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CHAPITRE Vil

Du sens moral et des habitudes morales chez le jeune enfant.

I. — Progrès dans la distinction da bien et du mal. — Il doit se faire par expériences lentes et bien comprises. ^ Quelques qualificatifs employés à propos d*actes ordinaires ou saillants. — Se surveiller avec soin quant aux appréciations d'actes que Ton fait devant Tenfant. — n. L'enfant moraliste. — Il formule des jugements sur la conduite des autres. — Les parents ne s'observent pas assez dans les critiques qu'ils font devant l'enfant de la conduite d'autrui. —III. L'enfant cherche peu à peu des motifs moraux à ses actes. — IV. Ne pas juger la moralité de l'enfant d'après les appré^iiations morales qu'il peut formuler.— V. L'idée de la règle morale du devoir, est on réalité un motif d'action bien insuSisant. — Avant de devenir une loi interne, la loi morale comporte un nombre considérable d'applications extérieures.

— VI. A trois mois, l'enfant peut avoir déjà reçu un certain nombre d'habitudes régulières, qui ne sont pas encore morales.

— Ces habitudes elles-mêmes, beaucoup plus tard, sojat trèsins tables. — Vil. La moralité, comme l'obéissance de l'enfant, dépend du milieu et da l'entourage. — Le germe du remords chez un enfant de dix-huit mois. La présence même des parents n'empêche pas toujours le mal, mais il faut qu'elle s'impose sans phrases, par la persuasion. — VIII. La moralité de l'enfant est toujours de l'égoisme. — Il fait plaisir aux autres pour se taire plaisir à lui-même. Son amour de la justice et de l'égalité est presque entièrement personnel. — IX. Immoralité pathologique chez certains enfants.

1. A Tâge de deux ans, les expériences plus noiureuses, les progrès du langage, ont étendu à un peu plus

grand nombre d'objets précis la distinction du bien et du mal. Marne avant Tâge d'un an, l'enfant faisait une moue caractéristique aux seuls mots vilain^ méchant j sale ; il souriait aux mots, joli^ aimable^ pas méchant. Sans doute ces qualificatifs s'associent à des tons de voix, à des mines, à des gestes caressants ou pénibles. Toujours est-il que ces mots, et quelques autres termes ou formules de signification analogue, tendent à se substituer aux marques plus frappantes de la satisfaction ou du mécontentement des parents. Voyons là un premier pas dans le monde des abstractions morales : l'idée éveillée par un geste ou par un mot embrassant un certain nombre d'actes, ce geste, ce mot, rappellent à l'esprit les idées de plaisir ou de peine, de permis ou de défendu.

C'est là un progrès du sens moral, qui ne peut avancer que comme il est venu, par des expériences lentes et bien comprises. Quelques qualificatifs, employés à propos et avec mesure, avertiront l'enfant d'éviter certains actes qu'il a pu déjà commettre, et certains autres qu'il serait sur le point de commettre pour la première fois. Ainsi, le mot méchant fit une grande peine au fils de Darw^în, quand celui-ci avait demandé un baiser qui lui fut refusé ; ainsi un enfant de dix mois se mit à pleurer, parce que sa mère lui avait dit : bébé vilain, en entendant crier un chat dont l'enfant tortillait la queue. C'est ainsi, du reste, que la simple articulation : hum ! prononcée d'un ton énergique, arrête mes chats sur le point de faire leurs griffes à un meuble ou leurs ordures devant ma cheminée. A l'âge d'un an, et beaucoup auparavant, les enfants doivent aussi souvent se retenir, à l'audition d'un seul

mot ou d'une seule formule, quand ils vont désobéir, malmener un objet, maltraiter un animal, se mettre en colère, commettre une indiscrétion, se salir. Un seul mot aussi, une seule petite phrase, un geste, un sourire, doivent en plusieurs cas, les exciter à bien faire, comme ils les détournent de mal faire. Mais Fabus de ces qualificatifs et de ces formules disciplinaires serait regrettable : ces mots dt Joli et de vilain doivent ôlre répétés tous les jours, mais seulement à l'égard des actes les plus importants dont l'enfant est Pauteur ou le témoin.

