‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 34 sur 130 · II. — Boxe et Chausson · texte numérisé non relu

II. — Boxe et Chausson

Du jour où l’homme se crut en droit d’attaquer ou dans la nécessité de se défendre, c’est dire combien cette époque est

L’A TU fJrriSME

Mouvements avec les petits haltères.

lointaine, il trouva dans ses poings une arme naturelle. Mais ce n’(!st (|ue plusieui’s siècles avant l’ère chrétienne, vers la XXIll** (»lym]iia(le, (pie la hoxc lut, jiour ainsi dire codifiée, comme la lutte, et admise aux Jeux ()lympi(jues sous le nom de /nu/ilat.

l’ius encore fiue la lutte, la boxe constitue, en dehors de son c('ité hygiéni(pie, un moyen agressif et défensif des plus jiraticpies, car la lutte dit d’étreindre, la boxe de frapper, et il est, moins facile d’étoulfer un homme entre les bras que de lui briser le crâne d’un coup de poing. A cet égard, la boxe offre encore sur la lutte l’avantage de ne pas exiger, comme elle, de corps à corps pour combattre un adversaire contre lequel on peut ainsi se défendre avec succès, même quand il est plus vigoureux ([ue soi.

11 existe deux genres de boxe, la boxe française et la boxe any/aisr. Celle-ci est plus spécialement réservée aux Américains et aux Anglais, amateurs passionnés du pugilat, et chez lesquels un adroit boxeur n’est rien moins qu’une célébrité. Tout Anglais, d’ailleurs, est plus ou moins boxeur par tempérament national, et les lords eux-mêmes ne croient point déroger en pratiquant le coup de poing : lord Palmerston fut un grand pugiliste, et Hyron lui-même, dans le Journal de sa vie, n’oublie point d’y rappeler les leçons de boxe qu’il reçut du célèbre Jackson.

I.a boxe anglaise exige qu’on se batte poings et torse nus, et que les coups soient seulement portés à la figure et sur la poitrine. Cette méthode serait peut-être sans grands inconvénients si ses adeptes s’en tenaient aux assauts et aux leçons, c’est-à-dire à quelques désagréables horions sur les yeux ou le nez; mais leur entraînement est presque toujours le prélude de combats qui dégénèrent en boucherie, la lutte ne cessant que si l’un des antagonistes reste dix secondes sans se défendre, après un

coup bien asséné. Quand mort ne s’ensuit pas, les adversaires se l'ctirent de la lice la figure tuméfiée, les dents brisées, la mâchoire pantelante, et le vaimpieur, (jui ne s’en sort souvent pas à meilleur cornjite que celui qu’il a battu, touche en revanche un nombre respectable de livres sterling pariées sur sa tête. Il reçoit en outre, avec le titre à la fois lucratif et honorifique de « champion du monde », une ceinture d’honneur (jui est pour lui un titre de rente de 25 francs par Jour, et qu’il conservera Jusriu’au Jour où un partenaire plus fort ou jilus heureux que le précédent viendra, sans plus de ménagements, lui ravir à son tour' sa gloire et ses insignes...

Moins brutale dans l’assaut et les leçons, la boxe française compor te avec les coups de poing une série de coups de pied apfielés savate ou chaasson, et l’on comprend aisément que cette méthode développe l’intérêt lui-même de la boxe, en même temps qu'elle augmente son caractère essentiellement agressif et défensif. Sans comjrter, en outre, que de gros gants en crin rembourrés amortissent le choc de ceux qui sont trop <( détachés », les coups ne doivent être qu’ « escjuissés ■>, c’est-à-dire simulés, mais présentés néanmoins de telle façon que l’adversaire, bien qu’eflleuré, doive accuser le coup. Un boxeur parvient à donner ainsi dans toute leur vitesse et toute leur foi’ce des coups de pied et des coups de poing qu’il sait arrêter sur son adversaire en les réduisant à un choc très léger; à l’occasion, il saura leur faire produire de redoutables effets.

Entendus de telle façon, on voit aisément que la boxe et le chausson sont un passe-temps qui, tout en n’oifrant aucun danger, constitue encore un exercice à la fois hygiénique et de défense pouvant rendre d’inappréciables services. Aussi est-il aujourd’hui en honneur dans l’armée et les gymnases, ainsi que dans nombre d’établissements scolaires.

