‹ L'éducation musicaleChapitre 39 sur 46 · I" PARTIE · texte numérisé non relu

I" PARTIE

ton

ré ré |

do

ton

tierce

miu.

si b 1

sol

tou 1/2 ton

1 la l

a* PARTIE.

ton

la la |

sol

ton

tierce min.

fa |

ton

ré

1/2 ton

1 mi |

tou

tierce

ton

quarte

ton

1/2 ton

si b 1

min.

do | la

sol

| do

1 si

i b 1 la

ton

tierce

ton

quarte

ton

1/2 ton

fa |

min.

sol | mi

ré

| sol

| fa l mi

(i) Voyez La Dictée musicale, p 19

Cette imitation a lieu ici à la quarte; elle pourrait aussi avoir lieu à l’octave, à la seconde, à la tierce, etc.

L’imitation peut tantôt reproduire rigoureusement le modèle, tantôt s’en éloigner quelque peu. Lorsqu’elle reproduit rigoureusement son antécédent, comme dans les exemples qui précèdent, on la nomme régulière ou contrainte . Si l’imitation a lieu par une suite de degrés régulière, mais où il y a une différence d’un demi-ton à certains intervalles, elle est irrégulière . Supposons que, dans l’exemple précédent, les si de la première partie soient bécarres au lieu d’être bémols, l’imitation ne sera plus évidemment rigoureuse : elle sera appelée irrégulière.

Enfin, là où il n’y a qu’une certaine ressemblance sans aucune rigueur, on dit que l’imitation est libre.

Qu’elle soit régulière, ou irrégulière, ou libre, l’imitation peut encore se produire par mouvement contraire , lorsque les intervalles du conséquent reproduisent ceux de l’antécédent en sens inverse»

9 ° l’éducation musicale

Ainsi, prenons ce motif:

sol do si la sol ,

compose successivement d’une quarte ascendante et de trois secondes descendantes. Une réponse en mouvement contraire demanderait une quarte descendante et trois secondes ascendantes , soit, par exemple, fa do rê mi fa , comme cicontre.

On peut donner ainsi un grand intérêt à une composition.

Mais, seule, l’étude préalable du contrepoint permet de traiter l’imitation d’une manière intéressante, surtout dans deux g*enres encore qui se partagent 1 imitation : l’imitation par augmentation , et l’imitation par diminution; ces termes doivent s’entendre de la valeur des notes.

Ainsi, lorsque le sujet donne une ronde et une blanche, et la réponse une blanche et une noire, l’imitation a lieu par diminution (en diminuant les valeurs).

Si, au contraire, a une blanche et à une noire du motif, la réponse oppose une ronde et une blanche, les valeurs sont augmentées : c’est l’imitation par augmentation.

En voici un exemple très caractéristique pris dans Bach (fugue en nu \) mineur du Clavecin bien tempéré , i* r volume), qui contient aussi une imitation par mouvement contraire.

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