PHYSIQUES
Il y a deux ans à peu près, dans cette même salle, je faisais une conférence ayant pour objet l'initiation mathématique. Le sujet dont je dois vous entretenir aujourd'hui, r initiation à Tétude des sciences physiques, est du même ordre, et je me verrai conduit à replacer sous vos yeux les principes immuables de toute saine pédagogie, principes que l'on commence à proclamer, dont on n'ose plus désormais contester la justesse, mais dont, hélas ! dans la pratique, on se tient encore le plus souvent si éloigné.
Ma tache est aujourd'hui plus facile, en ce que les faits dont nous avons à parler, étant directement observés dans la nature, comportent, pour un observateur superficiel, une moindre somme d'abstraction que ceux qui appartiennent à ce qu'on appelle si improprement encore les sciences exactes ou les sciences abstraites. Il ne faudrait pas cependant s'exagérer la difiërence, et se rendre dupes d'une apparence pure ; c'est une considération que je me contente d'indiquer, sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir, et qu'il me suffit de signaler au passage. Le cerveau de l'enfant, disais-je à propos de Tini-