PREFACE. XIII
tous les moyens et ne reculer devant aucun sacrifice. Enseignements variés, bourses, prix, distinctions honorifiques, tous ces appâts combinés ne seront pas de trop. Que la soutenance des thèses réunisse toujours la Faculté tout entière; que la délivrance du diplônie soit la plus belle des fêtes académiques.
Je voudrais enfin que nos jeunes Universités aient constamment sous les yeux l'exemple des Universités allemandes. C'est le meilleur des modèles. L'histoire et le spectacle de ces incomparables institutions leur fera voir les grands, les incessants, les innombrables services que peut rendre à la science et à la patrie la force de l'association vivifiée par l'esprit de liberté. Dans la dernière discussion du budget de l'instruction secondaire au Sénat, M. Berthelot, notre admirable ministre, répondant à un ancien grand maître de l'Université, M. Bardoux, comparait les programmes français aux programmes prussiens : « Toujours l'Allemagne ! » s'écria un membre de la droite. Oui, toujours l'Allemagne. Nous savons bien pourquoi.