LA CONTRAINTE
première punition suffit. Mais si l'on pense qu'elle n'a pas produit sur lui une impression assez forte, que son âme est encore mal disposée, qu'elle est prête à la récidive, il faut y ajouter les punitions proprement dites.
La question des punitions se rattache donc étroitement à celle de l'obéissance. Toute faute de l'enfant qui mérite d'être punie n*est qu'une désobéissance : car on peut dire que pendant longtemps il est innocent, lorsqu'il ne transgresse pas les ordres de ses éducateurs, dont la volonté est son unique loi morale, jusqu'à ce qu'il entende vraiment la voix de sa conscience ; il serait injuste et absurde de punir un enfant pour une action qui ne lui a jamais été défendue.