C U NI S S ET- C ARN O T
Premier président à la cour d'appel de Dijon.
Principales Sociétés :
— L'Union des Sociétés de Tir de France, fondée en 1886 par M. Paul Déronlède, qui s’en relira aussitôt. But, depuis la retraite de
ce dernier ; vulgariser le tir, avec, comme moyens d’action, l’organisation de concours de tir, l’obtention de brevets, de records de tir. Bulletin officiel de l’Union ; Le 'Tir National. Environ 380 sociétés affiliées; membres effectifs, 930. L'Union a été reconnue d’utilité publi([ue en 1897, grâce à la somme abandonnée dès sa fondation par M. Paul Uéroulède. L'Union des Sociétés de Tiri, depuis la retraite volontaire de M. Uéroulède, a pour président, M. Daniel Mérillori; pour vice-président, M. Boueber-Cadart; pour secrétaire général, M. Florimond Lermusiaux ; pour secrétaires, MM. Paul Lefèvre et Steplian. Siège social, 2, passage des Petits-Pères.
— Le Syndicat général des Tireurs français, fondé en 1897 par M. Thomas Hiboud, directeur du Stand. But : vulgariser le tir dans le public et parmi la jeunesse, avec, comme moyens d’action, des dons aux écoles, lycées, de matériels de tir, comprenant carabines réduites, cartouches, cartons-cibles, rameneurs-transmetteurs. t 200 membres. Président, M. le colonel Sever; vice-président, M. Marot; secrétaire, M. Thomas Riboud. Siège social, 51, rue Vivienne.
-- /.e Pîi'tofc/, fondé en 1894 par MM. le comte Clary et Gustave Voulquin. But: vulgariser le tir au commandement sur silhouettes en plein air, au pistolet et au revolver. Le Pistolet donne deux réunions mensuelles, en été, au tir Guyot, au Bas-Meu lon ; en hiver, au tir Gastinne-Renette, avenue d’Antin ; et organise chaque année deux grands concours, le premier pour tous les tireurs français et étrangers, le second pour les officiers de l'armée. Président, comte Clary; secrétaire, Gustave ’Voulquin. 260 membres. Siège social, 10, rue Blanche.
— Le Fusil de chasse, fondé en 1898 par M.M. Gaston Legrand Paul Manoury, Gustave Voulquin. But : vulgariser le tir au fusil de chasse sur pigeons d’argile Ilarrison, lancés par le Ball-Trap. Réunions chaque mercredi et deux dimanches par mois au tir Guyot (Bas- Meudon). 200 membres. Président, M. Gaston Legrand ; secrétaire, IM. Paul Manoury. Siège social, 10, rue Blanche.
— De nombreuses Fédérations de 'Tir existent, autour desquelles viennent se grouper les sociétés de tir de leur région :
1“ Fédération des Sociétés de Tir du Nord. Siège social, Arras. Président, M. Boucher-Cadart; secrétaire, M. E. Frère.
2» Association des Sociétés de Tir réduit du Nord et du Pas-de-Calais. Président, M. Cousin; secrétaire M. Vandaele. Siège social, Roubaix.
3“ Fédération des Sociétés de Tir du Sud-Ouest. Président, lieutenantcolonel Bonnet; secrétaire, M. Juillet. Siège social, Bordeaux.
4“ Fédération des Sociétés de Tir de Nancy, 'Tout et Lonyuyon. Le président et le secrétaire sont ceux de la ville ofi a lieu le concours.
5® Fédération des Sociétés de Tir du Centre. Pi'ésident d’honneur, M. le lieutenant-colonel Dumas-Guilin; président, .M. Framjois; secrétaires, MM. Piégaud et Dordu. Siège social, Limoges.
0® Union des Sociétés de Tir de la ré<yion de Paris. Président, M. Rognin. Siège social, 2, passage des Petits-Pères.
7" Fédération des Sociétés de 'Tir de TOuest. Président, capitaine Léon Moreaux, de Rennes; secrétaire, adjudant Parroche. Siège social, Rennes.
L'ESC niME
L’Escrime.
I 'escrime est l'art de se défendre et d’attaquer à l'arme blanche.
l.e combat singulier fut naturellement l’origine de la science des armes; le champ clos en était tout d’abord l’unique
but.
La garde est la position de combat. Chaque partie du corps doit être placée de la façon la plus favorable à la défense et à l’attaq ue.
Voici quelle est la position de garde à laquelle conduit le raisonnement :
Les pieds en équerre, la pointe du pied droit dans la direction de l'adversaire et à deux semelles environ en avant du gauche; les jambes
plan vertical de la ligne d’attaque. Ni perte de force, ni perte de temps. Le mouvement s’opère avec la moindre action.
Le développement terminé, les jambes forment avec le sol un triangle rectangle dont la jambe gauche et la cuisse droite, dans le prolongement l’une de l’autre, représentent l’hypoténuse; avec l’inclinaison du corps, la fente réalise ainsi le maxime d’allonge. A l’apogée d’un semblable développement, on ne conçoit rien de plus achevé; pas une ligne, pas un point n’est à modifier.
