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En français dans le texte

2. Le texte porte consens-is, accord, coordination, tendance commune vers un même but.

La plus haute mission de L'historien est de raconter la vie des nations de manière à nous fournir les matériau* d'une, sociologie comparée et de nous permettre ainsi de déterminer les lois fondamentales qui régissent Les faits sociaux.

Mais il ue faut pas oublier qu'en supposant môme que

l'on soit en possession decette somme de faits historiques

de véritable importance, on n'en tirera pas grand profil

si l'on n'en possède aussi la clef. Kl cette clef, c'est la

science seule qui nous la procure. Sans Les généralisations de la biologie et de la psychologie, il est impossible d'aboutir à une interprétation rationnelle des phénomènes Bociaux. Ge n'est môme que dans la mesure où l'on a l'ait sur La nature humaine quelques réflexions encore grossières et empiriques que Ton peut se rendre compte des

plus simples faits de la vie sociale, par exemple de La loi de l'offre et île la demande, si les vérités les plus élémentaires île la sociologie lie peu\eiit s'établir Sans la science

préalable de ce que les hommes, pris en masse, pensant, sentent et veulent dans des circonstances données, il est bien évident qu'une Bociologie complète et approfondie exige une connaissance également complète et approfondie de L'homme et de ses facultés corporelles et mentales. Considérez cette question au point de vue abstrait et la

conclusion brillera de toute son é\ idence. La société n'eslelle pas composée d'individus, et tout ce qui se l'ait dans la société ne résulte-l-il pas des actions combinées des individus? G'esl donc dans L'activité individuelle, et là seulement, que l'on pourra trouver l'explication dr> phénomènes sociaux. El L'activité individuelle est réglée par les lois de la nature individuelle : il en résulte que l;i connaissance de ces lois est le seul moyen que nous a\ons de

nous rendre compte de cette activité, et ces lois, réduites ;i leur plus simple expression, ne sont que les corollaires

de celle- qui président à la vie du coi'ps et. de l'esprit en

général. Conséquence : La biologie et la sociologie sont le flambeau de la sociologie. Donnons à cette conclusion une forme encore plus simple : tout phénomène social est un

is HERBERT SPENCER.

phénomène vital; la société est la plus complexe manif tation de la rie; — qui aspire à la comprendre doil donc comprendre d'abord les lois de la vie. C'est ainsi que dans cette quatrième division de l'activité humaine, comme dans les précédentes divisions, tout relève de la science. Des connaissances que donne généralement l'éducation, il n'y a qu'une partie fort minime qui puisse sen ir à noua guider dans notre conduite de citoyens. Des études historiques, iclles qu'on les comprend, il n'y ;i également qu'une assez faible partie qui <*iit quelque valeur pratique, el encore sommes-nous peu préparés àen faire usage. Ce ne sont pas seulement les matériaux, c'esl l'idée même d'une sociologie descriptive qui fait défaut ; on ne possède pus davantage ces généralisations des sciences préparatoires et organiques que suppose la sociologie descriptive et sans lesquelles elle resterait stérile.

Nous voici arrivés à la dernière des divisions de l'activité humaine, celle qui comprend les divertissements, les amusements propres à remplir nos heures de loisir. Nous avons examiné l'éducation qui assure le mieux notre conservation personnelle et l'entretien de notre vie, qui règle le mieux notre conservation personnelle et politique : examinons maintenant celle qui convient le mieux à tout ce surplus d'activité qui nous reste, aux jouissances qui nous viennent de la nature, des belles-lettres et des beauxarts sous toutes leurs formes. Nous les plaçons après les connaissances qui sont d'un intérêt immédiat et vital pour le progrès humain ; de plus nous avons pris pour règle et pour critérium, on s'en souvient, l'utilité pratique : on pourrait croire, en conséquence, que nous sommes enclins à les estimer médiocrement et à les regarder comme choses secondaires et accessoires. Pas le moins du monde : personne n'attache plus de prix à la culture esthétique et aux plaisirs qui en dérivent. Sup-

Brimez la peinture, la sculpture, la musique, la poésie, putes les émotions que fail naître le beau sous toutes fermes et, du môme coup, vous supprimez la moitié des charmes de la vie. Loin de regarder l'éducation du goût, les jouissances «lu goût comme peu importantes, nous tommes persuada que, dans l'avenir, elles occuperont une plus large place que maintenant dans la vie humaine. Quand les forces de la nature seront complètement asserves à notre usage; quand les moyens de production auront été portés au plus haut point de perfection; quand le tra\ai! de l'homme sera restreint et strictement économisé: quand l'éducation sera si bien comprise et si bien organisée qu'elle nous préparera, avec toute la rapidité le, à nos fonctions et à nos devoirs essentiels1; quand l'homme, par conséquent, aura, fait sur le temps les plus précieuses conquêtes ; alors, le beau naturel etle beau artistique prendront dans i'espril de tous les hommes cette large place à laquelle ils ont droit.

Mais ii ut1 faut pas confondre deux opinions biendifférenles, l'une qui l'ail grand cas de la culture esthétique femme élément important du bonheur de l'homme, L'autre qui la regarde comme un élément essentiel et indispensable de ce bonheur. Très importante, elle l'est évidein- Étent, mais elle n'en doit pas moins vrdov le pas à une Bplture plus importante encore et dont relèvent directement les devoirs journaliers de la vie. .Nous l'avons déjà dit : la Littérature etles beaux-arts ne sont possibles qu'en vertu des actions qui rendent possible la vie de l'individu >t de i;i société, d'où cette conséquence manifeste, qu'il l'aui mettre au premier rang la chose sans Laquelle un" uiliv chose n>' serait pas même possible, t'n horticulteur, par exemple, cultive une plante pour sa (leur, et il n'atarlie du prix aux feuilles et aux racines qu'en tant que

1. il oe faut pas oublier qu'une éducation nécessaire pour pute les arts : les loisirs De suffisent pas, il y faut le goût, et I-- L'oùt oe

ni jour; . i contraire une longue culture ; de plus,

Iture du el stérile si elle ne oommen

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