Comme la lutte, la boxe développe l’adresse, l’agilité, la souplesse, et habitue au raisonnement et au sang-froid, parce qu’elle oblige à observer l’adversaire et à l’attendre à une faible dislance. La boxe procure ainsi l’assurance en soi, c'est-à-dire la volonté et l’énergie, par la conscience (ju’on acquiert de pouvoir se défendre avec succès contre un adversaire d’une force supérieure.

'Voici les principaux coups de boxe et de chausson : 1“ couj» (le poing droit, de revers, de masse; 2“ coup de pied bas, de liane ou de figure.

lit. — Les Poids.

Après avoir parlé de la lutte et de la boxe, il est difficile de ne point dire un mot du maniement des haltères et des poids, exercice essentiellement athlétique et qui comporte l’enlèvement : 1° des poids légers, variant de 1 à 50 kilogrammes; 2® des poids lourds, au-dessus de 50 kilogrammes.

Le véritable entraînement, c’est-à-dire l’exercice vraiment hygiénique et à la portée de tous, s’opère ici avec des engins de 4 à 10 livres, les seuls qui permettent de faire,'' sans repos, pendant 10 ou 15 minutes, des mouvemenis indéfiniment variés et spécialement combinés, chacun en vue de la mise en action

Exercices divers avec le yrand haltère à deux mains.

CANNE. — Parade du coup de fi3ure ; tierce.

Parade du coup de flanc ; quarte.

Parade du coup de jambe ; tierce.

d’un muscle particulier. Ce muscle se fortifie ainsi par la fréquence du mouvement et de l'effort léger, mais continu, qui fait « travailler »

et se développer les fibres musculaires, au lieu de les distendre et les fatiguer.

Cette méthode d’entraînement à l’aide d’engins de 4 à 10 kilogrammes n’est cependant pas absolue, et chacun peut, suivant sa force, très avantageusement travailler avec des haltères ou des poids de 10, 20, 30, 40 et 50 kilogrammes, surtout dans des mouvements à deux bras qui, combinés encore avec flexions du torse et des jambes, divisent ainsi l’effort et le réduisent. Au-dessus de 50 kilogrammes, de quelque vigueur qu’on soit doué, la continuité du mouvement devient impossible et sa rareté même en paralyse l’effet salutaire, quand l’effort qu’il exige n’occasionne pas de déchirures du tissu musculaire ou des aponévroses.

L’enlèvement des poids lourds doit donc être d’une pratique modérée, et le complément, d’ailleurs inutile, de l’entraînement par les poids légers.

Avant tout, la règle qui domine les exercices en général, mais en particulier celui des poids, c’est qu’on ne doit pas vouloir dépasser sa force, en s’imaginant que l’entraînement même le plus raisonné soit susceptible de suppléer à la nature, et qu’on puisse devenir un athlète par habitude en s’exerçant chaque jour à soulever des poids de plus en plus lourds. La véritable « force » n’est pas une question d’habitude, mais bien de constitution anatomique, de conformation physique, et l’on apprend surtout par l’entraînement à distribuer utilement la vigueur que l’on possède pour lui faire produire ainsi tout son effet, beaucoup plus qu’on ne la développe véritablement. Tel, en effet, qui n’a jamais manipulé un haltère, mais qui est naturellement «fort», l’enlèvera souvent avec beaucoup plus de facilité que celui, moins vigoureux, qui s’est livré depuis longtemps à semblable exercice. On peut devenir par l’entraînement ce que l’on est convenu d’appeler, si improprement d’ailleurs, un homme « nerveux», mais on naît athlète.

Les principaux mouvements dans le maniement des poids et des haltères sont : le bras tendu, la volée, Varraché, le dévissé, le développé à un ou à deux bras ; le deux-temps à un ou à deux bras.

Bibliographie. — Léon Ville. La Lutte et les lutteurs (Pa.ris, Rothschild, 1891).

PiiiRCB Egan. Boxiana, ou Esquisse du pugilat ancien et moderne (Londres, 1824, 4 vol., ill.).

Prévost. Manuel de la Boxe française et anglaise (Paris, Jules Taride, 1882).

Kugen Sandow. Strength and iiow to obtain it, with anatomical ehart (Londres, Gale et Polden, 1897).