Le corps, étant actionné par l’impulsion constante du jarret gauche et par son propre poids, accomplit un mouvement uniformément accéléré, et fournit à la fin de 1 attaque sa plus grande vitesse.
L’attaque doit être suivie instantanément par le retour en garde.
Au point extrême du développement, la tension des muscles et l'arrêt net du mouvement en avant provoquent une réaction qui favorise le mouvement en arrière.
Le retour immédiat évite les « corps à corps », le « ferraillement », et remet l’attaqueur sur la défensive classique. Il faut donc se relever d’un seul trait. A la leçon, si le maître commande ; « Restez fendu », ce doit être pour vérifier la position.
La garde rationnelle.
Le développement complet.
pluyécs; le genou gauche surplombant la pointe du pied, la hanche au-dessus du talon; le genou droit dans la direetion de l’axe du pied droit, la jambe verticale; la hanche gauche elJacée; la hanehe droite rentrée donnant au eorps une légère inclinaison; les reins d'aplomb; l'épaule gauche effacée ; la poitrine en dehors; la tête haute, tournée vers l’adversaire; tous les doigts de la main enveloppant la poignée de l'épée, le pouce en dessus; le bras droit demi-allongé, le poignet souple, le coude en dedans ; les épaules libres; le bras gauche arrondi, la main à hauteur du sommet de la tète.
Le talon gauche, le pied et le genou droits, les hanches, les épaules, les bras se trouvent dans un même plan vertical.
L’effacement de la hanche gauche facilite l’effacement de l’épaule; le corps étant ainsi de profil n’expose que sa moindre surface. Le coude en dedans oblige à des parades sobres, et assure la direction de la riposte. La légère inclinaison du corps le dispose au mouvement de l’attaque; c’est en même temps une garantie contre la tendance aux « retraites de corps ».
Cette garde est d’une allure gracieuse et guerrière.
L’attaque s’exécute au moyen d’un mouvement appelé fente ou développement ; elle devra fournir la plus longue portée et le maxime de vitesse. Le principal mérite de la garde est d’en disposer le mécanisme.
Pour se fendre, allonger le bras droit, déployer le bras gauche, soulever la pointe du pied droit, le lancer en avant en glissant le talon au départ, le pied gauehe fixe et bien à plat, le corps filant en avant de son propre poids et par la détente progressive du jarret gauche, poser le pied droit et laisser porter le eorps sur les jambes de façon à prendre la position suivante :
Le pied gauche toujours à plat, le jarret tendu; la jambe gauche, la cuisse gauche et la cuisse droite formant une ligne droite de la cheville intérieure gauche au-dessous du genou droit; la jambe droite verticale; la hanche et l'épaule gauches toujours effacées; les bras parallèles à la ligne droite des jambes; le corps incliné, le plus allongé possible ; la tête face à l'adversaire, le regard haut.
L’aplomb général se maintient, pendant le développement, par 1 équilibre des rouages du mécanisme agissant suivant le
prolonger la tension des muscles et soigner l’équilibre. Dans l’assaut, il ne faut rester fendu que par exception, pour « remiser # sur un adversaire qui « se découvre » après la parade, ou lorsqu’on a quelque raison spéciale pour vouloir notifier le coup de bouton.
Celte théorie de la garde et du développement est faite suivant la méthode de M.Pelabon, de Bordeaux.
Il ne suffit pas de comprendre la position de la garde pour s’y conformer et le mécanisme du développement pour l’exécuter. La place et la fonction assignées à chaque membre exigent une souplesse rare. En garde, l’assiette, la position du pied gauche, la direction des genoux, l’effacement, le coude en dedans, l’élévation de la main gauche ; dans la fente, la fixité du pied gauche, la ligne droite des jambes, le maximum d’allonge, présentent de hautes difficultés. 11 faut encore que les rouages fonctionnent sans raideur. Les bras forment un système qui doit être indépendant du mécanisme des jambes. Enfin, les mouvements devraient arriver à se faire naturellement, sans qu’il fût nécessaire de s’en préoccuper.
Une semblable perfection ne peut être l’apanage de tous les tireurs; elle sera réalisée par ceux que la persévérance d’un travail raisonné aura transformés en artistes.
Le plastron est la leçon d’escrime. L’essentiel est que l’élève soit astreint à l’application des principes dans la limite de ses aptitudes et de son « acquis ». Le maître veillera sans cesse à la garde, au développement. Il obtiendra la vitesse par l’aisance, l’équilibre et l’harmonie des mouvements.
Il est profitable de faire, avant la leçon, certains exercices préparatoires, tels que la « barre », pour assouplir les épaules, forcer l’écartement des genoux, et travailler le développement. L’étude personnelle du mécanisme y fera découvrir des détails intéressants et d’inépuisables ressources.
La tactique, dans l’assaut d’armes, comme en bien d’autres matières, est le principal élément de réussite. Mais le meilleur appui d’une bonne tactique est encore le mécanisme. La tactique par elle seule n’est qu’une abstraefion. Quelles que soient