Sur les actes d'autrui, son entourage lui suggère chaque jour quantité de jugements dont plusieurs passent pour lui inaperçus, mais dont un certain nombre le frappent, tout au moins par la formule qui les qualifie : ceci l'amène à apprécier à son tour ces actes, aussi bien qu'à imiter. 11 voit les conséquences immédiates de certains actes, la manière dont les autres se comportent entre eux, dont ils déjouent les obstacles opposés à leur activité, leur succès, leurs méprises, leurs fautes, la récompense ou l'approbation, la punition ou le blâme infligés à leur conduite. Ce spectacle quotidien est une vrai morale en action, un aliment incessant pour la moralité, et même pour le sens moral de l'enfant âgé de quinze mois. Il faut donc se surveiller autant que possible, quant à la reproduction des exemples et des appréciations d'actes faits devant lui, et éviter les appréciations vicieuses d'actes bons avec le même soin que les mauvais exemples.

II. A l'âge de deux ans, l'enfant fait déjà de la morale autant et plus qu'une grande personne. Il apprécie, au point de vue du bien et du mal, les actes de

ses frères et sœurs, de ses amis, des grandes personnes, rarement pourtant de celles qui ont quelque autorité sur lui. Un enfant prend devant Lucien, âgé de deux ans et demi, les jouets d'un camarade ; Lucien court sur lui, les poings fermés, et lui crie : « Ta tè un méchâ : tu fais pleurer Vîctô ; laisse joujou, » Il est tapageur et tracassier, mais il ne peut tolérer ces défauts chez les autres.

On ramène visiter des garçons de son âge ; ils jouent à la guerre, avec des engins qu'il n'a pas chez lui ; ce jeu le surprend, l'irrite, et son envie et sa mauvaise humeur se traduisent par cette phrase de moraliste (on a dit que les moralistes étaient gens chagrins ou malades) : « Marraine, il faut s'en aller : ces bébés (notez l'orgueil) font trop de bruit I :b On lui donne alors des morceaux de bois pareils aux bûchettes et aux copeaux dont il fait chez lui toutes sortes de jeux. Il les manipule en trépignant et criant, plus bruyant que tous ses amis ensemble ; bientôt il s'oublie à voler à celui-ci un sabre, à celui-là une trompette, à uîi autre un tambour. Il les en frappe et les en assourdit.

Il n'est pas mauvais que l'enfant applique de lemps à autre, aux actes de ses compagnons, les maximes générales de conduite, apprises de nous, et plus souvent répétées par lui que suivies. Ce sont des formules qui viennent en aide à son expérience personnelle et en ébauchant les inductions provisoires. « Faut pas mentir, faut pas désobéir, faut pas voler du sucre, faut pas battre Minet ; c'est vilain ça, c'est très vilain, » En les appliquant à ses amis, l'enfant les grave dans sa mémoire, et elles lui reviennent plus aisément à propos de ces actes mêmes. Mais il

ne faut pas rencouragcr à juger les autres. Il vaut mieux lui apprendre à se juger lui-même, en jugeant nous-mêmes, et quelquefois d'une manière indirecte, les plus importants de ses actes. Les reproches et les éloges, dissimulés sous une formule générale, excitent aussi Tenfant à réfléchir sur sa conduite, sans irriter son amour-propre.