Charlemont. L’Art de la Boxe française et de la Canne (1899).

Albert. La Boxe (1898).

MAURICE MÉAUDRE DE LAPOÙYADE,

Avocat à la cour d’appel de Bordeaux.

Les pliotügraphies insérées dans le présent article sont extraites de L'Art de la Boxe française et de ta Canne, par le professeur Charle- MONT fils, qui lient la plus ancienne académie de boxe de Paris, académie fondée par Charlemont père.

Depuis un certain temps la lulle a été remise en honneur, grâce à la propagande faite en sa faveur par les journaux spéciaux de sports ; Le Journal des Sports, La Vie au grand air, Le Vélo. Le vainqueur du Championnat du Monde de lulle, organisé par I.e Vélo au Casino de Paris, a été Paul Pons; second, Pytiazinski; troisième, Gamhier; quatrième, Wetasa. Le vainqueur du Tournoi de lulle, organisé aux Folies- Bergère, par le Journal des Sports, a été Pytiazinski; second. Constant Le Boucher; troisième. Aimable de la Calmette; quatrième, Laurent le Beaucairrois. Un grand nombre de villes de province et de l’étranger ont organisé depuis cette époque des concours similaires. Surtout à Bordeaux, patrie de Rossignol-Bollin, des Bernard, des Sabès, des Gambier, la lutte et les poids ont reçu un nouvel essor. Citons parmi les premiers athlètes amateurs : MM. Meaudre de la Pouyade, Winter, Exshaw, Le Vavasseur, Sue, Darrieux, Le Marchand.

Il existe à Paris un certain nombre de salles de boxe, de lutte, de canne; les plus renommées sont celles de Charlemont père et fils, de Castérès, de Leclerc, do Pictory, d’Albert, de Quillier, etc.

Deux sociétés nouvelles ont été fondées ; la première. Société des Boxeurs français, en 1890; elle a pour président M. Clerc-Rampal, et compte environ cent membres. La seconde société. Le Boxing-Cluh, a été fondée en 1896; président, M. Emile Bruneau de Laborie.

Ces deux sociétés donnent des assauts intimes dans leurs salles respectives, et chacune deux grands assauts publics par an, au Cirque d’Eté ou dans la salle des Agriculteurs, rue d’Athènes; ces séances sont fort courues, les invitations très recherchées; les plus forts de nos amateurs et de nos professeurs se rencontrent en des assauts sensationnels.

La Danse.

IA gambade de l'homme primitif sous l’impulsion d’une joie fut le germe de l’art chorégraphique. L’homme, ayant -i saute' parce qu’il était joyeux, se rappela que la chose était amusante ; et voilà qu’il se prit à sauter pour y retrouver de la joie.

A ce jeu la femme ne pouvait manquer d’apporter de la coquetterie, de la malice et de la grâce : les yeux des hommes se réjouirent. L’art de la danse était inventé.

La danse moderne française se compose de pas réglés, combinés avec des gestes harmonieux, s’exécutant au son de la musique.

A l’étude de la danse se rattache la connaissance des principes da maintien. La danse et le maintien constituent la science de se tenir et de se mouvoir artistement.

Il ne semble point qu’il puisse exister plusieurs façons de marcher, ni que cet exercice soit susceptible d’enseignement, étant naturel. Regardez les gens qui passent et voyez les dissemblances. La marche est donc soumise, comme toutes choses, à des principes auxquels on se conforme, par instinct ou par éducation, quand on porte la tête droite sans jactance, la poitrine ouverte, les épaules d’aplomb, le buste légèrement cambré, l’ensemble du corps ferme et souple, le pas énergique et léger, imperceptiblement élastique.

Le maintien rectifie les altitudes vicieuses, déformations momentanées de l’esthétique humaine, qui par l’habitude se cristallisent chez l’individu et finissent par imprimer de véritables difformités à des corps normalement bâtis à l’origine.

La noblesse du port évoque en l’homme, par un reflet intime, un sentiment de décision, de bien-être et de franchise qui rayonne sur le visage et appelle la sympathie.

Parade du coup de tête.

