Demogeot, etc., même chapitre
Par des réformes comme celles que nous venons d^indiquer, en augmentant dans une juste mesure la liberté, l'activité des enfants, en leur faisant aimer le collège par tous les moyens honnêtes, en surveillant avec une sollicitude plus affectueuse et plus pénétrante le développement de leur caractère, en mettant auprès d'eux, au milieu d'eux, sous le nom de professeurs, régents, tuteurs, peu importe, des conseillers sympathiques et respectés, en faisant concourir sérieusement tous les fonctionnaires du collège à Tœuvre de l'éducation morale, plus nécessaire et plus difficile que celle de l'instruction, on atténuera beaucoup les graves défauts qui ont été vivement et justement reprochés à l'internat en France. Quelques lycées se distinguent par leurs succès dans les concours de l'intelligence; des administrateurs sont notés comme prudents et habiles à faire venir dans les maisons qu'ils dirigent le flot des élèves. Nous souhaiterions qu'il pût y avoir entre nos lycées un concours permanent pour Texcellence de l'éducation donnée aux enfants; qu'il n'y eût pas entre eux, sous ce rapport, une trop monotone ressemblance, et qu'on employât plus largement les forces vives qui existent chez les élèves et chez les maîtres. Tout notre effort doit tendre, non pas à développer chez les enfants des habitudes passives d'obéissance et de travail, mais à exciter leur énergie dans la lutte pour l'existence, relevée et ennoblie par l'idéal du devoir.