‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 23 sur 130 · LA FATIGUE DANS IA E NT H A I N EM ENT FUYSIQUE · texte numérisé non relu

LA FATIGUE DANS IA E NT H A I N EM ENT FUYSIQUE

ment et régulièrement Jusiiu’au t)03‘’ kilomètre, h. [tartir duquel la l'aligue s’accuse par un abaissement subit de la vitesse, du 003° au 003° kilomètre, où le coureur est obligé de s’arrêter jiour se reposer pendant 3'00'' et pour se taire li ictionner. Au départ, la vitesse diminue encore pendant ‘2 kilomètres, du 000° au 007°. 1,’aleool n'a donné qu'une force factice, il n’a fait qu’épuiser davantage le coureur.

Les recherches expérimentales sur la fatigue ont donc une grande importance, elles contrôlent l’observation empiri(|ue, par

Physiologie d’un record vélocipédique (24 heures sur piste) :

tracés du pouls (A) et de la respiration (B) à la fin de la course.

l’instrumentation. Les divers appareils enregistreurs qui ont été inventés dans ces temps derniers par des savants, tels que M.M. Mosso, Binet, Hallion et Comte, etc., permettent de fixer sur le papier des réactions souvent très fugaces dues à la fatigue, telles les courbes graphiques dans les contractions musculaires ou dans la circulation sanguine des vaisseaux capillaires (pouls capillaire). M. Binet a publié dans l’Année psychologique {i. IV-V) et dans son beau livre La Fatigue intellectuelle, écrit en collaboration avec M. V. Henri, les résultats de longues et très intéressantes recherches sur la fatigue chez les écoliers en cours d’tdude. En faisant entrer la pédagogie dans la voie expérimentale, M. Binet rend un immense service au pays.

Voici comment peut se résumer l’entraînement physique : accomplir tous les jours et progressivement, sans grande fatigue, un effort plus grand que la veille, jusqu’à ce qu’on ait atteint la forme, qui est variable et individuelle. On appelle forme l’état de santé, de force, de résistance et de beauté esthétique dans lequel l’entraînement place le corps. La forme est variable suivant chaque sujet; elle dépend de plusieurs causes : hérédité, race, milieu, évolution, sexe, etc.

On acquiert la forme par l’entraînement, la forme se lègue à la descendance par l’hérédité ; mais, pour atteindre la forme sans fatigue, il convient de ne jamais procéder par à-coup. 11 faut apprendre à pouvoir et à savoir bien respirer. 11 faut ne jamais forcer son cœur, mais le faire fonctionner en raison de la facilité respiratoire ; éviter tous les exercices qui congestionnent longuement; arrêter l’exercice quand le pouls accuse de cent quarante à cent soixante pulsations ; se garder de tous les excès de table, de veille, de travail intellectuel, etc. ; observer une juste continence; ne pas boire d’alcool; marcher avec la nourriture de la veille et ne provoquer l’eflort immédiat qu’avec des excito-moteurs momentanés ; n’utiliser les excito-moteurs qu’avec une grande réserve; ne jamais s’entraîner à jeun, ni aussitôt après avoir mangé ; attendre deux heures après les principaux repas ; ne jamais s’entraîner pendant la nuit.

Le sommeil doit être réparateur : il ne doit être ni lourd, ni agité, ni pénible. Il faut régler l’entraînement d’après la qualité et la quantité du sommeil; huit heures de sommeil sont nécessaires.

Tout entraînement qui supprime l’appétit et le sommeil et qui augmente la soif est nuisible. Le surmenage cérébral est accru par le surmenage physique. 11 faut rechercher la petite fatigue, qui tonifie, et éviter la fatigue plus grande, qui énerve ou qui dissocie le « moi ».

üans l’entraînement, on doit toujours compter avec les trois fonctions principales ; fonctions motrice, nutritive, psychique.

De telles règles ne peuvent être suivies que par un effort constant de la volonté. Il n’est pas toujours agréable de faire de

l’exercice hygiénifjue; les exercices dits » de chambre n sont souvent ennuyeux à exécuter, et c’est le reproche qu’on adresse, bien à tort, à la gymnastique suédoise.

Il faut donc diviser les exercices en tleux catégories : les exercices ennuyeux, mais excellents, et les exercices récréatifs, qui ne sont pas toujours excellents i>arce qu’ils peuvent provoquer l’abus. 11 est nécessaire de vouloir longuement et quotidiennement, pour tenir son corps en forme; le degré de l’entraînement diminue au bout de quelques jours, de huit à quinze au plus; un à trois mois sont ensuite nécessaires pour reconquérir la forme atténuée. Mais tout sujet qui s’est livré aux exercices physiques pendant quelque temps possède une facilité plus grande à reprendre la forme même après un long arrêt dans les exercices qu’un sujet qui n’a jamais pratiqué l’entraînement.