IJiS JEUX DE EAU ME

l/ail. dans le inaiiitieii est le sciciet de cet indétinissalile In'illaiit (]ui l'ait riioiinne du inonde et sème le succès. A la fois un ornoment et une imissance, U^s lionnes manières forment un èlrmcnt essenliel du savoir-l'aire, ce f’rand ar t de la vie.

Seule, la danse, (lar les assouidissements (|u’elle exige, les jias, les attitudes et les gestes (ju’elle enseigne, arrive à donner au coi|)s celte dignité, aux mouvements cette soujilesse et cette l'It'gance, à toute la |iersonne cette aisance et celte simidicité (jui constituent la disi inc.lion.

l'icole classii]ue des lionnes façons, la danse mondaine est le divmtisseinent pari ieulier de la galaiderie. l’avane ! Menuet! (iavotle ! ! Au milieu de ces évolutions variées. Ton

salue, les mains se lu’ennenl et se iiuittent pour se ressaisir et se séjiarer encaire, les tailles sont enlaci'es. (Juc de muettes politesses, de menues attentions et de discrètes prévenances! Une d’intentions aimaldes, fugitivement écliangées dans les regards et Icis sourires!

I.a danse fait naître chez l’homme et perfectionne chez la femme ces délicatesses afiinées dans les contacts qui jioélisent les inliniités. Dans ce Jeu (diarmant, jioint d’adversaire, et chacun cependant a son iiarlenaire, (jui pour riiomme est une femme et pour la femme un homme. Aussi la Jeunesse en fera-t-elle à Jamais sa distraction favorite. Si la Jeune lille surtout ralfole du hal, c'est (ju’il est en même lom[)s son triomphe. Ailleurs son rôle est toujours de se soumettre et de s’effacer; mais au bal elle est reine, parce que là le sceptre est tenu par la grâce et la beauté.

Ce n’est point sans un peu de gène émue que la Jeune fille fait son apparition dans une soirée, à travers les clartés de lumière, le froufrou des soies, le scintillement des parures et la curiosité des yeux. Mais son trouble se fond dans la Joie aussitôt qu'elle voit autour d’elle d’impatients danseurs solliciter, le sourire aux lèvres, la précieuse faveur d'une valse.

I.e jiiaiio fait brusquement résonner quelques accords impératifs d'une mesure à trois temps : les habits s’entre-croisent à la hâte dans le cercle formé par les toilettes décolletées ; la fusion s’opère. S’écroule une grêle rythmée de notes entraînantes : danseurs et danseuses, unis par deux, sont emportés dans un tourhillon.

Choisissez des yeux un couple sachant valser, et contemplez ce spectacle : aucun élan, pas le moindre effort ne les fait mouvoir; ils ne sautent pas, ils ne glissent point; ils semblent llotter sur le parquet qu’ils effleurent à peine, comme s’ils étaient délivrés de toute pesanteur ou soutenus dans l’esjiace par des fils enchantés ; leurs pieds seulement, avec une simultanéité mécanique, dessinent temps pour temps trois petits pas habiles et réguliers. Dans ce rapprochement familier, autorisé par la musique, ils goûtent le plus vif des plaisirs permis. Bercés par la cadence, grisés d'harmonie, ils rêvent voguer sur d'invisibles vagues, planer comme dans les deux tournoie l’aigle lentement.

La réaction psychique de la danse est un sentiment de douceur, de bienveillance et de sérénité.

Au point de vue gymnastique, la danse est l’exercice qui convient le mieux à la nature féminine.

11 n’est Jamais question, dans les sociétés d’éducation physique, de la femme. Celte indifférence est étrange. Le sexe féminin n’est cerles, sous quelque rapport qu’on l’envisage, une partie négligeable de l’espèce humaine. Il mérite une sollicitude au moins égale à celle que l’on peut prodiguerau sexe masculin. La santé des femmes n’est-elle pas aussi digne d'intérêt? La beauté de leurs formes est-elle moins désirable? Puis, dans toute œuvre entreprise, il faut regarder au delà de l’époque présente. La culture physique des individus existants améliore le germe de vie que l’atavisme transmettra aux êtres à venir. Est-il suffisant, pour la régénération d’une race, de veiller seulement à la musculature des hommes? L’état physiologique de la mère n’aura-t-il pas d’iniluenae sur l’enfant? 11 faut donc, dans le but même d’obtenir la puissance et la beauté des mâles, cultiver l'épanouissement de la constitution jdiysique de la femme, puisqu'elle est la source féconde d’où Jaillit l'humanité.

