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l'éducation INTBLLECTUBiLLE

« Je voudrais bien aller vous voir à Angouléme. Mais je tiens autant à aller voir les grands parents de la Rochelle. Gomment faire? Je crois que j'ai une excellente idée. Je vais me couper en deux morceaux; j'en enverrai un à la Rochelle, et un à Angouléme. Gomme cela, je partagerai les deux plaisirs qu'on aura de m'avoir aux deux endroits. Est-ce que cette idée vous convient ? »

Une petite de sept ans, très éveillée, et qui écoutait assidûment les causeries entre grandes personnes, était folle d'écrire tout ce qu'elle voyait et entendait. « Maintenant, disait-elle un jour à sa maîtresse de classe, que vais-je faire, car j'ai fini ma copie et ma page, en attendant que mes compagnes aient terminé les leurs? — Tenez, lui dit la maîtresse, vous allez écrire une lettre à ma mère. » L'enfant court à sa place, et se met à écrire de suite, sans chercher des idées ; on voyait à sa figure rayonnante combien elle était heureuse d'exécuter un pareil travail. Voici la lettre :

« Bonjour, madame, je suis bien contente qu'on m'ait permis de vous écrire. Je voulais le faire depuis longtemps, mais je n'osais pas.

« Quand je vous rencontre dans le corridor, je voudrais vous embrasser, parce que vous êtes bonne. Je demanderai un jour à m'aller chauffer avec vous, et je vous raconterai beaucoup d'histoires. Cela vous distraira un peu du grand travail que vous avez pour surveiller la nourriture de tant de personnes.

« Vous savez, madame, que le pont de TAdour a été emporté par Tinondation. Tout le monde y est allé voir ; moi aussi avec papa et maman. Il y avait tant d'eau que la terre tremblait.

a Soignez-vous bien, madame ; je crois que vous êtes enrhumée, je vous ai entendue tousser au vestibule. Il faut venir acheter des pastilles à papa, qui sera bien content (le père était pharmacien). »

Je ne vois rien, dans cette petite lettre, ni pour le style, ni pour le sentiment, qui ne pût être signé du nom d'un petit garçon du même âge, affectueux et bien élevé. Si, plus tard, des différences notables existent dans le style des jeunes filles et des adolescents, je crois qu'elles sont beaucoup plus littéraires que morales, et que, même à cet égard, il est beaucoup déjeunes filles qui sont mâles et d'adolescents qui sont féminins. Étudions donc, en négligeant pour le moment cette question du sexe, moins importante qu'on ne la fait, les essais de composition littéraire qui sont les premiers revenus dans mes souvenirs ou tombés sous ma main.

La composition parlée, récit et description, a devancé la composition écrite. Elle en est toujours la nieilleure préparation. Que de secrets l'expression orale n'a-t-elle pas à révéler à l'écrivain ! Il y a une différence notable entre un aimable conteur, comme Alphonse Daudet, et un romancier qui note et qui ne raconte pas, comme Emile Zola. Ce qui est un jeu pour l'un , la part faite aux scrupules de l'artiste qui ne veut pas lâcher son œuvre, est toujours pour l'autre un labeur douloureux. C'est en se jouant aussi, que le petit enfant habitué à dire, je ne dis pas seulement à réciter, de petites histoires, en

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reproduit, et bientôt en invente, la plume à la main.

Je ne saurais trop recommander aux mères cette méthode si naturelle de former le jeune écrivain. Je les engagerais surtout à ne pas l'abandonner, quand l'enfant, déjà grandelet, paraît capable de voler de ses propres ailes. C'est alors qu'il peut le plus facilement nous échapper, que nous dev'ons le suivre de Tœil, pour contrôler, plutôt que pour diriger, ses libres ébats dans le monde de l'imagination et de Fart.

La tendance n'est pas rare, chez les enfants des deux sexes, de grouper deux ou trois de leurs camarades pour leur débiter d'amusantes histoires. Aux yeux des parents, cela ne tire pas à conséquence. Ils auraient cependant beaucoup à apprendre sur le caractère, rintelligence et les dispositions morales de leurs enfants, s'ils se laissent aller eux-mêmes à écouter ces historiettes-là. La plupart du temps, ils ne le font que pour en rire, comnie d'une petite manie insignifiante. Ainsi faisait la mère de G. Sand, qui, sa couture à la main, écoutait à demi les « petits romans » d'Aurore, enfermée entre quatre chaises. Quelle mine précieuse d'observations de toute sorte, dans ces jolies rapsodies d'un enfant de trois ou quatre ans !

Des enfants qui aiment tant raconter doivent se servir de la plume avec assez de facilité, comme bien vous pensez. Hélène eut, sans culture classique, pour ainsi dire, le style élégant, clair et enjoué.