I.a gymnastique type suédois est une gymnasliqvie architecturale, elle met en fonction toutes les parties du corps selon un plan établi d’avance; les sports agissent autrement, aucun pouvoir directeur ne faisant travailler telle ou telle partie de l’organisme à son tour de rôle.

11 convient donc de diviser les exercices du corps en deux catégories, chacune d’elles ayant son importance dans le développement de l’homme.

La fatigue peut être provoquée par la gymnastique plastique et parlessports, puisqu’elle dépend de la force de résistance nerveuse.

Les exercices physiques physiologiquement appliqués facilitent les échanges organiques en activant la nutrition. Leur action sur le système nerveux est manifeste, et celle-ci doit être utilisée sous forme de jeux éducatifs chez les enfants, de jeux intensifs ou d’exercices sportifs, c’est-à-dire de sports atténués, chez les adolescents, et de sports bien réglés chez les adultes.

Mais l’abus longuement répété des exercices physiques et des sports, de ceux-là surtout pour lesquels un long effort est imposé et où la fatigue nerveuse est grande, peut créer un état d’entraînement à la suggestibilité et à l’automatisme. Aussi pensons-nous que l’application des exercices physiques doit être en rapport inverse du nervosisme de chaque sujet et de chaque nation. Plus l’émotivité est grande, moins violents doivent être les exercices physiques; car leur inlluence se fait aussi sentir sur le cœur, que l’émotivité atteint.

La classification psychique que j’ai indiquée selon les caractères fait comprendre pourquoi le même exercice peut fatiguer, délasser ou reposer. Un affirmatif s’entraîne différemment qu’un affectif ou qu’un passif.

Je n’ai parlé que de l’entraînement chez les personnes se portant bien; mais si on envisage l’entraînement chez les débiles nerveux que j’ai désignés sous le titre de « fatigués », la question s’élargit et devient plus complexe. On naît « fatigué », c’està-dire en état de débilité nerveuse et de moindre résistance à l’égard de l’évolution psycho-physiologique et des maladies intercurrentes.

Au point de vue psychique, l’état mental de la génération présente en cette « fin de siècle » tient à des causes multiples et lointaines, causes qu’il faut faire remonter aux grandes commotions psychiques que subirent les mères au commencement de ce siècle, pendant les guerres de la Bévolution et du premier Empire et pendant l’Année Terrible. — Les générations de 1870 à 1875 environ sont nées fatiguées, ce qui explique leur état psychique particulier, leur appétence pour les excito-moteurs et pour une littérature érotique ou décadente. La demande, dans ce cas, est à la hauteur de l’offre.

Dernièrement, à Biarritz, M. le D'' Flesburg, médecin deS.M. le roi Oscar II, de Suède, m’apprenait qu’en Suède les années des mauvais recrutements de l’armée correspondent invariablement à une année de disette, d’épidémie ou de misère physiologique ayant sévi dix-huit ans antérieurement, pendant la conception des mères. Dans le nord de la Suède et en Laponie, quand les chemins de fer n’y étaient pas encore établis et que les récoltes avaient été mauvaises, les paysans avaient à subir en hiver de telles privations qu’ils étaient obligés de se nourrir d’écorces d’arbres et de racines sauvages. Dix- huit ans plus tard le recrutement était toujours compromis.

La même observation a été faite, dans ce même pays, après une grande épidémie de fièvre scarlatine. — S. M. le roi Oscar 11 résuma notre conversation dans l’aphorisme suivant, si concis et si juste : La conscription dépend de la conception.

Il paraît qu’en Allemagne la génération de 1870 a été également sacrifiée.

L’exercice physique fortifie non seulement les personnes en

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Portrnits clf Jonnna X, pendant et après lo traitement médico-psycholog

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ique de son strabisme, ’anajoji, de llordcaux.

«Hat (le sauté, mais aussi les débiles; cependant, chez ceux-ci le dusage de reiitraîuement est fot't délicat à établir, car ou ris(|ue de prnv(i(iuer une l'ali^’ue sup[il6iueu(aire chez des sujets déjà l'atii^iU’S pour des causes diverses, telles que la fatigue d’origine de croissance, lu’olessionnelle, musculaire, splancbniciue, sensorielle, des milieux, (dectrique, intellectuelle, émotive, onérique, c’est à-diia; |irovo(in('(e par les rêves douloureux, etc. I,es causcîs de l’abaissement du [(Otentiel nerveux sont multiples ; or. comnn; deux fatigues s’additionnent, il eu résulte que la petite fatigue (jui tonifie peut devenir fatigue qui irrite chez des sujets d(*jà fatigués par une des causes sus-indiquées. C’est pourquoi le dosage t'st fort délicat; il ne peut être établi que par une main experte : les seules connaissances de physiologie du mouvement sont insuffisantes, car il faut surtout tenir un grand compte des réactions mentales.

