Voir République de Sparte, chap. n, m et iv
l'effort et la volonté 179
duite de la vie, subordonnée aux facultés motrices de Tâme et productrices de Taction, à la sensibilité et à la volonté.
Nous lisons dans la conclusion d'une histoire de la philosophie les lignes suivantes, que nous citerons parce qu'elles exposent ce que Fauteur appelle un « spiritualisme concret » auquel il nous semble bon de rattacher notre pédagogie : « La science moderne a ramené l'idée de matière à celle de force, et déjà Leibniz a dit excellemment : Point de substance sans effort. Or faire effort, c'est vouloir. Si l'effort est l'essence de la matière, c'est donc la volonté qui est le fond, la substance et la cause génératrice de la matière. D'autre part, l'effort est aussi la source de la perception, car il n'y a ni perception sans attention, ni attention sans effort. C'est de la volonté que procède la perception, et non vice versa. C'est donc, en définitive, la volonté qui est l'unité supérieure et la cause première de ce que nous appelons la matière et de ce que nous nommons l'esprit.... La volonté est au fond de tout (Ravaisson) , elle n'est pas seulement l'essence de l'âme humaine (Duns Scot, Maine de Biran , Bartholraess) , le phénomène premier de la vie psychique (W. Wundt), mais le phénomène universel (Schopenhauer), le fond et la substance de l'être (Secrétan), le seul principe absolu (Schelling). A ce principe, comme dit Aristote, sont suspendus le ciel et toute la nature *. »
L'effort suppose la résistance. Nos instincts, nos inclinations tendent à différents buts; pour y arriver, il nous faut souvent lutter contre la résistance que nous opposent le monde extérieur ou nos semblables, et aussi contre la résistance que nous nous opposons à nousmêmes. Car d'abord on doit distinguer parmi les in-