L EDUCATION MOllALE DANS L l NIVEKSIÏL
M. LE Président Croiset. — Il y a bien quelque chose d'artificiel dans l'ame littéraire que nous formons à nos élèves ; mais le danger est-il si grand ? et n'est-il pas à craindre qu'ils se fassent eux-mêmes une ame plus artitlcielle encore par l'usage exclusif et abusif du manuel;'
Le Président propose de passer à l'examen du système des récompenses, des compositions, etc. î\ est-ce pas une leçon de morale que d'habituer l'enfant à comprendre le système des compositions, de lid faire voir qu il y a d'une part une valeur morale qui s attache à la bonne volonté, à reffort, et d'autre part des dillérences intellectuelles .'
M. Rabald fait obser>er qu'en substituant la cote à la place on a essayé précisément de faire comprendre à nos élèves que, ce qui importe, c'est moins le rang que le progrès dû aux eflbrts. Toutefois les professeurs ont été récemment surpris, émus même, de voir subitement multiplier le nombre des compositions. ^I. Rabaud insiste sur ce point qu il est très possible de fortifier chez l'enfant le sentiment du devoir.
M. LE Proviseur Kortz. — Le professeur fait tout ce qu'il doit et tout ce qu'il peut. Mais il rencontre souvent nu obstacle à ses efforts dans la famille même. Si l'enfant nous appartenait tout entier, cette formation morale serait infiniment plus facile. Mais trop souvent la famille intervient d'une façon maladroite et mauvaise. Pour ce qui est des compositions, par exemple, on voit des palents déclarei- qu'ils « n'admettent pas » (pie leur fils soit classé après tel ou tel camarade.
M. Boi DHOKs a|)|iuie les observatious présentées par M. Kortz au sujet de l'intiM-veulion des familles. Il estime toutefois ([u il y a (|uelque chose de trop rigide daus le système des compositions. Des élèves peuvent
se décourager ou même s'aigrir en se voyant perpélucUemenl condamnés à de mauvaises places. >.e pourrail-on pas employer un système mivte : classer les premiers d'après leur talent et leur savoir, puis, pour les autres, tenir compte de lellbrl, delà bonne volonté, en abandonnant le classement proprement dit pour une sorte de groupement?
M. Malai'eut. — Le système des compositions est nécessaire pour cpie professeurs et élèves se rendent compte du point relatif oii cbacun est arrivé ; pour certaines matières d'enseignement, c'est le seul moyen d obtenir que les élèves les étudient. Au reste, les professeurs savent attirer l'attention de leurs élèves sur l'importance de la note obtenue, sur les progrès réels et personnels ainsi marcpiés. Quant au système proposé par M. Boudliors. il n irait quà canaliser 1 mjustice, si injustice il y a, dans celte constatation des résultais réels. De jiliis il risquerait de faire soupçonner des préférences, des faveurs. Or, nest-ce pas une leçon de justice qu'on donne aux enfants quand on classe leurs copies uniquement d'après la valeur intrinsèque de celles-ci !' (juand on leur montre que la faveur peut n'être pour rien, (juand il s'agit d'apprécier le savoir ?
M. Fi.oT. — Nous avons tort de ne pas liabiluer d'assez l)onne beurc reniant à se contenter de la récompense pui'emenl moiale de I elToit, du devou* accomjib. il ne faut pas d ailleurs exciter sa vanité. Aussi conviendrait-il de se demander à partir de quel moment il serait possible de détacber 1 enfant de cette idée d une récompense matérielle.
M. (hiM.AMET. — A coté delà composition et de la récompense fjui v est alhulu-c. nous avons une loule d autres noies et récompenses (|ui permellent de mellie
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à son rang l'élève consciencieux et de lui témoigner effectivement noire approbation. Il y aies notes liehdomadaires. il y a le tableau d'Iionneur, les prix de tableau d honneur, le prix d'excellence qui, par une heureuse modification, est maintenant attribué au mérite beaucoup plus qu au succès.