On ne peut jias se douter de l’influence de l’exercice physique sur le dé;velo]ipement de l’intelligence et de la volonté chez certains enfants arriérés. J’en ai vu s'éveiller à la vie avec une telle rapidité, que j’ai assisté à de véritables éclosions d’àmes.

Chez ces enfants, la fatigue émotive est généralement très accentuée; j’ajiplique donc des exercices différents selon leurs réactions mentales. J’agis par la suggestion que je donne oralement à l’état de veille et que je renforce par le mouvement corres[iondant à cette suggestion. Chez d’autres sujets très émotifs et [dus suggestibles et hypnotisables, j’applique d’abord la suggestion hypmdiijue afin de leur donner l'assurance en euxmêmes. Il arrive alors que j’ai affaire à de faux passifs, à des affectifs qui, par l'entraîiiement psychique et physiologique, juenuent confiance en eux-mêmes et passent ensuite franchement dans les aflirmatifs, si bien qu’ayant été obligé de les pousser en avant, je dois ensuite les retenir.

Pour mieux fixer les idées par des faits, je résume ici, en quelques lignes, une des observations prises à ma clinique de gymnastique psycho-dynamique, à Bordeaux.

La petite Jeanne X, âgée de dix ans, est atteinte de strabisme divergent, de gauche à droite; ce strabisme correspond à un torticolis et à une forte contracture du corps, mis en flexion dans le même sens. Les globes oculaires vacillent en des mouvements rapides. La jdiysionomie est hébétée, l’intelligence est obnubilée et le pouvoir d’attention rudimentaire. — Grande émotivité intériorisunte ; état de jæur qui arrête toute expansion. — L’hérédité nerveuse est d’ailleurs surchargée. Le développement intellectuel avait été si retardé que Jeanne, considérée comme idiote, avait été placée, dès son bas âge, dans un asile où on l’avait délaissée et mise en contact avec une jeune fille hystérique, atteinte de crises clowniques. C’est dans de telles conditions qu’elle fut adoptée par une femme très supérieure par l’intelligence et par le cœur.

Sur les conseils d’un médecin, Jeanne avait suivi les cours de gymnastique, d’après la méthode française, dans un gymnase de notre ville, et cela, afin de la guérir de son torticolis, en même temps qu’un spécialiste oculiste lui appliquait uneœillère pour combattre le strabisme. Mais la gymnastique trop violente, aux agrès de suspension, tels que le trapèze, les anneaux, etc., et nullement médicale, qui lui fut appliijuée produisit un résultat contraire à celui qu’on en attendait, car elle augmenta la contracture et le tremblement des yeux en excitant davantage encore l’émotivité et l’inhibifion [lar la peur.

l/’enfant me fut présentée. Je vis que j’avais affaire à une affective, i’acriuis vite la certitude qu’elle éfait atteinte de torticolis et de strabisme ]iar iinilatiandes contractures clowni- (jues de la jeune fille hystérique. J’appliqnai donc tout d’abord un traitement [)sycho-dynami([ue dans lequel je fis entrer non seutement la suggestion à l’état de veille jtar le rommandement persuasif, dans les mouvements de gymnasti([ue médico-psychologique que je lui imposais, mais aussi la suggestion à l’état de sommeil hypnotique quand l’émotivité était trop prononcée et l’emfiêchait, j)ar inhibition, d’exécuter des mouvements plus difficiles ou plus hardis.

Associant ainsi les pratifjues hypnotiques aux pratiques pédagogi([ues et gymnastiques, j’arrivai progressivement à d’heureux résultats en évitant toute fatifjue. Je vis l’intelligence s’éveiller, la physionomies’éclairer, et l’émotivité constitutionnelle s’atténuer considérablement, si bien que l’enfant passa de la classe des affectifs dans celle des affectifsaffirmatifs. Alors qu’au début du traitement tout lui était objet de peur, je fus bientcU obligé de modérer des élans trop ardents, et cela proportionnellement au développement de la conscience du sens de l’effort. — Jeanne apprit très rapidement à lire, à écrire et à compter, en même tem(js qu’elle prenait goût à la musique et au piano, car son pouvoir d’attention s’était assez fortement fixé pour lui permettre de suivre des études primaires.

