‹ L'éducation musicaleChapitre 49 sur 114 · A. Rubinstein, loco cit · texte numérisé non relu

A. Rubinstein, loco cit

les qualites a developper et les defauts a deraciner an fur et a mesure que le besoin s'en fait sentir. lis pourraient bien etre dans le vrai. Aussi, apres avoir soianeusement relu une trentaine de methodes celebres que je connaissais deja a fond, ne m'aviserai^jc pas d'affirmer ici une preference pour I'une ou I'autre. Je m'en tiendrai aux con sells de I'experience et du bon sens, et quelle que soit la methode que mon Iccteur ait en mains, il n'y trouvera rien qui puisse me contredire.

Dans I'etude du chant, tout comme dans les etudes instrumentales qui font Tobjet du precedent cliapitre, il y a lieu dc faire deux parts distinctes, I'une du mecanisme, qui ici s'appelle vocalisation, et I'autre de Vart du chant proprement dit, comprenant le style, le phraser, I'intelligente repartition des respirations, etc.

C'est toujours par la vocalisation qu'il convient de commencer. Vocaliser, c'est chanter sur a, e, i, o, u, ou, eu, c'est-a-dire sur des voyelles ou des diph tongues, sans s'aider des consonnes.

En general, on ne vocalise que sur a, ce qui est un tort ; il faut s'exercer successivement sur toutes les voyelles qui appartiennent a la langue dans laquelle on chante, ainsi que sur leurs diverses modifications, a, a, d; e, e, <?, e,... lesquelles sont plus ou moins favorablesa I'emission des sons, les unes au grave, les autres a I'aigu.

L'etude de la vocalisation comprend des exercices d'assouplissement de tout genre, depuis les simples

sons files jusqu'a « Vasse/visse/nent » complet de la voix, selon la jolle expression de Fauie ', en passant par- les gammes, les arpeges, les dessins chromatiqaes, les traits et roulades qui en derivent, I'appogiature, le trille ; elle comprend aussi la pose et ^'emission de la voix, sa tenue,runion des registres, le passage de I'un a Tautre (le passage du registre de poitrine a celui de tete, qu'on appelle souvent implement le passage, est une des plus grandes difficultes de Tart du chant), la purete du timbre et la surete de I'intonation, etc. C'est I'etude de la voix consideree comme instrument.

Pour toute cette partie de la technique vocale, il 7a de soi qu'on ne saurait s'inspirer mieux que des idees et des procedes, sinon des methodes monies, ^i sont en honneur dans tons les pays, de I'ancienne «cole italienne, qui en avait pousse I'etude jusqu'a Fextreme perfection. Je crois interessant d'empruu- "Ser quclques paragraphes a un ouvrage deja cite presp.demment, qui, bien qu'ecrit par un Espagnol, fils d'EspagnoP, fait justement autorite en matiere de shant italien :

a II ne suffit pas de prendre a la hate quelques ac notions de la musique ; les artistes ne s'improvi- K sent pas ; ils se forment de longue main ; il faut « (jjue leur talent soi. developpe de bonne heure, et 9 par une education soignee et par des etudes spe- « fiiales.

« L'education speciale de chanteur se compose de

S". J. Faure, loco cit.

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