Vers onze ans, elle fut mise en classe. Un soir la mère, transportée de joie, vint embrasser ses petites et leur dit : « On offre cinq cents francs de plus à votre père, et nous allons pouvoir vous faire donner de rinstruction. » Hélène fila en pension. Ses maîtresses la trouvèrent ignorante de ce qu'elles enseignaient ; mais elle mit vite Torthographe, d'instinct, et se trouva d'emblée à la tête des petites filles de son âge pour la coniposition française.

On donnait à rapporter par écrit une historiette, un conte, une description, dont la maîtresse leur avait fait la lecture. Ce devoir ne se donnait qu'une fois par mois, et il n'était guère corrigé. On demandait encore la transformation en prose d'une fable, d'une pièce de vers. Les enfants n'apprécient pas beaucoup cette manière décomposer. La plupart sont gênés par la difficulté de présenter autrement une idée dont ils ont l'expression sous les yeux, et plusieurs se contentent de copier tout uniment le texte, sans y rien changer que la coupe des lignes et les majuscules du commencement.

Les petites filles du couvent avaient en mains un recueil de devoirs de toute sorte, véritable clef destinée à ouvrir tous les tiroirs de la maigre science qu'on leur offrait. Là se trouvaient intercalées, au milieu d'analyses grammaticales et logiques, et de conjugaisons variées, des dictées et des lettres toutes faites pour chacune des principales circonstances de la vie. Hélène prit grand plaisir à ce livre ; mais, au lieu de pâlir sur la grammaire et la géographie, elle lisait et relisait les exercices d'orthographe et de style qui la récréaient.

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Au premier de Tan, c'était une véritable débauche de lettres, comme dans toutes les institutions de cette époque. Hélène, à rimitation des autres, fit une véritable montagne de brouillons. Celles qui écrivaient le plus de lettres passaient, aux yeux de leurs compagnes, pour des filles de bonnes maisons. Aussi quelques-unes, petits Balzacs novices, après avoir travaillé aux compliments des parents les plus proches, imaginaient des cousins, des oncles, toute une légion d'amis et de connaissances, dont la poste aurait été bien embarrassée de trouver les adresses. Bien entendu, on fourrait dans sa poche toutes ces lettres, qui ne devait point partir, et -qui étaient simplement destinées à Teffet. Du 15 décembre à la Saint-Sylvestre, on ne s'occupait guère à autre chose ; les maîtresses étaient bien aises de distraire les enfants par ce moyen, et s'occupaient, de leur côté, avec les plus grandes, à la confection d'ouvrages devant servir de cadeaux au jour de l'an.

Le livre d'Hélène avait passé sous les yeux de ses frères, qui lui avaient signalé des inepties qu'elle n'avait pas remarquées, lisant pour se récréer simplement. Cette leçon ne fut pas perdue. Une petite fille du nom d'Elisabeth, placée à côté d'elle, copiait servilement le texte de son livre, ce dont Hélène riait comme une folle. Elisabeth était externe. « Tu écris à tes parents que tu voudrais bien leur souhaiter de vive voix la bonne année, disait Hélène. Qui t empêchera de le faire ? Efface de « vive voix ». Tu leur dis encore que tu veux leur faire oublier ta conduite inqualifiable par ton application et ta sagesse... Ne mets pas cela non plus : tu es la plus sage de nous toutes, tu vas avoir un tableau d'honneur à leur pré-

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senter... Pourquoi prends-tu tout ce qui est là, la longue vie de Mathusalem... la bonté du Père éternel... la postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel... la santé du Pont-Neuf?.. » Mes frères ont trop fait leurs gorges chaudes de cela, pour que je remploie ! Fais comme on m'a appris : ferme ton livre, et écris ce que tu as dans la tête. — Je n'y ai rien, disait Elisabeth. — Tu crois, répliquait Tautre. Voyons. Tu aimes ton père et ta mère, tes frères te donnent bon exemple par leur travail. Dis-leur cela, et souhaite-leur du bonheur pour le plaisir que tu en reçois. Tu vois arriver avec plaisir le premier jour de Tan pour leur dire toutes sortes de choses aimables, et pour avoir des bonbons : on peut l'avouer aussi... »

Et Hélène, au lieu et place des maîtresses qui ne comprenaient que la moitié de leur rôle, donnait une leçon de travail épistolaire à sa docile amie.