M. LE Phésidext Ckoiset pciisc qu il est impossible de supprimer les compositions et le classement. Leiiranldoit se rendre compte du niveau qu il a atteint, etl on ne peut classer que d'après la valeur intrinsèque du travail remis. Mais jîarfois une mauvaise place déprime l'ardeur, alTaiblit l'énergie. Aussi pourrait-on réduire le classement proprement dit aux quinze premiers. j)ar exemple, et pour les autres se borner à indirpier des fjroupes, sans classement rigoureux et personnel.
M. Darll. — Lue fois encore nous risquons de perdre de vue 1 essentiel, l'éducation morale. Nous nous perdons dans le détail : et les compositions ne sont pas tout dans le système de notre université. 11 faudrait considérer la question d'une façon plus générale. Il est nécessaire que lenfant trouve au lycée une image de la vie. Il faudrait examiner le système d'actions par lequel nous cultivons la conscience.
M. KoiiTz constate f[ue le système des ;/ronpes est déjà pratiqué et qu'il serait facile de l'étendre. Au reste, il est important d'habituer les élèves à considérer la composition, non comme un classement, mais comme une constatation.
M. (w.AUUN juge la (•(>m|)()silioii indispensal)le : elle seule permet au jirol'esseur de savoir ce dont est capable l'enfinil. (pi;Mi(l d est léduit à ses propres forces.
Séance du l'ô décembre iQOO.
LES AGENTS DE l'ÉDUCATIO MORALE
Exi)0!-c fait
Par M. Marcel Bernés
Professeur do philosophie au Ivcée Louis-le-dranil.
Je lie puis me proposer de loiil dire sur un sujcl aussi vasle que celui que j'ai à traiter : dans nos lycées, tous ceux qui ont une fonction active, proviseur, censeur, professeurs, surveillants généraux, répétiteurs, ont eonluRiellemeiit part à léducation morale des enfants qui leur sont confiés ; et ainsi traiter des agents de l'éducation morale, c'est parler de tout le personnel de nos établissements.
Je me bornerai donc à donner des explications sommaires, alin de fournir une matière à la discussion : et sur un cerlain n()nd)re de points, de plus coinpéteiils ([ue moi, des adminislraleurs, des réjiéliteurs pourront compléler ou rectifier ce que j'aurai dit. en nous apportant le témoignage de leur expérience personnelle.
J'examinerai dabord les règles en vigueur, et, aulaiil que je la connais, la pratique de ces règles : et dans une seconde partie de cet exposé, j'étudierai les améliorations de détail ou les réformes plus profondes qu'on a proposé de faire dans ces règles et dans cette pratique.
Je rappelais tout à riienre que les agents de 1 éduca-
28 L ÉDUCATION MORALE DANS l'lMVERSITÉ
tien morale au lycée sont tous ceux qui dans I clablisscment ont une part quelconque à la directioii, à 1 ins- Iruclion, à la surveillance. Je n'insiste pas sur ce point, et je mécontente de renvoyer au rapport de M. Marion à la commission de la discipline, de i88(), rapport annexé aux instructions de 1890.
L'éducation se donne donc à tous les élèves : et la différence, si importante quelle soit, n'est à cet égard que de degré entre 1 externe, qui reçoit surtout au lycée 1 action éducative du professeur, et 1 interne, qui, dans l'action du proviseur et du répétiteur, retrouve une partie de cette éducation que reçoit l'externe dans sa famille.
On prend parfois pour une nouveauté le fait de considérer nos lycées et collèges comme des maisons d'éducation, et 1 on admet qu'il fut un temps 011 le professeur n'était considéré que comme un instructeur, le proviseur et ses auxiliaires directs comme ayant charge de maintenir l'ordre par une discipline purement répressive. C'est là une erreur ; et les arrêtés ou instructions de 181 '1, 1821, 180/1, de plus anciens règlements même, comme celui du collège Louis-le-Grand, de 17O9, montrent le même souci, souvent exprimé dans les mêmes termes, que les instructions de 1890, le souci de définir les fonctions éducatives et l'action morale des différents maîtres ; nous y voyons aussi le même désir de les appeler tous à concourir à la tâche commune, le même soin d assurer, grâce à ce concoius, la formation complète de l'homme et du citoyen.
