ACCORDS
En reprenant la fin de notre dernière étude sur Y « accompagnement », nous pourrons donc dire : accompagner ou harmoniser une mélodie, c’est
l’éducation musicale
faire entendre avec cette mélodie des accords ou agrégations de notes, qui, disposées d’une façon rationnelle, en soutiennent la tonalité et le rythme.
On applique principalement le nom d’accords à un groupe d’au moins trois notes consonantes, telles que do-mi-sol . L’accord sonne plus pleinement encore lorsqu’il comprend quatre notes, la quatrième note étant l’une des trois précédentes redoublée à une autre octave, comme do-mi-soldo , ou do-mi-sol-mi 9 ou do-mi-sol-sol, etc.
Les accords proprement dits sont désignés par le nom de l’intervalle le plus caractéristique dont ils sont formés. L’accord do-mi-sol, formé d’une tierce majeure (do-mi) et d’une quinte, (do-sol), est nommé accord (parfait) majeur ; l’accord la-do-mi, formé d’une tierce mineure et d’une quinte, est nommé accord (parfait) mineur .
L’accord si-ré-fa, dont la quinte est diminuée, est nommé simplement accord diminué.
Ces accords sont, au fond, les seuls, et ils se résument en un seul, l’accord parfait. En plaçant h la basse l’une des notes quelconques de l’accord, il prend un nouvel aspect, connu sous le nom de renversement : mi-sol-do ; sol-do-mi. On évitera, surtout dans les études, de se servir du second renversement. Aussitôt qu’on sera maître de ces premiers accords, dont l’étude forme l’harmonie consonante, on pourra commencer celle du contrepoint.
L’harmonie dissonante se résume en deux grands principes : i° La note dissonante est une nouvelle tierce qu’on superpose à l’accord parfait: do-mi-sol, do-mi-sol-si; 2 e la note dissonante doit se résoudre, soit en devenant consonance, soit en descendant d’un degré sur une consonance autant que possible.
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C omme dans 1 état simple, l’accord avec dissonance peut subir les divers renversements.