CHAPITRE III
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La cpéduUté 294
I. La crédulité à la parole d*autrui a pour principe la primitive qui accompagne Texercice des sens. — II. Cette croyance persiste en se limitant à propos de certains
f phénomènes bien connus. Il faut rearesser, et ame er *enfant à redresser lui-même une foule de jugements erronés, d'une application nuisible ou déraisonnable. — III. L*enfant crédule par i^apulsivité. — Rapport entre la tendance à l'action et la mémoire émotionnelle ; confiance et circonspection. — IV. Laisser agir cette heureuse confiance, et ne la tempérer qu'à bon escient. — V. Il faut que l'enfant apprenne qu'il y a des exceptions à toute loi habituelle, qu'il apprenne la décision réfléchie, la patience, l'égalité d'humeur. — VI. La vive sensibilité de l'enfant le fait quelouefois ressembler à un adulte hypnotisé, susceptible d'obéir à toutes sortes de suggestions. — VIL Devoir étroit de respecter sa spontanéité, son intelligence, son innocence. — VIII. 11 ne faut, quoiqu'on dise Platon, tromper ni le» peuples ni les enfants. — Exceptions très rares où la suggestion mensongère est permise. — IX. Les récits faits à l'enfant doivent être vraisemblables ; point de fictions absurdes ou terrifiantes. 294