‹ L'éducation morale dans l'université (enseignement secondaire): conférences et discussions présidéesChapitre 31 sur 101 · CLASSES D HISTOIRE Ï-Ç · texte numérisé non relu

CLASSES D HISTOIRE Ï-Ç

lion uiiIa crsilaiie, pciil à la fois ajDprendrc à Ijicii poiiscr. ce qui est le principe de la morale, et concourir avec les autres enseignenients à former des hommes de Jjien et de bons citoyens.

Nous nous demanderons tout d'abord si dans l'enseio^nement secondaire 1 histoire peut développer l'esprit critique. Cela serait souhaitable puisque 1 esprit critique est fait de sincérité, de respect de la vérité, de probité: mais, il faut le dire avec franchise, cela est impossible. Rendons-nous un compte exact des conditions de notre enseignement secondaire: ne confondons pas une classe de lycée avec une conférence de TEcole des hautes études ou un cours de Faculté. Ce fut là le tort, je crois, de M. Julien Havet', quand il écrivit en 189G. dans la Bihliof/ièfjuc de lEcole des Chartes : « L'enseignement de l'histoire n'est pas organisé pour donner unepiiture sufhsanle à l'esprit scientifique. De toutes les études comprises dans le programme des Lycées, l'histoire est la seule qui n'appelle pas le contrôle permanent de 1 élève. Quand il apprend le latin et l'allemand, chaque phrase d'une version est 1 occasion de vérifier une douzaine de lègles. Dans les diverses branches des mathélitpies. les résultats ne sont jamais séparés de leurs démonstrations : les problèmes d'ailleurs obligent l'élève à tout repenser par lui-même. Où sont les problèmes en histoire, et quel lycéen est jamais exercé à voir clair par son propre effort dans l'enchaînement des faits ') » Sans doute, le professeur ne ])ropose pas de problème historique à ses élèves. Quels seraient-ils donc, ces problèmes que les élèves pf)urraient résoudre? Ne demandons pas à renseignement secondaire ce qu'il ne saurait donner.

Mais, inelFicacc pour former l'esprit critique, l'enseignement historique vaut . les faits histoi'iques étant tenus

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