‹ L'éducation morale dans l'université (enseignement secondaire): conférences et discussions présidéesChapitre 37 sur 101 · CLASSES DE PHILOSOPHIE 2O · texte numérisé non relu

CLASSES DE PHILOSOPHIE 2O

libération est la seule bonne dans l'enseignement philosophique.

M. Belot accepte ce qui vient d'être dit en partie seulement : il croit juste les critiques qui ont été faites, mais non pas toutes les alFirmations qu on a émises ; et. s'il avait à caractériser renseignement métaphysique, il n'emploierait ni le mot dogmatique, ni le mot historique. Il serait mauvais d'avoir un système fait d'avance, auquel on attacherait une importance excessive ; et cotte attitude est un l'ait extrêmement rare. Mais la méthode [)uremenl historique n'est pas non plus la bonne. Dans une liistoire forcément sommaire, les plus grands systèmes ne sembleront aux élèves renfermer que des assertions gratuites ou même de pures folies ; cela est très dangereux, parce que cela fausse les choses ; il est immoral de laisser les élèves sous cette impression fausse. Pour comprendre les systèmes, il faudrait être soi-même métaphysicien. Aussi, entre l'attitude du dogmatKpie et la méthode historique, il y a une méthode qui caractérise renseignement de la métaphysique dans la classe de philosophie : c'est lattitude crili(pie. Il ne s'agit pas d'apporter des solutions, mais de faire comprendre l'intérêt des questions, de montrer pourquoi il y a des questions soulevées par la science, et (|u'elle ne pont résoudre. C'est alors (ju'on peut reprendre chaque SNstènie et en faire comprendre la |)ortée. Le système de Spino/a, par exemple, de^icnt intelligible aux élèves, si on leur montre la dilliculté qu'il y a à comprendre la relation de l'ame et du corps milremcnl qu'en admettant entre eux une sorte (le paiallélisnie. Par cette inélbode, on évitera de (lunner cette nnpression cpie de grands esprits ont été des aberiants.

M. KocAEouT demande si M. Malapert est d'accord

L'tDLC.VTION MORALK. l4

Page 1