‹ L'éducation musicaleChapitre 79 sur 114 · Eug. Sauzay, loco cit · texte numérisé non relu

Eug. Sauzay, loco cit

nl ne peignent eux-memes, et tournent facilemcnt au collectionneur. Par definition, c'est le type dii dilettante^, de celui qui se complait et so delectc dans I'admiration de roouvre d'art et sa contemplation passionnee.

C'est peut-etre le pins heureux de tons, qnoiqnc on pavee que parlait egoiste. II est nn pen comme les Orientaux, qui ne compiennent pas pouiqnoi nous prenons la peine de danser nous-memes, tandis qu'il est si (^ le de regarder les autres se tremousser devant soi. Oui, c'est bien lui le plus heureux, car il participe a toutes les joies de I'artiste, et ne connait que par oui-dire les miseres et les cotes penibles de la carriere, meme les petites difficultes d'ordre inferieur et secondaire auxquelles se heurtent les amateurs militants.

Si touteiois le dilettante desire encore accroitrc son lot de jouissances contemplatives, il le pent en elargissant son erudition, par la simple lecture de bons ouvrages d'esthelique, par I'etude approiondic de riiistoire de la musique et de la vie des grands musiciens, ce qui les lui fera comprendre d'une facon plus intime et plus complete.

Savoir ecoiiter intelligemment, sans rien laisser perdre, est un art veritable, un art qui s'apprend et qui a liien sa valeur. « Tout le monde entend, niais {( pen ecoutent, et un plus petit nombre encore com- « prend. II est vrai de dire que les conditions d'une « audition parfaite sont aussl nombreuses que com-

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