‹ L'éducation joyeuse en vacances - en familleChapitre 2 sur 10 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

décroître et pâlir; ceux de la génération nouvelle n'en parleront plus. Il n'y a qu'à regarder autour de soi, sans parti pris, pour en être persuadé. Cette autorité paternelle de l'ancien temps avait les avantages et les inconvénients de la monarchie absolue et héréditaire. Elle soumettait la famille à une discipline, subie ou acceptée, qui n'était pas sans grandeur; elle l'assujettissait à la volonté d'un chef qui faisait plier devant la sienne toutes les autres volontés; elle était la pierre angulaire du foyer, elle conservait religieusement le culte et la tradition des ancêtres ; elle entretenait le respect, si nécessaire aux sociétés et aux familles, sous deux de ses formes, qui étaient quelquefois confondues : la crainte et l'obéissance. Un fils et une fille respectueux, même déjà grands et à la veille ou au lendemain de leur majorité, n'osaient pas ou osaient à peine entrer en discussion et en opposition avec le père de famille, élever la voix pendant qu'il parlait, répliquer et, à plus forte raison, désobéir, quand il avait commandé, échapper à son pouvoir, à son prestige et à son joug. L'opinion, qui tenait tant alors aux droits et aux prérogatives du père de famille, se serait dressée, unanimement, contre les réfractaires.

Ce que la famille ancienne, ainsi constituée,

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