‹ L'éducationChapitre 4 sur 47 · POUR LA FETE D'UNE MÈRE · texte numérisé non relu

POUR LA FETE D'UNE MÈRE

Gaudeat mater tua , et exultet qu:c genuit te ï Prov,

De nos saisons , toi (jui règles le cours ,

Dieu bienfaisant do la lumière ;

Le voici , le plus beau des jours , Que nous fournit ta brillante carrière.

D'un seul de les ivivons qui décorcnl les ciciix

lor» l'éducation.

Oiie noire âino soit enflaminée !

Puiir lètcr une mère aimable vl \non aimée , Daigne nous insprer des sons harmonieux !

Quand cette fête arrive , Oui , tout rit à nos cœurs :

.\os yeux trouvent aux ileurs Une couleur plus vive.

Le solril , <|ui , d'un l'eu si |»iii-. Etincèle et luit sans nuai^'e Au milieu de ce ciel d'azur , De nolje allé^^resse est l'image.

!)<' (es bienfaits ,

IMrre cbéiie , () (jiu' noire âme est attendrie!

Ils y sont gravés poni- jamais.

Nos ((PUIS s'jMnpi'esscnl , « b.Kjnc .unuM',

De t'ollrir ( c liibut d'amour :

Vue famille foiluuéc

r<' doit un si jii<.l(' rcinur.

D.Miv |r -^ciiiici- (|r 1,1 sa}.(<'sse ,

Hiii seul rondiiil :iii \ r.ii bunbt'iii .

la vni\ nous ra|ipi'lle sans cesse :

l'.l rif'u né^'.ile sa dnurrur

I i»ul « <• (|u<' U'»u^ ^''Ulou^ . < (Huuienl. ;iimalil<' m»'r«\

Pouvoir te l'exprimer par nos tendres accens ? Lis dans nos cœurs reconnaissans Le désir ardent de te plaire.

Celui qui créa , pour ses vers , Les charmes de la mélodie , N'adressa point à son amie L'hommage de ses premiers airs.

Une autre inspira son génie :

Aux vœux les plus touchans , 'Quand il unit ses premiers chants , Ce fut pour célébrer une mère chérie.

Ah ! pour reprendre nos défauts , Quelle est , pour nous , son indulgence ! Elle encourage nos travaux ; Et nos progrès nouveaux Sont sa plus douce récompense.

Il nous souvient de mille soins Prodigués ii notie jeune âge.

Ta tendresse veillait , sans cesse , à nos besoins : Notre existence est ton ouvrage.

Nous n'avons poinl , encore , imité tes vertus : Daigne n'en accuser (pi'une vive jeunesse. Tes enfans , désormais, constans dans leur promesse. De tes sages conseils uo s'écarteront i>lus.

i08 LÉDl CATION.

Apjirdch»' , jeune Anna : dans ton naissant liuigagjc , Balhulio , à ton tour, quelque petit couplet. De ton amour tu veux oITrir un premier gage , El t«»n air ingénu rend le Libleau complet.

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