent el. par conséquent, sacrifient leur plaisir et leur intérêt ; en entendant louer par ses maîtres la sincérité, la frauchise, l;i générosité, il en arrivera graduellement et sans heurt à se convaincre de la grandeur et de la sainteté du devoir. Mais, pour que cette initiation se fasse d'une manière vraiment utile et durable, il faut savoir choisir entre nos différents devoirs, afin d'appeler d'abord son attention sur ceux qu'il peut le mieux comprendre.

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Suivant Rousseau, le premier devoir qu'il serait à même de comprendre, ce serait la justice. « La seule leçon de morale qui convienne à l'enfance, dit-il, et la plus importante à tout âge, est de ne faire de mal à personne. » Nous doutons que cette morale soit la seule qui convienne à l'enfance, mais elle est, sans conteste, de toutes, la plus importante. Elle est la plus importante, car elle est la mieux appropriée à la nature de l'enfance. Voyez, en effet, avec quelle énergie nos bébés eux-mêmes se révoltent contre ceux qui veulent leur dérober leurs jouets, qui les accusent injustement, qui cherchent à les frapper, à les ridiculiser, à les railler! Rien n'est donc plus facile que de leur faire comprendre l'obligation de ne pas faire aux autres ce qu'ils ne veulent pas qu'on leur fasse.

Elle est la plus importante, en outre, car la plupart des maux dont souffrent les hommes ont incontestablement leur cause dans la violation des devoirs de justice. Si ces devoirs étaient mieux respectés, l'homicide, le vol, le mensonge seraient beaucoup moins répandus parmi nous. Si la propriété était toujours acquise honorablement, on songerait moins à se révolter contre ceux qui la détiennent ; si les maîtres n'abusaient point de leurs serviteurs, les serviteurs, leur seraient plus dévoués... Or, pendant que l'injustice sème de toutes parts des ferments de discorde, la justice, au contraire, rapproche les hommes, les rend confiants les uns envers les autres, les achemine vers la bonté : on est bien près de s'aimer lorsqu'on n'a plus de raisons de se craindre. « Oh ! quel bien, s'écrie Rousseau, fait nécessairement à ses semblables celui d'entre eux, s'il en est un, qui ne leur fait jamais de mal ! De quelle intrépidité d'âme, de quelle vigueur de caractère il a besoin pour cela ! Ce n'est pas en raisonnant sur cette

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maxime, c'est en tâchaotde la pratiquer, qu'on sent combien il est grand et pénible d'y réussir. »

Elle est la plus importante, enfin, car la justice est, de toutes les vertus, la plus difficile à pratiquer, si l'on ne s'est familiarisé de bonne beure avec elle. Ne nous oblige-t-elle pas, souvent, à faire violence à nos intérêts et à nos passions 1 S'abstenir de toute médisance envers un ennemi ; rester probe et honnête lorsque la misère nous étreint; respecter toujours et quand même le bien d'autrui, après avoir été dupé, n'est-ce pas faire preuve de courage, et parfois d'un courage héroïque? Aussi comprenons-nous que Rousseau ait considéré ces vertus comme sublimes et qu'il ait fait de leur enseignement la base de l'éducation morale.

Seulement son grand tort est d'écarter la charité comme inaccessible aux enfants. — « L'aumône, dit-il, est un acte d'homme qui connaît la valeur de ce qu'il donne et le besoin que son semblable en a. L'enfant qui ne connaît rien de cela, ne peut avoir aucun mérite à donner ; — il donne sans charité, sans bienfaisance. Dans un âge où le cœur ne ^ent rien encore, ces vertus sont des vertus de singe et de pure imitation. » — Que beaucoup de ces prétendues vertus ne soient que des vertus d'imitation, on ne saurait le contester ; mais comment soutenir que « son cœur ne sente rien encore ? » L'enfant ne nous prouve-t-il pas fréquemment qu'il est accessible à la pitié, qu'il est capable d'être bon, généreux, et de se déterminer par des motifs désintéressés? Ce sont là des sentiments dont l'éveil suit de près l'apparition du sentiment de la justice, et dont le rôle daus la vie est tout aussi important et tout aussi fécond. Rousseau, lui-même, en convient: « Il y a des témoignages d'intérêt €t de bienveillance qui sont plus réellement utiles que tous les dons; combien de malheureux ont plus besoin de consolations que d'aumônes!... Déclarez-vous hautement le protecteur de ces malheureux. Soyez juste, humain, bieufai-

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sant. Ne faites pas seulement l'aumône, faites la charité ; les œuvres de miséricorde soulagent plus de maux que l'argentaimez les autres et ils vous aimeront; servez-les, et ils vous serviront; soyez leur frère et ils seront vos enfants ! »

Rousseau, il est vrai, ne s'exprime pas toujours ainsi, et ses accès de misanthropie sont célèbres, mais il serait injuste d'en exagérer la portée.

Enfin, un autre défaut non moins grave du précepte que nous discutons ici, c'est de ne pouvoir s'appliquer à tous les actes de la vie. Supposons, en effet, que l'on fasse du mal à l'enfant? Quelle conduite devra-t-il tenir? Il est douteux que la leçon de Rousseau suffise à la lui dicter.

Nous conclurons donc, en disant qu'il faut apprendre à nos enfants non seulement à ne faire de mal à personne, mais encore à faire à tous ceux qui les entourent, et surtout aux malheureux, le plus de bien possible. Justice et charité sont deux termes qui ne doivent jamais être séparés. « Ne faut-il pas, en effet, beaucoup d'amour pour respecter toujours le droit de nos semblables qui borne notre droit, pour respecter leur liberté qui gène notre liberté ? » (Ozanam.)

Thomas. L'éducat. des seutim.

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