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/.L GyinuasU', 5, du
3 août lyui, page ili.
'l'andis ipiu les inauifoslalions scolaires et des associations de gyinnastii|ue ont lieu, des manifestations sportives d’ordres divers attirent l'orlcmunt l’attention de l’opinion publique en France- Outre le puissant développement pris par le Tourinfi-Cluh ut le Cluh Aliiin, dont les membres sillonnent les routes ou escaladent les montagnes, la vélocipédie, grâce h la bicyclette, a donné une vie nouvelle aux routes, en même temps que rautomobile.
On peut afllrmer (|u’aujourd'hui en France existe une question sportive, comme dans l’ordre pédagogique il existe une (luestion éducative.
Un grand |'as a ulé fait dans les dix dernières années du xix® siècle. Lorstiii en 18!t| nous organisàmcj à IJordeaiix la première course de vélocipédie sur route de Bordeaux-Paris, dans laquelle les Anglais Mills, llolbein, Fdgu, etc., nous étonnèrent par 1 1 précision de l’entraînement et par leur méthode sportive, tious nu pensions pas que quelques mois plus tard la première course vélocipcdiqiie de Paris-Brest, organisée par M. l’ierre Oillard, du /’c//7 .loiirnnl, aurait un aussi grand succès. Nous ne pensions pas que dix ans (dus tard la bicyclette, qui a donné le jour au tricycle à pétiole et celui-ci à l’automobile, conquerrait à nouveau la grande route dans une seconde grande épreuve de Paris-Brest, organisée encore par M. Pierre Lill'ard, dirucleiir du Vélo; (pie cette course intéresserait des millicr.s de personnes veiiiius (lour saluer à l'Iiippodrome de Longcliamp le départ des coureurs de vites.se et des rouliers, et mettrait en émoi la population d’une cajiitale par l’arrivée des premiers coureurs apri'S une épreuve de 1 70(1 kilomètres couverts en 52 heures, avec une avance de 1!1 heures sur le temps du vainqueur, Charles Terrorit, en LS'.i] !
iNous ne songions pas que les épouses elles-mêmes pourraient, à ce départ sensalionnel, venir donner le baiser d’adieu à leur mari ! encore moins qu’une ville comme Paris s’inléresserait avec autant d’ardeur à une telle manifestation sportive, à laquelle 27 coureurs de vitesse et 115 touristes routiers prendraient part!
De 1891 aux 10-18 août 1901 ipiede chemin parcouru!
(Juel heureux présage pour l’avenir de la pairie française, en faveur de laquelle toutes les forces vives de la nation, jihysiques, intellectuelles et morales, se groupent en vue de lendemains meilleurs ! Nous avons la satisfaction personnelle d’avoir pu contribuer, dans la mesure de nos moyens, à rendre la France de demain plus forte, en nous adressant à la jeunesse qui nous a toujours suivi.
Le XIX' siècle s’est endormi dans une apothéose. Les fêtes du travail, auxquell s la France a convié le monde entier dans une Exposition univer.-elle, ont couronné cent ans d’elTorts. Un congrès officiel de l'éducation physique a été tenu, de grandes manifestations athlétiques ont eu lieu, l’étranger nous a apporté ses jeux et ses méthodes, nous n’avons qu’à gagner à ces le(;.ons de choses vécues ; une commission de savants les a suivis. Aprf's avoir vu, après avoir jugé, nous aidant de nos connaissances, nous [louvons ainsi synthétiser en une méthode rationnelle d’éducation physique tous les travaux des précurseurs et tous ceux des contemporains.
Z>r PHILIPPE TISSIE,
Ludus pro Patria, panneau décoratif de Puvis de Chavannes. (Bibliothèque d’Amiens.)