‹ L'éducation musicaleChapitre 29 sur 114 · Antoine Rubinstein, Notes et Aphorisrnes · texte numérisé non relu

Antoine Rubinstein, Notes et Aphorisrnes

teurs de valeur qui ont commence par se manifester comnie simples pianistes. (Je crois superflu d'ajouter ici que tout pianiste qui entend se livrer a la composition, fiU-ce uniqiiement pour son instrument, devra se soumettre, au moins partiellement, aux etudes speciales du compositeur, et ne pas s'abandonner aveuglement a sou instinct et a rentrainement routinier exerce par le clavier). G'est le seul instrument sur lequel on puisse reduire una partition, le seul qui puisse en toutes circonstances se suffire a luimemc, sans le secours d'aucun autre. Du commencement a la fin des etudes niodernes, et pendant toute la vie de I'artiste, son indlspcnsabilite se fait perpetuellement sentir pour tous, et certainement c'est celui de tous les instruments qui joue le plus grand role dans la vulgarisation etl'expansion del'art.

S'il est vrai de dire que le solfcge a toujours ete et sera toujours, sous une forme ou une autre, la base solide de toute forte instruction musicale, on peut dire aussi qu'actuellement le piano en est le pivot le plus commode et le plus pratique, celui autour duquel tout gravitent, et sur lequel viennent se greffer tous les enseignements. C'est I'instrument par excellence de tout musicien.

II etait done tout indique de lui faire ici une tres large place; et cela d'autant plus que tout ce que nous avons dit a son sujet, nous adressaut aux pianistes speclalement, en dehors de son utilite directe pour eux, peut trouver, moyennant quelques legeres modifications, son eniploi dans I'etude de tous les autres instruments.

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