L'enfant devant qui l'on ne se gêne pas de juger les autres en prendra facilement lui-même l'habitude, et il les jugera le plus souvent en mauvaise part. Eu effet, il faut avoir l'esprit et le cœur bien formés, pour comprendre le mérite des bonnes actions, qui est très souvent dans l'intention plutôt que dans l'effet. 11 est, d'ailleurs, bien rare que les parents habitués à apprécier tout haut les moindres défauts du prochain, ne le fassent pas avec un certain retour sur leurs qualités personnelles. Leur exemple n'est bon qu'à former ce qu'il y a de plus odieux au monde, des critiques en bourrelet. 11 en est qui tous les jours passent au crible, en présence de leurs enfants, la conduite, les paroles, les intentions de leurs amis et connaissances ; ils sont quelquefois punis, mais non corrigés de leur imprudence par les indiscrétions légendaires de leurs inconscients copistes. Plus d'une mère aussi se décharge trop librement en famille des ennuis que lui causent les personnes attachées à son service, et que Tenfant devrait aimer et respecter presque à Tégal de ses parents. Gomment s'y prendra-t-on si l'enfant, habitué à critiquer de son mieux la conduite des domestiques, en vient à apprécier de la même façon celle de son père ou de sa mère ?

111. Ne jugeons pas du sens moral de Penfant,ni de son aptitude générale à bien faire, d'après les appré-

dations ou rimitation accidentelle de certains actes que nous appellerions moraux chez l'adulte. On ne va pas loin avec une connaissance du devoir, plutôt d'emprunt et de hasard, que d'expérience personnelle et solide. Même à trois ou quatre ans, la règle morale a rarement, à elle seule, une valeur actuelle de déter* mination. Si l'homme est loin de vouloir toujours ce qui serait le meilleur, et dont il a une très claire idée, à plus forte raison en est-il ainsi de Tenfant, qui n'a du bien et du mal qu'une idée fort imparfaite. Cette distinction, plus objective qu'abstraite, fournit à sa volonté des motifs plus ou moins forts, selon son caractère et ses goûts natifs, selon l'éducatioa qu'il a reçue, et encore plus selon les temps, les lieux et les circonstances.

Le sens moral n'est, la plupart du temps, pour Tenfant comme pour l'adulte, que la théorie de ses actes. Déjà, avant l'âge de trois ans, la nécessité de généraliser, inhérente à toute intelligence, porte l'enfant à mettre d'accord ses pensées et ses actes. « Cette loi psychologique ne devrait jamais être perdue de vue, tant elle est de grande conséquence : tous nos penchants, innés ou acquis, bons ou mauvais, toutes nos habitudes, par conséquent, de quelque manière que nous les ayons contractées, tendent non seulement à déterminer en fait, et comme mobiles actuels, notre conduite, mais aussi à se changer en motifs pour la volonté réfléchie, c'est-à-dire à se faire prendre pour des raisons dans la délibération même, à suggérer du moins des sophîsmes de justification, dont le jugement corrompu finit par être dupe presque de bonne foi (1). » Les actes entraînent les pensées, et

(1) H. Marion, la Solidarité morale, p. 109.

(es pensées les actes. C'est dire que les sophismes de la passion ont leur bonne part dans les meilleares déterminations de Tenfant. Il cherche à motiyer ses actes, même quand on ne le lui demande pas. < J'ai fait ceci, parce que.-. », cette formule revient à chaque instant sur ses lèvres. Il cherche nos louanges poar une foule d'actes insignifiants qu'il juge méritoires. Il imagine des motifs quelquefois invraisemblables aux actions des autres, qu'il juge d'après les siennes ; surtout des raisons spécieuses pour expliquer ses actes les plus blâmables.

