‹ L'éducation nouvelle: études de pédagogie comparée (volume 2)Chapitre 15 sur 43 · Mirabeau · texte numérisé non relu

Mirabeau

se L'INSTRUCTION PUBLIQUE SOUS LA REVOLUTION.

son permanente que Tinstruction publique donne à la nation une existence morale et intellectuelle, comme la constitution lui donne une existence politique. Ils la voulaient étendue, parce que l'État est un tout individuel qui veut aussi se développer et que la force d'un peuple, sa durée, sa splendeur surtout, dépendent de la nature et de Tinfluence de ses écoles*. Ils la voulaient libérale, parce que la science de la liberté est intimement liée à tous les grands travaux de l'esprit et à la perfection de toules les branches de la morale, et que les hommes doivent être ce qu'ils veulent, vouloir ce qui leur convient et faire toujours exécuter ce dont ils sont convenus*. Voilà des principes sur lesquels Mirabeau, de la Constituante, est d'accord avec Romme, delà Convention, etBriot, du Directoire. Constatons, dès à présent, que le rapport de Briot, qui a été trop peu remarqué, est indispensable à connaître pour porter un jugement définitif sur les idées révolutionnaires en matière d'éducation. Il date du lendemain de fructidor, alors que le parti républicain, un moment vainqueur, a repris courage. Dans la séance du 16 brumaire an VII, un membre du Conseil des Cinq Cents, Bonnaire (du Cher), monte à la tribune.

!. Briot.

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