Les fonctions des divers agents à ce point de vue ne sont guère définies encore maintenant que par les anciens règlements, et les moyens d'action dont on dispose sont en partie ceux d'autrefois : (juelqnes-uns même sont tombés en désuétude, sans être remplacés par d'autres.
Pour le proxiseur. dont la fonction éducative est de
LES AGENTS DK LKOLCATION \10K \I,1-; 2f)
toiilo iinporhincc paico cuiélant le clief do la maison, il a la liaulo iiiaiii sur loiil ce (jui so fait au dedans, et parce qu il est rintermédiairc constant entre le lycée et les familles (arrête' du 28 août 1821, instruction de 1890), ces moyens sont d'abord les notes journalières des maîtres que le censeur lui transmet chaque matin, et qui lui donnent occasion d'appeler individuellement tel ou tel élève pour lui l'aire les remontrances ou les exhortations jugées nécessaires (arrêté de iSai). Ce sont ensuite les réunions qu il tient avec les diflerents maîtres qui ont alTaire ensemble aux mêmes élèves et qui pcuveni le renseigner directement à leur sujet.
Dès aujourd hui et depuis longtemps un bon proviseur sait tirer de ces moyens un excellent parti : et il serait facile, nous le verrons tout à l'heure, d'en assurer l'usage en levant un certain nombre de dillicultés matérielles qui souvent en limitent l'application.
Le censeur, selon les anciens règlements, est le suppléant du proviseur ; il a la direction immédiate de la discipline et des études : dans cette double fonction il a autrefois joué un rôle fort important dans quelques maisons et vraiment remplacé auprès des internes le père de famille. Son rôle a certainement diminué aujourd'hui, mais il peut être encore considérable: el, surtout dans les lycées nombreux, le censeur est, s il en a le temps, mieux qualifié (]ue qui que ce soit pour suppléer le proviseur dans son action éducative sur les élèves internes.
On a di'jà parlé de l'action du professeur en général; on parlera surtout dans les prochaines conférences de son action dans sa classe. (]elle action, qui s'exerce d'abord et surtout parla direction du tra>ail intellectuel, peut cl doit aussi, (pioiquc plus discrèlemenl. et d'une façon inoins métbodique. porter en classe sur les habitudes et sur le caractère des élèves : enllii elle se
OO LKDLCVTION MOI'.ALE DANS I. LM\ERSni:
fuil encore, on vous l'a monlré, el d'une ïnvow j)liis pénétrante, avec des i('sul(ats plus suis el jjIus durables, par l'exemple.
A tout ce qu'on a dit sur ce sujet, je me contenterai aujourd'hui d'ajouter une remarque générale, qui n'a pas été laite, et sur laquelle nous n'aurons sans doute pas à revenir, quand nous étudierons séparément les moyens d'action ([uc chaque enseignement met à la disposition de chaque professeur. Cette remarque, qui nous donne la meilleure des preuves que l'action éducative des professeurs s'exerce dès aujourd'hui dans de bonnes conditions, c'est que leur influence se prolonge au delà de la classe, au delà même du lycée, dans la vie. en dépit des conditions assez défavorables oii se trouve le professeur vis-à-vis des familles qu'il ne connaît guère. Ces relations prolongées, ces conseils qu'un élève demande à ses anciens maîtres dans les occasions difficiles, dans les crises morales de la vie, bien des années après qu il a quitté leur classe et les bancs du lycée, viennent donc de la volonté même de l'élève, et du souvenir reconnaissant qu'il garde à des hommes qu'il a toujours vus préoccupés de son bien, el dirigés eux-mêmes par le constant souci du devoir.
Le surveillant général est dans les lycées un rouage relativement récent ; sa création officielle remonte à 1.8 '17 seulement: chef des répétiteurs, il a un rôle utile à remplir, surtout en ce qui concerne la direction de la discipline, et pour assurer l'ordre matériel qui, selon la remarque souvent l'aile, n'est pasle tout de l'éducation. — mais en est au début la première condition nécessaire à l'action intérieure. — el hors duquel on ne parvient pas à celle qui se fait par les senliuuMils ou par les idées.
