‹ L'éducation du caractèreChapitre 119 sur 228 · Idem^ chap. m · texte numérisé non relu

Idem^ chap. m

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n'a besoin de se défendre lui-même oa de défendre d'autres que lui : condition fort heureuse sans doute, mais où la force d'àme ne s^acquiert pajs ^ » Ajoutez qu'au logis, les hommes étant souvent dehors pour leurs affaires, Tenfant se trouve davantage dans la société des femmes ; il passe avec elles des heures oisives, s'associe à leurs occupations, à leurs intérêts; il s'effémine. Ce n'est pas sans raison qu'on se moque de celui qui n'a jamais quitté les jupes de sa mère. Le monde au milieu duquel vit l'enfant qui ne quitte point sa famille est si restreint que, d'une part, l'expérience de la vie sociale ne peut lui venir dans la mesure où il convient lui vienne, et que, d'autre part, son caractère intelligence risquent de n'être, par l'efTet de l'imitai qu'une copie trop fidèle de ses parents, de se lais pénétrer trop intimement par leurs préjugés et pi leurs défauts.

Tous les inconvénients signalés ci-dessus se font principalement sentir lorsque l'enfant arrive à ce qu'on appelle l'âge de raison, qu'il est impossible de fixer et même de définir d'une manière précise. Disons seule* ment que c'est Fàgeoù l'enfant commence à prendre plus nettement conscience de lui-même, à se sentir une personne capable d'autonomie, et aussi à exercer sur le monde qui l'entoure une observation plus large. Il convient alors de corriger, en l'envoyant à l'école, les inconvénients de l'éducation exclusivement familiale.

L'éducation en commun lui donnera Tidée d'une égalité qu'il n'a pas encore trouvée dans la famille. « Sous le toit paternel, dit Mme Necker de Saussure, il n'est sur un pied d'égalité avec personne; des différences d'âge ou de condition le séparent de tous les êtres avec qui il vit. On lui dit de céder aux petits

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