« Et, quoique ce soit une lettre de premier de Tan, tu peux raconter aux autres parents à qui tu écriras toutes choses autres que des souhaits avec des mots qu'on ne comprend pas. On me la dit chez nous, quand j'ai fait la lettre de marraine. Tu peux raconter tes petites histoires, les amies que tu as, si tu t'amuses beaucoup, ce que tu aimes le plus à table, si l'on a été malade chez toi, enfin tout ce qu'on se dit, quand on est ensemble. Pour papa et maman, que nous voyons tous les jours, c'est plaisant de leur écrire ! Les maîtresses ont dit que c'était plus respectueux que de leur parler. Je ne sais si je leur donnerai ma lettre. Mes frères n'en présentent point, eux. Ils appellent cela des sornettes ! Pour eux, ils souhaitent tout simplement la bonne année, en promettant que l'année prochaine les rendra mécon-

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n^l^MA^ tant i*5 vont trarnuler et se montrer doax et obém-A^U ! Et papa leur dit: Cestaiosi toafces 'f les veîl.e^ :e jour* de l'an ! n Et maman : • Quand ** e^t-ir^qu»; leà promesse* :;evieadn>nl des réalités? i CerîL je IVivo;je, hien plus commode, une lettre : HSfiul qu'on J'ouvre, on embrasse, poLs on se sauve, et quand on revient, les parents ne pensent plus à leurs f>etits sermons. Toi qui es sage, tu ne peux comprendre ce qu'il y a d'ennuyeux à ces cérémonies, pour un enfant qui ne l'est pas assez, et Je suis dans ce cas. Il me semble que je suis un monstre de fausseté. 9

Hélène, durant ces quinze jours, où Ton ne récitait pas la moindre ler'on, bavardait comme une pie, tout en écrivant des brouillons de lettres, à faire croire qu'elle allait en monter boutique.

Si Ton compare les institutions de demoiselles d'autrefois avec celles d'aujourd'hui, sans parti pris, on doit s'incliner devant ces dernières, pour Tesprit d'ordre, Tadministration et la réglementation des études. J'en connais une, que je n'hésiterai pas à donner comme un modèle excellent à imiter. Là, toutes les élèves, à quelque condition qu elles appartiennent, si elles sont passablementdouées,aprennent à écrire avec facilité, et quelques-unes avec distinction.

On ne s'y borne pas à faire écrire pour apprendre à écrire, à indiquer en quelques mots les préceptes généraux de cet art si simple, mais si susceptible

d'être compliqué, à corriger les erreurs, et à indiquer ce qu'on aurait dû mettre à la place. On s'attache à former le style oral, qui est la moitié du style écrit.

Dans ce pensionnat, à l'exemple de ce qui se faisait chez M°^« de Maintenon, on a imaginé des soirées dites littéraires. On y entend de jeunes conférencières ; on y lit les devoirs les plus avantageusement notés dans la semaine. Gela fait naître des observations que personne n'oublie,grâce aux mille incidents qui s'y rattachent. On y propose des énigmes historiques, et Tesprit s'y livre à des jeux, comme dans les réunions de la bonne compagnie. Comme cela a lieu dans l'imposant salon de la maison, et sous Foeil de la maîtresse, rien ne passe en contrebande, pas un geste, pas une manière triviale, pas une faute. On redresse les torts faits à la langue et aux façons, et les jeunes filles, simplement, y rivalisent de grâce, de retenue et de bon maintien. On y joue quelquefois des comédiesimprovisées et exécutées par les grandes, et l'on finit, au grand assentiment de toutes, par des danses modérées et gracieuses.

Dans les premières années, on se contente d'alimenter la mémoire par des sujets lus deux ou trois fois. Peu après, c'est un proverbe ou une sentence à développer, sans canevas toutefois. Le style épistolaire est soigneusement étudié à, tout âge ; on apprend aux élèves les formules et les convenances de ce style, habitude négligée souvent par ignorance ou par défaut d'éducation.

A la fin de chaque trimestre, la maîtresse exige de chaque élève une lettre à cœur ouvert, où l'on doit lui parler de son goût ou de son antipathie pour tel ou tel genre d'étude. Il lui arrive parfois d'en-

tendre des choses pénibles, de vilains rapports, des confidences tenues secrètes, des plaintes que Ton croit justes ; mais elle est courageuse et disposée à toutes les épreuves, quand il s'agit de l'intérêt de ses élèves. C'est là, d'ailleurs, un excellent moyen de connaître à fond les caractères, et de savoir comment chacun demande à être dirigé. Nombre de ces lettres sont délicieuses d'abandon, de franchise tendre et respectueuse, d'élan, d'admiration et d'enthousiasme.

Le manuel de littérature en usage dans cet établissement n'est pas volumineux : un mince traité permettant de vite apprendre par cœur ce qu'il importe le plus de connaître : les principales figures et leurs définitions, les divers genres de composition, etc. « Les hommes qui ont un génie pénétrant et rapide, a dit saint Augustin, profitent plus facilement dans l'éloquence en lisant les discours des hommes éloquents qu'en étudiant les préceptes mêmes de l'art. » Cette maxime est largement appliquée par le génie facile des fillettes. A l'aide de morceaux choisis dans les chefs-d'œuvre de tous les siècles, on orne leur esprit de richesses incalculables. Ces morceaux sont plutôt relus qu'appris de mémoire ; ce sont des exemples à reproduire.