Parallèlement à cette évolution psychique, l’enfant s’était très dévelojipée et la poitrine s’était élargie. Le torticolis et le strabisme ont été guéris ; quant au tremblotement oculaire, il n’existe que sous l’influence d’une forte émotion, et encore est-il à peine sensible. V’oici trois photographies: les deux premières ont été prises au milieu du traitement, alors que le torticolis avait diminué ; la troisième a été prise à la fin du traitement. — Un concours de circonstances indépendantes de ma volonté ne m’a pas permis de prendre des épreuves au début du traitement

Le sujet m’entraînerait trop loin, car il est très complexe. L’éducation physique est la grande régénératrice physique, intellectuelle et morale. Nous côtoyons un monde sans l’apercevoir !

Au moment où la vie mal réglée que nous menons en France, vie intensive, parce que nous ne savons ni travailler ni nous reposer, au moment où l’alcool empoisonne notre race et va l’anéantir peu à peu si les pouvoirs publics ne prennent des mesures énergifjues, au moment où lieaucoup de cerveaux surchauffés paraissent frappés de folie agitante ou dépressive, où le pessimisme littéraire détruit le sens de l’effort, où les névrosés et les détraqués encombrent les cabinets des médecins spécialistes, où les ennemis de la France se réjouissent de sa décadence, il faut que tous les patriotes se groupent et agissent contre les causes de cet état maladif qui u’est encore que de la torpeur, mais qui pourrait, si on n’y prend garde, se transformer en coma mortel.

Il faut réveiller le dormeur fatigué ((ui rêve, il faut le provoquer à l’action utile et tonifier son système nerveux par les exercices du corps, dosés en raison de sa fatigue constitutionnelle, et cela par une gymnastique basée sur une méthode psychophysiologique et pédagogique ne donnant prise à aucune acrobatie ni à aucun besoin de parade d’un goût souvent fort douteux.

L’œuvre est grande, elle n’est pas impossible à des alfectifsaffirmatifs que sont les Français. Avant tout, il faut deux choses : un pouvoir direcleur durable qui puisse poursuivre une grande idée et la mettre en « forme» ; une transformation complète dans nos méthodes d’enseignement national et surtout dans les im^thodes de gymnastique appliquées dans l’enseignement scolaire.

Il n’est que temps de réagir: déjà les peuples voisins nous ont dépassés sur le terrain commercial et industi iel, parce qu’ils poursuivent une grande idée directrice, et ([u’ils savent répartir également la somme de l’effort ufile à produire en apprenant dès l’école à savoir travailler, et surtout à savoir se délasser.

Savoir s’amuser, c’est savoir travaillei-. (l’est pounjuoi l’opinion publique, qui gouverne tout chez nous, doit être assezforte pour demander à l’Utat, (jui est son émanation, de fermer immé-

L ’ K N T R .1 / S E M E A' T RII VS I QU E l> A N S L E S PAYS G fl A U D S

diatement tous les asmnmoirs et d’installer de vastes pelouses où le peuple viendrait tonilier son système nerveux à l’heure de la « verte ».

Le Français, coinnie la hicyclette, est fait de caoutchouc et d’acier avec plus de caoutchouc (lue d’acier cependant, c’est-àdire avec plus d’élasticité (juc de durée dans l’action. Sa force de résistance est dans son élasticité même, mais l’alcool et tous les excito-moteurs détruisent cette élasticité. Il n’est que temps de réagir et d’imiter la Suède, qui dans l’espace de queh)ues années, grâce à une volonté vraiment supérieure, est parvenue à supiu'imer l’alcoolisme.

On arrive avec son cerveau; à la condition toutefois ([ue le cerveau, organe noble par excellence et qui synthétise l’homme dans tout ce qu’il a de plus élevé, soit bien équilibré, atin de pouvoir réjiartir également à tous les autres organes la somme d’elïort utile à produire pour une lin voulue. 11 faut pour cela qu’il puisse lutter contre la fatigue en usant de l’action qui tonifie, mais en repoussant tout agent provocateur à celte même fatigue.

Chez l’homme bien équilibré le cerveau est roi. Le cerveau doit donc commander en chef suprême et non en Ilote ivre 1

Dr PHILIPPE TISSIÉ.

Bibliographie. — A. Mosso. La Fatigue intellectuelle et phxjsique (Paris, Alcan, 1894); La Peur, étude psx/clio-pliysiolugique (PSiris, Alcan, « Bibliothèque de philosophie contemporaine); Physiologie de l'homme sur les Alpes, études faites sur le Mont Posa (Milan, Treves, 1898) ; ou Archives italiennes de biologie, t. XXX, fasc. III (Turin, Hermann Loescher, 1898).

A. Binut et V. Henri. La Fatigue intellectuelle (Paris, Schleicher frères, 1898).

A. Binet. L’Année psychologique (4“ et 5* années) (Paris, Schleicher frères, 1898 et 1899).

Ph. TissiÉ. La Fatigue et l'entrainement physique (Paris, Alcan, 1897). Ouvrage couronné par ITnstilut. (Academie des sciences, prix .Mège.)

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