‹ L'éducationChapitre 5 sur 47 · COUPLETS DE LA JEUNE ANXA · texte numérisé non relu

COUPLETS DE LA JEUNE ANXA

Daigne sourire à la main enfantine Qui vient , aussi , l'oflVir une humble fleur. Dans tes regards , déjà mon cœur devine Ce sentiment , (jui fait tout mon bonheur.

Vois , dans Anna , l'appui de ta vieillesse ; Ses soins, pour loi , charmeronl son prinlenips. Toujours le ciel a béni la jeunesse Qui d'une mère adoucit les vieux ans.

C'est jinur l'aimer quej'aimo la lumière; Je veux , partout , accompagner les pas. A les côtés , lépétant ta |»rirr<' , Dans la vcitu je ti'ouve iiiillr appas.

Quand je le vcns soulager la soulTrance , Des malheureux je ressens les douions Pat les bienfait»^ j'a|>pitiids la biiMifaisance. Qu'en rrssîiyanl, j'éprouve de d«Miceurs !

O mère, de les veux laiss<' de doiK es larmes S'<'m liappi'i- sur les hoiUs de les pieux eiilans.

Quel moment eut, pour toi , jamais autant de charmes ! Le ciel fait à tes jours le plus doux des présens.

Mais octobre , déjà , les rappelle à l'étude.

a — Quoi! vous fuiriez les champs, lorsque dansles celliers,

» Au retour de Bacchus , partout chacun prélude?

» Ce Dieu de la gaîté charme les écoliers

» Pai' ses ris et ses jeux , et ses danses bruyantes. . .

» — Laissez-nous préférer les plaisirs d'ApoUon.

» Adieu , tendres parens ! de vos vertus touchantes

» Nous viendrons faire , encor , retentir ce vallon. »

Qui les consolera , dans ce triste veuvage? Demeurez , fils aînés ; restez , aimables sœurs. De la vie est , pour vous , fini l'apprentissage ; Soyez du toit chéri les soutiens , les honneurs.

Son vingtième printemps pare la sage Adèle :

La douceur , la bonté , respirent dans ses traits.

Sa présence embellit la maison paternelle ,

Où régnent les vertus et l'aisance et la paix.

Dans un actif négoce , elle sait à son père

Offrir , quand il le faut , un utile secours.

Aux soins d'un grand ménage elle aide aussi sa mère.

Et rend ce qu'elle doit aux auteurs de ses jours.

Le soir , quand au travail un doux loisir succède , Elle n'aspire point aux spectacles , aux jeux.

Jl e>l , [tom- les cimuis , un bien plus sur remèclo , C'est d'un art onclianteur le goûl , présent des cieux. Au sein de sa famille , avec quelques amies, Adèle sait former de ravissans concerts : A de doctes accords leurs voix pures unies , D'un poète divin font goûter les beaux vers.

Eroutez-la cbanter l'inslrumont magnifnjne Dont i'ile fait sortir des effets merveilleux! Ame de nos concerts , ce roi de la nmsique , A conquis tous les tons : il est digne des Dieux.

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