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Bonaparte, premier consul, a la Malmaisoa

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« esprits qui chantent, parlent, discutent ou s'har- « monisent sous I'influence qui les domine.

« Au premier i>io1on appartient de droit le choix « et la responsabilite du mouvement, I'indication «( du caractere general de I'cEuvre, Tinitiative de la « phrase ; toutes conditions dont depend essentiel- « lement I'ensemble moral et materiel du quatuor.

« II doit, comme un chef d'orchestre, dominer « I'ensemble, entrainer ou retenir, mais cependant « toujours etre pret a abdiquer, pour reprendre au « moment vouhi le role d'accompagnateur ; sans « cette souplesse d'autorite du premier violon, qua- « lite plus rare qu'on ne pense, le quatuor n'est plus « une conversation, mais tourne bien vite a une « querelle, dans laquelle, entraine par I'exemple du « chef, chacun, ecrasant et dominant son voisin, « triomphe egoistement sur les mines de I'oeuvre.. « Le second violon, confident naturel du premier, est « cependant, malgre son role modeste, appele a tout « moment a dominer a son tour dans cette conver- « sation musicale. Cette partie, jouee autrefois sur « un instrument plus grand que le violon a la fran- « caise dont se servait le premier violon', et d'un « son moins eclatant, se distinguait facilement dans « I'ensemble; mais, aujourd'hui que le son des deux '« instruments est identique, il faut, de la part de « I'executant, infiniment de tact et de discretion « pour maintenir cette partie a sa place, et, de la « part de I'auditeur, une grande attention pour la

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