I. Cilé par MM. Lvngiois et Si.k.nobos
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pour viais, pour (k'vcl()pj)cr les facultés. 1res précieuses aussi, de jugement, de raisonnement. Il n'est pas exact de dire que l'élève ne soit jamais exercé à voir clair par son propre effort dans Fenchaînement des faits. J ai été sans doute plus favorisé que ne l'avait été M. Julien Havct. mais tous mes maîtres m'ont invité à raisonner, à réllécliir sur les faits, à marquer les causes et les conséquences : cl nous, leurs successeurs, nous faisons de même.
Si j'avais quelque chose à reprendre à notre enseignement secondaire, ce serait plutôt de sacrifier plus qu'il ne convient au goùl des considérations générales et de négliger un peu trop l'étude des faits. On dit de tous côtés, on répète à satiété : « N'accablez jias l'esprit de l'enfant sous une accumulation de faits et de dates: ces faits et ces dates nont de valeur que parlesidées qui s'y attachent. » aujourd'hui même il n'est question que de simplifier, que d'alléger les piogrammes d'histoire, et la faveur va à l'histoire de la civilisation. Je voudrais faire deux remar(jues. D'abord, que l'histoire de la civihsation, qui est inscrite déjà aujourd hui au programme de la Première-Lellres, donne dans cette classe de bons résultats parce qu'elle s'adresse à des élèves qui ont appris antérieurement le détail des faits, mais que. donnée de prime abord à la place de l'histoire traditionnellement enseignée, elle ne peut avoir que des résultats fâcheux en développant la manie des généralisations hâtives, déjà assez répandue cbez nous. En second lieu, ces faits dont on dit tant de mal, il est fort pénible de les apprendre, et cette peine imposée à lélève ne me déplaît pas. Il serait très fâcheux de déshabituer l'élève de l'effort. \ oyez ceux qui, dans nos classes, réussissent en histoire, ce ne sont pas toujours les plus brillants ou les mieux doués, mais ce sont sûrement les jilus persévéranls, les plus énergiques. Le prix d'histoire va à la ténacité, à la volonté. Ilabi-