Les Jeunes filles, enserrées dans le despotisme de la mode, appliquées à des travaux généralement sédentaires, sont, plus encore que l'homme, exposées à ne fournir qu'une somme de travail musculaire insuffisant aux nécessités de leur hygiène.

Les exercices doivent être choisis pour la femme en con. sidération des particularités de son sexe. Bien de violent, d'acrobati(jue ou de forcé. Des mouvements moelleux, tels

<iue la natation, l’escrime, pratiquée avec un tireur à main légère.

Mais la danse est l’exercice féminin par excellence : les petites filles dansent et chantent, tandis que les garçons courent et se haltent pour s’amuser. La danse assouplit et fortifie précisément les i)arties du corps qu’il est souhaitable de trouver solides chez la femme : les Jambes, les reins, la poitrine.

Mettre la danse au rang des matières obligatoires de l’enseignement, ne serait- ce [las la meilleure solution du i)roblème de I éducation physique de la femme? Les différentes positions, les flexions, les développés, les temps sautés, le Jeu des bras, les attitudes, la cambrure des reins et l’extension de la poitrine, les pas si nombreux et si variés donneraient plein essor à la splendeur des formes féminines.

lüurnoi de galanterie, spectacle gracieux, plaisir, hygiène; ne tresserons-nous pas des couronnes pour la danse?

UENlil GliOSSAIth,

Avocat à la cour d’appel de Kordcaux

Les Jeux de Paume.

Mle professeur Paul Ferdrizet s’étant chargé de nous retracer en tête de ce recueil l’histoire des Jeux en Grèce et • à Rome, il mesemble absolument inutile d’étudier l’évolution des Jeux de paume à travers l’antiquité. Il serait du plus haut intérêt de parler de ces Jeux durant le moyen âge et la Renaissance, de conduire ainsi le lecteur Jusqu’à nos jours et de rechercher les causes des succès de Jadis et de l’abandon actuel de certains de ces exercices, si favorables au développement physique ; mais le peu de lignes qui me sont réservées m’obligent à négliger cette partie de mon étude.

Si nous comprenions sous le titre de « Jeux de paume » l’en- ^ semble des exercices physiques où la balle Joue le rôle principal, nous serions forcé de parler d’une multitude de Jeux, depuis la balle au chasseur Jusqu’à la balle au pot ou au mur. Traiter de ces délassements d’écoliers nous semble inutile, et nous nous consacrerons entièrement à l’étude des Jeux basques, de la courte et de la longue paume et du tennis.

1° Jeux basques. — Les Jeux de paume sont célèbres dans le pays basque, et les touristes qui ont le bonheur de parcourir cette contrée pittoresque conservent un souvenir excellent de ces luttes émouvantes. Il y a deux sortes de Jeux : le rebot, le blaid.

A. Le Rebot. C’est le Jeu historique par excellence, mais il est un peu délaissé aujourd’hui. Le rebot se Joue sur la place publi<[ue, au sol bien nivelé et au fond de laquelle se trouve une surface pavée A A' B B' G G'. Le mur du rebot contre lequel rebondit la balle s’élève sur le côté A A' G G'. Les Joueurs se divisent en deux camps. Un butoir est placé au centre du Jeu et sert au buteur pour l’envoi de la paume contre le mur. Dans chaque camp il y a : 1“ un buteur; 2® deux rechasseurs, placés entre le butoir et les extrémités du Jeu, et 3" des Joueurs proprement dits, déployés en éventail à l’extrémité de la place (1).

« La balle lancée du butoir vers le mur doit rebondir sur la surface pavée, soit avant de loucher le rebot, soit ,03?^ après, et c’est de ce premier bond (JUe le Joueui place au jeu de Paume basque;

rehot doit la repousser. » type Saint- Jean-de- Luz.

Des Juges nommés par les Joueurs sont prêts à trancher

souverainement toute contestation. L’n crieur, sur une i)salmodie monotone, annonce les Jeux.

B. Le Blaid. Le blaid se Joue, soit à main nue, soit avec une

(!) Cf. Les Jeux de halle et de ballun, p. 147.

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