XII PREFACE
droit le montrait naguère d'une façon décisive. Ce sont là des souvenirs encourageants.
Les Universités provinciales connaissent mieux que nous leurs besoins et leurs ressources.
Elles sont majeures et nous n'avons pas de
« conseils à leur donner. Si toutefois elles veulent bien écouter la voix d'un ami, j'oserais attirer brièvement leur attention sur quelques points.
Qu'elles ne cherchent pas trop à s'imiter les unes les autres. Qu'elles s'imprègnent, au contraire, de la savoureuse odeur du terroir, qu'elles s'inspirent franchement de l'esprit local et des besoins régionaux. C'est par ce cachet d'origine qu'elles affirmeront le mieux leur individualité et qu'elles se concilieront dans la sphère naturelle de leur action, les plus durables, les plus utiles sympathies.
Corps de Facultés, qu'elles fassent des docteurs. C'est là une ambition, un but qu'elles ne doivent pas perdre des yeux, vers lequel elles doivent tendre avec une énergie et une ténacité indomptables. Pour l'atteindre il faut employer