Il faut d'ailleurs reconnaître que jusqu ici on n'a peul-être pas su tirer de cette fonclion tous les services
LFS a(;em"s de I. i:i)i cation mohali: ,)1
quelle poil ri;uf roiuli'o : en (léloiirnaiit liop lût 1 allciition du inaiiilieii de 1 (trdrc extérieur, le souei très élevé, mais un ])eu prématuré, s'il s agit de jeunes élèves, d'obtenir un ordre plus raisonné et plus durable, a peut-être conliiljué à caclier le rôle utile des surveillants çrénéraux.
La question des répétiteurs est lune des plus importantes entre eelles qui se posent à nous, 1 une des plus eouqjlexes aussi et des plus délieates, parce qu elle se complique aujourd liui de ddîlciiltés étrangères au sujet, venant par exemple d iin[)ulsions maladroites données d'en liant au répétitoral. de j)roniesses imprudentes qui n'ont pu être tenues et qui ont simplement créé, avec des espérances suivies de désillusions, un état desprit parfois l'àcbeux dans une partie du personnel. La détermination exacte de la l'onction éducative du lépétiteur est pialiquement entravée par ce fait que des questions d intérêt purement professionnel sont venues s'y mêler, sans toujours correspondre véritablement au rê>le propre de cet agent dans l'organisation idéale d un établissement d'instruction et d'éducation.
L'action principale du répétiteur consiste dans la surveillance même qu'il exerce : se trouvant à l'étude, à la récréation, à la ])romenade, en contact permanent avec les élèves, il est |)lacé dans de bonnes conditions pour avoir sur eux une action de détail qui est précieuse; de lui dépendent, en particulier, la régularité dans le travail et la bonne tenue des internes. Il peut ainsi faire bien connaître les élèves aux professeurs d'une part, au censeur et au proviseur de l'autre, et, en retour, assurer l'exécution des directions que ceux-ci veulent donner au travail ou à la conduite de tous ou de cbacun.
Telle est. en l'ail, dans ses grandes lignes, la fonction éducative des (li\ers agents de l'éducation morale au Ivcée.
,1a î, i:ouc\Tio> mohale dans LixnEusiTi-:
11 iatit ajoulor que le choix do ces agents esl acluel- Icnieiil soumis à des règles très larges. Le principe qui paraît èli-e admis est qu'en élevant très haut la culture des maîtres on aura chance d'élevei' aussi le niveau moi-al et la hoiuie volonté de tous, le zèle même qu'ils déploieront dans l'œuvre de l'éducation. Le l'ait est qu'on imaginerait diflicilement d'autres règles que celle-là : cl il n'est pas facile de se représenter où l'on pourrait trouver une mesure commune équitable des qualités propres de l'éducateur. Il ne semble j^as d ailleurs que la règle suivie, là du monis où elle l'est sérieusement, comme dans le choix des professeurs, expose à de fréquentes erreurs.
En dehors de la garanlie de culture assurée par des concours tels que ceux de l'agrégation, les conditions (pii président au choix du personnel se réduisent à fort peu de chose.
Dans des cas particuliers, pour les élèves de l Ecole jiormale supérieure et les boursiers d'agrégation, il existe avant lagrégation un stage d'ailleurs insignihanl. Les proviseurs et censeurs sont choisis sans conditions sjiéciales et sans stage préalable parmi les professeurs ou, plus rarement, parmi les surveillants généraux. Ceux-ci sont pris d'ordinaire parmi les répétiteurs, sous la condition d un temps minimum d exercice (cinq ou huit ans. selon les cas). Enfin les répétiteurs sont astreints à un stage de trois mois, qui peut être renouvelé et n'aboutit pas nécessairement à une nomination.