IV. Quelques exemples suffiront pour montrer combien l'idée du devoir, de la règle morale,est encore pour le jeune enfant un motif d'action insuffisant. Bien souvent, l'enfant âgé d'un an cherche à échapper à notre surveillance, s'il ne peut impunément braver notre autorité. Que signifient, en effet, ces cachoteries, et ces ruses si naïvement ourdies, si aisément trahies, qu'elles nous font sourire en secret, quand nous en avons fait justice ? Et ces mensonges transparents, par lesquels il essaie de nous cacher ses maladresses, ses larcins, ses petites cruautés, ses grosses désobéissances ? Ici encore, c'est l'égoïsme pris en faute, et qui ne veut pas se rendre. L'enfant se cache surtout pour n'être pas entravé dans Texécution de l'acte défendu, mais agréable. Ou, s'il lui arrive un moment de penser à la punition, ce qu'il cherche à éviter, c'est la peine dont l'idée est associée à l'idée de l'acte défendu, très indifférent d'ailleurs à la question de savoir si l'acte est bon ou mauvais en soi. A cet âge, « il en est du bien comme du mal ; l'enfant est bon ou méchant avant d'avoir le discernement de l'un ou de

Taulre (1) ; » et très souvent aussi ajouterai-je, malgré le faible discernement qu'il en peut avoir.

Avant de devenir une loi interne, qui commande et punit dans le secret de la conscience, la loi morale, dont le principe est social, doit avoir reçu un grand nombre d'applications extérieures. A vingt-trois mois, le jeune Tiedmann vint dans un endroit de la maison où il avait été puni la semaine auparavant parce qu'il avait sali, et, sans autre provocation, il dit immédiatement que « quiconque salirait la chambre recevrait des coups. » Il rééditait à l'usage des autres la loi qu'on lui avait appliquée. C'est ainsi que mon neveu, que l'on m'avait donné à garder avant le dîner m'empêchait de regarder aux plats : « N'y touche pas, c'est pour le souper. » Le développement primaire du sens moral est surtout l'extension, à d'autres cas et à d'autres personnes, des conséquences bien qualifiées de certains actes.

V. A l'âge de trois mois, et même de deux mois, tout mon livre le prouve surabondamment, l'enfant peut avoir reçu un certain nombre d'habitudes régulières, mais qui ne sont pas morales, puisqu'il n'en a pas conscience. Des quatre vertus fondamentales, la prudence, la patience, la modération, la justice, un enfant de trois mois n'en pratique pas une seule, si ce n'est par pur automatisme natif ou mécanisme d'iiabitudes reçues. Ce n'est pas autrement que l'enfant, même de sept mois (2), grondé et secoué fortement par sa mère, apprend à ne pas pleurer pour être levé ou tenu sur les bras, qu'il obéit quand son

(1)P. Janet, Traité élémentaire de philosophie, p. 667. (2) Les trois premières années de V enfant, p. 335.

père grossit la voix et lui dit : < Tais-toi. » C'est encore tout machinalement, quoique en vertu d'une sympathie plus ou moins bien cultivée, que se voyant présenter une moitié de pêche, ou attiré par un sonrire, il essaie quelques pas timides, malgré la difficulté qu'il a à marcher seul. Je ne décorerai pas de répithète de morales ces actions où domine le désir d'une satisfaction sensible, ou la crainte d'une peine pour soi et peut-être pour les autres, satisfaction et peine dont l'idée est associée par la mémoire à l'idée de tel ou tel acte, que l'enfant accomplit avec l'impulsion en quelque sorte brute du sentiment. Je ne veux pas voir là de la moralité, encore moins de la conscience morale. Mais Ton ne peut nier que le plus ou moins d'aptitude à obéir, à agir sous l'influence de tels mobiles, ne constitue déjà un grand progrès vers la moralité. Le peu de conscience qui s'y mêle pour l'enfant ne permet pas de dire qu'il est déjà entré en possession du sens moral, mais seulement qu'il en a saisi les premières lueurs.

Ne cherchons guère encore,à quinze mois, et même à deux ans, que des habitudes, et point de conscience morale, bien que les bases de la conscience soient déjà posées à quelques égards.

