‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 33 sur 130 · BOXE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

BOXE FRANÇAISE

Garde ù gauche; garde à droite.

Parade du coup de poing de figure direct; Coup de poing de figure direct, premier mouvement.

Esquive à gauche avec mouvements de jambes en avant avec coup d’arrêt du bras de derrière.

Esquive è droite avec mouvements de jambes en avant avec coup d’arrêt du bras de derrière.

Coup de pied bas. — Parade du coup de pied bas (esquive).

Riposte du coup de pied bas avec parade du coup de pied de figure.

Parade du coup de pied de flanc avec riposte du coup de poing de figure.

Poser les mains à terre pour se défendre contre un adversaire qui vous a saisi la jambe avec les deux mains mouvem*).

heurt de la tête dans l’abdomen de l’adversaire pour le renverser plus aisément. Non seulement la lutte constitue un exercice loyal et sans danger, mais encore elle procède d’une méthode et comporte, aussi bien que les armes, des feintes, des attaques et des parades. Gomme l’escrime, elle demande un long apprentissage, beaucoup d’à-propos, de tactique et de raisonnement, voire même d’intelligence. Nos grands lutteurs actuels, tels que Félix Bernard,

Pietro, Maurice Gambier et autres, déjà vigoureux et adroits, sont aussi très intelligents; leur enlever les qualités d’à-propos et de jugement qu’ils possèdent au plus haut degré serait les priver de leurs meilleures ressources pour en faire de médiocres lutteurs. Un homme vigoureux et lourd, en effet, mais qui ne connaît point la lutte ou ne la pratique pas d’une façon intelligente, est facilement annihilé par un adversaire moins fort et plus léger, mais agile, souple, adroit, et qui se sert même du propre poids de son adversaire pour en faciliter la chute.

Gomme on le voit, il n’est donc pas nécessaire, pour s’adonner à la lutte et la pratiquer avec succès, de posséder ces qualités, d’ailleurs secondaires, de poids et de force. La lutte est à la portée de chacun, c’est-à-dire de tous ceux auxquels la santé permet de pratiquer un jeu tant soit peu violent. Sans doute, il est plus difficile de faire de la lutte que de l’escrime par exemple, en ce sens qu’on trouve moins facilement un adversaire parce qu’il y a plus d’éléments à considérer pour le choisir, mais il est cependant aisé de trouver le partenaire qui convient. La lutte, d’ailleurs, n’est pas nécessairement un combat, et sa pratique doit, au contraire, se résoudre, le plus souvent, en un simulacre seulement hygiénique, ce qu’en argot du métier l’on appelle élégamment « faire de la colle ». Qu’importe, dès lors, au risque d’être « tombé », qu’on lutte contre un adversaire plus vigoureux ou plus adroit que soi?

La lutte influe encore d’une façon bienfaisante sur la vie psychique de l’individu, car sa pratique, nous l’avons vu, ne se résout pas à l’usage exclusif et irréfléchi de la force. Par le jeu des feintes, des attaques et des parades elle tient toujours l’attention en éveil et contraint au raisonnement continu, surtout à

cause du contact immédiat et permanent d’un adversaire dont la proximité peut lui permettre de profiter de la moindre faute dans un temps inappréciable.

Ici, ce n’est plus, en effet, la victoire ou la défaite à distance, car on se trouve à la merci d’un partenaire qui vous suit par le tact dans chaque mouvement, devine votre intention dans un tressaillement de muscle, et la moindre inattention ou la plus légère défaillance sont souvent irréparables.

G’est ainsi que la lutte habitue à l’à-propos et au sang-froid, en même temps qu’elle exerce l’adresse et développe l’esprit de tactique. Par la diversité des prises et le moyen qu’elle offre d’échapper presque à coup sûr à une position critique par la résistance prolongée, elle habitue encore à la persévérance en face d’une situation désespérée, et la confiance qu’elle met en soi développe ainsi la volonté pour en faire le courage et l’énergie.

Développement physique uniforme et complet, sang-froid, raisonnement, énergie et coui’age, tel est le bilan de la lutte.

Les principales prises de lutte sont :

Le pont; le tour de tête; le tour de hanche en tête ; le tour de bras; le bras roulé; la ceinture de devant; la ceinture de derrière; la ceinture à rebours.

Page 1