‹ L'éducation musicaleChapitre 7 sur 114 · Gamille Saint-Saijns, Uarinonie et Melodic · texte numérisé non relu

Gamille Saint-Saijns, Uarinonie et Melodic

plus soiivent a devenir cles musiciens tres ordinaires ou a disparaitre de bonne heui^e de I'horizoa artistiqiie ou ils n'ont plus aucune raison d'attirer I'attention.

Beethoven n'etait pas un petit prodige, lul, tant s'en laut; il fallait 1^ batU-e pour lui laire tx'availler son piano, a ce que rapporte Felis, auquel je biisse la responsabilite de ces mauvais traiteraents. De ce que cela lui a bien reussi, il ne faudrait pas non plus se faire une regie de I'emploi de la schlague pour I'enseio-nement des arts d'ao-rement.

Rubinstein emet a ce sujet une opinion tres interessante :

a La plupart de nos grands maitres ont ete des « enfants prodiges, mais le nombre de ces grands « maitres est bien petit en comparaison de la masse « denfants, doues musioalement, qu'on admire cha- « que annee, et qui, plus tard, ne tiennent rien de <( ce qu'ils promettaient. Ordinairement le talent c( musical se manifeste chez les enfants des I'age le « plus tendre, mais il vient un temps (chez les gar- « cons, de quinze a vingt ans, chez les jeunes filles, « de quatorze a dix-sept) ou ce talent subit une ((crise, iaiblit et s'endort a tout jamais ; ceux-la « seuls qui sont capables de passer ce Rubicon dec( viennent de grands artistes : leur nombre n'est f( que tres limite^. ))

L'age auquel il convient d'entreprendre I'instruction musicale elementaire est essentiellement varia-

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