RAPPORT SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE
sera adjointe, en outre, une école de médecine, et si des circonstances locales appellent, dans un lieu déterminé, ce dernier genre d'enseignement sans offrir les convenances nécessaires à rétablissement d'un lycée, l'école de médecine y sera placée comme école spéciale et jouira des mêmes prérogatives que celles des lycées.
C'est à cela que se bornent, dans ce nouveau plan, les cours d'enseignement public pour les sciences et belles-lettres; mais sous le nom d'écoles spéciales, il présente une sorte d'instruction accessoire du plus grand intérêt.
11 établit sous cette dénomination, dans plusieurs points de la République, et notamment où seront placés les lycées, des écoles de peinture, sculpture et architecture, ainsi que des musées du Conservatoire d'arts et métiers, des écoles de musique, des écoles vétérinaires, des écoles pour les sourds et muets et pour les aveugles.
Dans la commune de Pans, il sera établi une école pour toutes les langues vivantes qu'il peut être utile de savoir ; des cours d'antiquités et de langues orientales s'y feraient ordinairement.
Enfin, dans ce système, tout l'édifice de l'instruction publique est couronné par l'établissement des sociétés nationales des sciences, belles-lettres et arts et par celui des sociétés nationales d'agriculture et d'arts mécaniques. Le nouveau projet tend à diriger, autant qu'il est possible, ces sociétés vers le perfectionnement de l'instruction publique. Il propose d'en établir une auprès de chaque lycée, et même que le quart des places de la Société nationsde des sciences et des arts soit spécialement affecté aux membres des lycées. Une loi générale sur l'établissement des pensionnats, tant auprès des écoles centrales qu'auprès des lycées, sur la police et les encouragements réservés à tous les établissements littéraires, termine le projet en question. Les diverses parties qui le composent seront le sujet d'autant de résolutions et développées dans des rapports particuliers. Celui que la commission annonce aujourd'hui est uniquement consacré à présenter l'ensemble de tous les projets, et à faire adopter quelques principes qui en sont les bases générales.
La commission sera entendue chaque jour, jusqu'à ce que
toutes les parties du plan étant connues et motivées, le conseil puisse eu examiner l'ensemble et s'assurer qu'il remplit le but qu'on s'est proposé en demandant à sa commission un plan général d'instruction publique. {Cette analyse est extraite du Moniteur du 23 brumaire an VU, 14 novembre 1798.)