A UNE MERE
Cest à vous j Madame , que je vais parler à présent.
Vous-même l'avez voulu. Il vous a paru qu'ayant donné peut-être quelques con* ' seils utiles au père de votre enfant , je pourrais soumettre aussi quelques pensées pratiques à votre tendresse. N*aurais-je pas trop facilement cédé k un tel vœu? Votre suffrage m*a séduit^ et quelques-uns pourront soupçonner qu^un peu tfamour-propre se mêle à la promptitude* que je mets à vous obéir.
8 A LNE MÈRE.
Et pourquoi le nier ? il y a du bonheur à faire ballre un cœur de mère , et je me complairais avec délice à penser quequelques-unes.de mes paroles sont descendues dans votre ame.
Après tout, le sujet que je vais développer avec vous ne m'est point nouveau*, il rentre dans celui que j'ai traité déjà , si ce n'est que d'ordinaire la femme est exclue de Téducation de l'homme et que je veux montrer qu'elle y doit prendre , au contraire , la plus grande part.
Ç'estaunom du christianisme que j'exposerai cette idée. Le Christianisme a fait beaucoup pour la femme: il l'a relevée de son antique humiliation ; c'est par une femme que le Christianisme est venu au monde : la femme avait fait déchoir l'hu* manilé , la femme a été un instrument de 5a réparation.