Tous les devoirs sont corrigés aux élèves. La sous-maîtresse fait un tableau des principales erreurs ou des passages à admirer, et on le soumet au jugement de la classe entière. Les aspirantes au brevet viennent trois par trois, pendant les études, chez la directrice, lire elles-mêmes leurs compositions et en entendre le jugement scrupuleux et détaillé.

Passons vite aux résultats produits par ces exercices de style, qui se traitent deux fois la semaine

■tir

chez les petites, trois fois chez les moyennes, tous les jours chez les grandes.

Une fois, la sous-maîtresse avait donné, pour le rapporter le lendemain, un devoir dont le titre était formulé ainsi : « Quel est le métier que vous voudriez avoir?» Il y eut des réponses pour tous les goûts et toutes les vocations. « Moi, je voudrais être reine, et faire le bonheur de mon peuple, disait Tune. » J'aimerais être rentière ». faisait une autre; — « Moi, institutrice ». Beaucoup répondaient : Moi, je voudrais être comme maman. »

Le devoir d'une petite de sept ans n'avait que deux lignes : « Je suis encore trop jeune pour penser à quel métier je pourrai me livrer plus tard. » — « Cette réponse, fit observer la maîtresse, n'est pas de vous ; Ton eût mieux fait de vous laisser traiter le sujet, sans émettre une réflexion. Voici, pour votre confusion, comment la petite Louise a compris son travail (Louise a dix ans) :

« Puisque vous tenez à savoir, ma chère maîtresse, le métier que je trouve le plus à mon goût, je vous dirai que c'est celui de modiste. Les modistes sont toujours habillées à la mode, ne se salissent pas en travaillant.

« Je trouve aussi que les magasins des modistes sont bien jolis, avec tous ces étalages de chapeaux, de bonnets, de plumes, de dentelles et de rubans. Je serais si contente de toucher beaucoup de soie, de tulle, de velours ! Une modiste qui a bâti un chapeau bien tourné avec des plumes et de jolis nœuds, et qui a contribué à rendre belle une femme laide 1 doit être bien heureuse ! Si mes parents le veulen je serai modiste. »

Je pourrais citer plusieurs essais du même genre, signés par des fillettes d'à peu près le même âge.

Les pensionnaires trouvaient parfois le temps des études long et fastidieux. La directrice leur conseilla de composer le journal de leur vie, et, pour ce faire, leur distribua des cahiers à couvertures roses, « roses, disait la maîtresse, comme vos rêves ». Si les grandes, poètes à outrance et à imagination vagabonde, mais prudentes, fermaient avec soin leurs secrets, les petites les laissaient facilement errer sur les tables. Parfois, quand les enfants dormaient, la directrice, faisant la dernière ronde, aimait à se faire un peu de bonne humeur en lisant certains de ces cahiers roses qui traînaient.

Une petite Lucie, paresseuse et dissipée, se croyant la plus grande pécheresse de la terre, chaque soir, dans son journal, demandait avec candeur à Dieu, à la Vierge et à tous les saints, le pardon de ses forfaits. Elle les mentionnait tous. J'en cite deux ou trois, entre cent. Elle se croyait damnée, parce qu'elle s'était trouvée jolie, et avait été fière d'une robe neuve. Quel réjouissant aveu ! « Aujourd'hui, à table, pour poser, j'ai fait la difficile. Je savais que ï^: c'était bon ; mais parce que d'autres ont refusé, j'ai

refusé, moi aussi. Sotte que j'étais ! J'ai bien été punie. Toute l'après-midi ce plat manquait à mon estomac. Ce que l'orgueil peut vous faire faire ! On ne m'y reprendra plus. Si encore la maîtresse avait insisté ! Mais point. On a remporté le plat, et j'avais envie de pleurer, car je suis gourmande, et j'aime tout. » Lucie avait neuf ans, tout au plus. C'était la plus naïve dans la confession des torts qu'elle s'im-

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putait. D'autres y mettaient un peu de coquetterie, pour ne pas dire un autre mot.

Voici quelques échantillons du style de nos pensionnaires presque grandes.

Le premier devoir, diaprés une image dont il fallait deviner le sens, est d'une enfant de douze ans (1), bien élevée dans sa famille, mais avec des tantes un peu affectées dans leurs manières et leur langage. L'école n'avait pas tout à fait corrigé ce défaut chez la petite fille.

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