POUR LA FETE D'UNE MÈRE
Gaudeat mater tua , et exultet qu:c genuit te ï Prov,
De nos saisons , toi (jui règles le cours ,
Dieu bienfaisant do la lumière ;
Le voici , le plus beau des jours , Que nous fournit ta brillante carrière.
D'un seul de les ivivons qui décorcnl les ciciix
lor» l'éducation.
Oiie noire âino soit enflaminée !
Puiir lètcr une mère aimable vl \non aimée , Daigne nous insprer des sons harmonieux !
Quand cette fête arrive , Oui , tout rit à nos cœurs :
.\os yeux trouvent aux ileurs Une couleur plus vive.
Le solril , <|ui , d'un l'eu si |»iii-. Etincèle et luit sans nuai^'e Au milieu de ce ciel d'azur , De nolje allé^^resse est l'image.
!)<' (es bienfaits ,
IMrre cbéiie , () (jiu' noire âme est attendrie!
Ils y sont gravés poni- jamais.
Nos ((PUIS s'jMnpi'esscnl , « b.Kjnc .unuM',
De t'ollrir ( c liibut d'amour :
Vue famille foiluuéc
r<' doit un si jii<.l(' rcinur.
D.Miv |r -^ciiiici- (|r 1,1 sa}.(<'sse ,
Hiii seul rondiiil :iii \ r.ii bunbt'iii .
la vni\ nous ra|ipi'lle sans cesse :
l'.l rif'u né^'.ile sa dnurrur
I i»ul « <• (|u<' U'»u^ ^''Ulou^ . < (Huuienl. ;iimalil<' m»'r«\
Pouvoir te l'exprimer par nos tendres accens ? Lis dans nos cœurs reconnaissans Le désir ardent de te plaire.
Celui qui créa , pour ses vers , Les charmes de la mélodie , N'adressa point à son amie L'hommage de ses premiers airs.
Une autre inspira son génie :
Aux vœux les plus touchans , 'Quand il unit ses premiers chants , Ce fut pour célébrer une mère chérie.
Ah ! pour reprendre nos défauts , Quelle est , pour nous , son indulgence ! Elle encourage nos travaux ; Et nos progrès nouveaux Sont sa plus douce récompense.
Il nous souvient de mille soins Prodigués ii notie jeune âge.
Ta tendresse veillait , sans cesse , à nos besoins : Notre existence est ton ouvrage.
Nous n'avons poinl , encore , imité tes vertus : Daigne n'en accuser (pi'une vive jeunesse. Tes enfans , désormais, constans dans leur promesse. De tes sages conseils uo s'écarteront i>lus.
i08 LÉDl CATION.
Apjirdch»' , jeune Anna : dans ton naissant liuigagjc , Balhulio , à ton tour, quelque petit couplet. De ton amour tu veux oITrir un premier gage , El t«»n air ingénu rend le Libleau complet.