AVANTAGES DE L'ÉDUCATION EN COMMUN
^e qu*il8 sont petits, aux grands parce qu'il leur doit la déférence. Gomment alors se ferait-il une idée de la justice? Au collège il n'en est point ainsi : [galité est complète ; là le jeune homme apprend à litre ses droits comme ceux des autres. Aucun de imarades n'étant pour lui un objet de respect ou lérosité particulière, il s'accoutume à résister aux [ons comme aux menaces, quand il croit avoir pour lui. » Il acquiert ainsi le courage moral; que icker de Saussure définit bien « cette qualité si rare ;écieuse qui consiste dans le pouvoir de résister }ses,aux flatteries ou à la violence des autres* ». icommoder ces remarques au goût du jour, on intervenir les théories de la science contemdire qu'au collège l'enfant commence à conitte pour l'existence, que les soins prolongés iille lui avaient jusqu'alors dissimulée. Non peiner déjà pour se procurer les moyens de parents y pourvoient encore. Mais il comsentir le rude contact de la vie, l'indifférence l'hostilité sourde ou déclarée des autres, Tinsulte, la raillerie, toutes sortes d'aiguillons Pénètrent et le font sortir de la douce quiétude faquelle il était resté jusque-là. Il ne s'agit pas de lutter contre des hommes pour leur disputer isidération, l'argent et le pouvoir; mais il faut avec des camarades pour leur disputer le succès les études, avec des maîtres souvent impatients, parlais malveillants, avec une règle de discipline qui prétend comprimer les impulsions irréfléchies de l'enfance et qui représente assez bien ces conventions sociales, cette force des choses contre lesquelles les étourdis, les imprudents, les enthousiastes se heurteront plus tard.