A cet âge, la gourmandise est encore immodérée; mais l'enfant bien dressé ne demande, en général, qu'à sa faim, ou à ses heures, comprenant ou non que cela convient. La modération dans les plaisirs est aussi une vertu inconnue de lui ; mais l'éducation intellectuelle et afiective de ses sens a fait des progrès marqués, qui sont une prudence rudimentaire. Le plaisir et la douleur lui ont fait connaître certaines propriétés des objets, et lai ont appris à les recher-

LES HABITUDES MORALES Hl

cher, à les refuser, à les repousser, à se comporter à leur égard de telle ou telle manière utile. A l'égard aussi des personnes, son expérience, tout objective et concrète, se résume dans cette formule utilitaire de la sagesse : € Fais ce qui t'est fait : souris à qui ie< donne <Iu plaisir, montre de la haine à qui te fait du mal. » Voilà donc des habitudes de moralité plus oumoins bien prises, et peut-être déjà vaguement conscientes, ce quiy d'ailleurs, importe encore peu à cet âge d'irraison ou de raison naissante. Il me semble aussi qu'à cette époque, l'idée de justice, innée selon Rousseau, le P. Girard et Darwin, n'a pas encore fait son apparition ; l'enfant qui redouble ses pleurs, se tait, bleuit, étoufiFe, pour avoir été battu à l'excès ou mai à propos, ne me paraît dominé que par un violent sentiment de doul&ur, peut-être de dépit, si on lui a refusé une chose bien désirée, si l'on a combattu une de ses plus chères habitudes; mais le sentiment de l'affront qu'on lui fait me paraît supérieur à cet âge. Je reviendrai sur cet instinct, prétendu inné, de la justice.

VI. Un petit garçon de deux ans et demi changea trois ou quatre fois de caractère, selon les différentes stations qu'il fit chez des parents et des amis pendant deux mois de vacances : très obéissant, très doux^ très sympathique et très gai chez son oncle; très maussade, mutin, querelleur, tapageur chez sa tante; réservé, complaisant, silencieux, obéissant, obsé«- <iuieux, chez une amie de sa mère. Si impulsive est la nature de l'enfant, que si Timage de la sanction, si la voix et le ton de la personne qui l'objective pour lui^ ne se présentent pas aussitôt que l'idée d'un acte à faire, il se hâtera d'agir contrairement à ses habi**

tudes. Mais comme, en changeant de milieu, il change incontinent d'habitudes, il reprend, aussitôt revenu dans son milieu ordinaire, les habitudes qu'il avait si vite oubliées en partie. Les parents peuvent donc être rassurés sur les effets de l'éducation qu'ils donnent à leurs enfants, tout en prenant sur eux de les éloigner aussi peu que possible de la famille.

Même à l'âge de trois ans, et plutôt encore à l'âge d'un an ou vingt mois, l'enfant agit loin de ses parents, loin de sa conscience incarnée, bien plus en vertu de l'habitude prise que sous l'influence de l'idée de ses juges. Il faut, à cet âge tendre, que l'impression ou la tentation actuelle soit bien faible, pour que l'imagination de l'enfant lui représente son rémunérateur-vengeur se dressant entre lui et son acte. Une fois l'acte accompli, la tentation passée, le désir assouvi, la nature de l'acte peut lui suggérer l'idée de la sanction. Un petit enfant de dix-huit mois, s'élant élancé dans le jardin, en l'absence de la bonne qui le gardait, ravagea quelques plates-bandes, malgré la défense qu'on lui avait souvent faite de toucher aux fleurs : il exécuta son acte de vandalisme avec un entrain et une insouciance admirables. Mais, quand il vit tous ces débris jonchant l'allée, il se rappela tout à coup la défense faite, il songea au traitement qui Tattendait : il se mit à rougir, quoiqu'il ne se crût vu de personne, et alla d'un air confus se cacher derrière la cage aux poulets. Sa bonne, un moment après, l'appelant, il resta coi dans sa retraite, jusqu'à ce qu'elle fût venue l'y trouver.

Assurément le remords n'y était pas pour grand'chose. On peut dire, il est vrai, qu'un certain nombre d'expériences pareilles, la peine répétée d'être grondé

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