E. Legouve, loco cit
au-dessus, puisque c'est eux qui le choisissent et lui donnent autorite sur I'eleve, et aussi par la surveillance qu'ils doivent toujours exercer sur la lecon ; au-dessous, en se tenant prets a lui servir d'auxiliaires benevoles et de repetiteurs, si toutefois il en temoigne le desir, car il peut parfaitemeut preferer ne pas etre aide du tout. En tous cas, ils devront toujours assister aux lecons, au moins souvent, et s'assurer de I'execution ponctuelle de la partie materielle des prescriptions du maitre, temps d'etude, division du travail... Si celui-ci leur demande de faire acte de repetiteurs, prendre des notes minutieuses et presider consciencieusement aux etudes, en rappelant a I'eleve tout ce qui lui a ete recommande, et en exigeant I'execution, sans rien en retrancher ni oniettre, et surtout sans rien y modifier ou ajouter de leur cru, condition indispensable pour que le professeur puisse assumer et conserverla responsabilite. Je crois inutile d'insister sur ce point. J'ai vu maintes fois des mamans, dans un but essentiellenient louable, se souvenant qu'elles avaient recu une bonne instruction musicale alors qu'elles etaient jeuues filles, se remettre au travail lorsque I'aine de leurs enfants arrive a I'age de sept ou huit ans, afin de pouvoir elles-memes ezi commencer I'education musicale. Toutes les fois qu'elles ont voulu s'eriger elles-memes en professeurs, le resultat a ete deplorable. Lorsque, au contraire, elles ont eu le bon sens de n'agir qu'en qualite de repetiteurs, bien que le professeur parfois ait Jui-meme une valeur propre inferieure a la leur, les choses ont fort bien marche.