Quant au concert de tous les agents, qui est si nécessaire à la réussite de l'éducation, il était autrefois réalisé selon la conception autoritaire qui faisait du proviseur non seulement la tète, mais jiresque le tout du lycée, et lui donnait des pouvoirs étendus sur le choiv ou sur le renvoi tle ses collaboralcuis. Aujourd'hui, la conception libérale (pu est la seule C()nq)alible a\ ce
LES AGENTS DE I. KDUC VTION MORALE
l'otal dos mo'iirs. et qui seule peut sauvegarder les droits attachés aux titres qu'où exige de tout le persouuel. cette couceptiou n'a pu eucore produire ruie orgauisation qui assure toujours la collaboratiou de tous. Cepeudant, outre le rôle déjà cousidérable des conseils de discipline, il faut signaler ici les bons effets des conseils de classe, là où ils ont été institués et régulièrement pratiqués. ]\ou seulement ils renseignent le proviseur sur la situation et sur les progrès de chaque élève ou de chaque classe et de chaque étude, mais ils permettent aux professeurs et aux répétiteurs de se connaître, de concerter leur action et den tirer le maximum d'effet utile.
En résumé, dès aujourd'hui et depuis longtemps, l'action éducative du personnel des établissements dcnscisnement secondaire est considérable. iNon seulement elle est prévue par les règlements, mais, ce (jui vaut mieux, elle existe et se traduit par des résultats positifs, surtout celle des professeurs, habitués en général à chercher dans renseignement un moyen constant et merveilleusement etlicace d'éducation morale autant que de culture Intellectuelle, et dont l'exemple ou les conseils exercent une inlluence considérable et persistante sur l'esprit et sur le caractère des élèves, L'action éducative du provisem-, celle du censeur, si nécessaires, puisqu'auprès des internes ils représentent et remplacent jusqu'à un certain point la famille absente, existe aussi, des maintenant, mais beaucoup moins régulière, et entravée par bien des obstacles. Tl en est de môme de l'action des répétiteurs, ([ui est d'une autre nature et qui s'exerce surtout dans le détail, sous la direction générale du proviseur et des professeurs,
Enfin déjà existent, dans les conseils de discipline ou les conseils de classe, dos germes d'action concourante des divers. agents de 1 éducation, destinés à fortifier et à assurer l'efficacité de leurs efforts.
l'ÉDUCATIUN MOltALt. 3
o4 l'éducation AKJllALE DANS l" IM \ EI'.SITÉ
.Fc viens dindiquer Ijiièvement quels sont les agents de Féducation au lycée, ce quesl leur tâche d'éducateurs et les moyens qu'ds ont de l'accomplir. 11 faut maintenant chcrclier comment cette situation pourrait être améliorée.
On se représente souvent, au dehors, l'Université comme un corps impropre à se réformer lui-même ; on lui reproche délie routinière, et trop souvent cela signifie seulement quelle accueille avec défiance certaines réformes d'inspiration peu pratique, qu on lui propose au nom d'un système. La vérité est (ju'elle n'aime jDas à se payer de mots, et qu'elle demande à aller au fond des choses: il suffît de vivre avec des universitaires pour savoir qu'ils ne pèchent pas en général par défaut d esprit critique; et comme ce sont des hommes qui, par métier, sont hahitués à réiléchir et à faire rélléchir, il leur ari'ive au contraire de pousser à 1 extrême les criti{|U(^s qu ils font de l'Université elle-même et d'ouhliei' de signaler le hien à côté du mal. Rien n'est plus frapj)ant lorsqu'on lit dans la récente enquête de la commission parlementaire de 1 enseignement les dépositions des professeurs.
Au surplus, les réformes proposées ont pres(jue toutes été indiquées par des universitaires ou par des associations d universitaires, telles que la Société pour Véhidc (les (jacslions iVensi'Kjncment secondaire. Toutefois, parmi ces réformes, on doit faire une distinction : les unes, généralement réclamées par le personnel de renseignement secondaire, sont des améliorations pratiques et spéciales destinées à mieux assurer, par exemple, le hoii roiiclioiincmciil du ini'camsme {lé|à exislanl. cl ne visciil pas à un rcuianiemcul compKi de