‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 46 sur 130 · X. — Déplacement DES Elèves · texte numérisé non relu

X. — Déplacement DES Elèves

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Purfn

(In

l’application

«les

Uosoriplion des exercices. exercices.

Suspension simple l’i la ponlre, ?i l’ée.helle liorizonlale , avec et sans profîression par les mains; avec on sans élévation dn corps à l’aide des bras .3 minutes

Allitndes sur la pointe des deux pieds et d’un pied sur le plancher.

Progression sur les madriers en bec de Ilûte d’épaisseurs diverses ; madriers fixes et mobiles; avec ou sans panier sur la tôle; avec on sans balancier dans les mains, les bras ouverts formant balancier. . —

Mouvements des liras en flexion ; extension , rotation, circnmdnclion ; ti mains libres; avec les barres d'atlitiides, les haltères, les mâts; â l’espalier, au mur, à la poutre, au banc 3 —

Flexion, extension, torsion du tronc :

1, avec et sans barre d’atlitude.s;

2, au banc; 3, à l’espalier; 4, au mur ; S, à la poutre ; 6, avec appui sur les mains des opposants ... 3

Mêmes mouvements qu’en V et VI, avec agrès 3 —

Sauts surplace sans obstacles; sauts sur place avec obstacles; sauts sur place en hauteur, en profondeur; sauts sur place en écart à droite et à gauche ; sauts sur place en s’aidant des mains, sans élan et sans course (îi la selle, à la banquette, au tabouret).

Sauts en s’aidant avec les mains, avec course et élan :1, sans obstacle; 2, avec obstacles (selle, banquette, cheval d’arçon, poutre).

Course avec sauts alternatifs sans obstacles, avec obstacles 5 —

Marche au pas, en flexion légère.

Mouvements d'inspiration et d’expiration profondes et lentes avec élévation, flexion et rotation des bras ; élévation du corps sur la pointe des pieds; llexion sur les jambes; mouvement de pédale des pieds, le talon restant appliqué au sol. . 3 —

Marche lente et rythmée 2 —

Total 35 minutes.

La progression dans celte leçon doit être représentée par :

1“ Une position fondamentale d’une difliculté progressive;

2" I.a force, c'est-à-dire par l’exécution plus ou moins complète d’un exercice;

.'b' La durée de l’exercice ;

V’ La rapidité de l’exécution;

La répélitinn [ilus ou moins fré([uente de l’exercice;

ti" \.'r.Técnti()n d'un exercice combiné, c’est-à-dire qui s'adresse à [ilusieiirs jiarties.

Cràce aux tableaux synojitiques des cours et au plan général d’une leçon de gymnastique qui est peé|)arée comme l’est une leçon ordinaire, dans l’ordre intellectuel, le professeur peut se rendre compte des degrés d’entraînement. En Suède chaque éb'^ve [lossède un livi et sur lequel est mentionné le degré de son dévelo|)iiement.

Les salles de gymnasliiiue doivent êtret spacieuses. La salle du lycée du (|uartier nord do Stockholm, le Norrn Latinlüroverks, possède en longueur db"',40; en largeur, 17'", 713; en hauteur, 1)'",1(); en surface carrée du sol, bd7"'c,8U; en volume d’air, àS!)'i mètres cubes; en surface carrée des fenêtres, 93'",,, là.

Le vestiaire a un volume d’air de 102'"c,14Ü; une longueur de fi'", 49; une largeur de 3"' ,80; une hauteur de 4'", 20; une surface carri'e de 24""’, .32.

Les tribunes des spectateurs ont lO"", 90 de longueur sur 3'", 33 de largeur, soit une superficie carrée de 58'"c,30.

Avant chaque leçon, le jirofesseur examine dans son cabinet les élèves qui demandent à ne pas y prendre part. Il examine les enfants faibles qui lui sont signalés par le médecin de l’établissement ou par le médecin de la famille. Ce dernier n’a qu’une action morale sur la décision du professeur, car tout enfant en cours de scolarité doit participer aux exercices physiques. Le médecin de la famille n’a aucune autorité pour l’en empêcher; seul le médecin de l’établissement possède cette autorité, après entente avec le directeur et le professeur de gymnastique. Le professeur série les exercices pour les élèves faibles ou qui, quoique bien entraînés, sont fatigués par des travaux intellectuels. C’est ainsi qu’à l’École normale supérieure des jeunes filles, le Sèvres suédois, le professeur de gymnastique, une dame, ne fait exécuter que des mouvements très doux, tels (jue marches, sauts légers, petites courses, élévations des bras, développement du thorax, etc., aux jeunes filles momentanément surmenées par la préparation des examens.

Elle avait remarqué, me dit-elle, que le pouvoir d’action musculaire de ces jeunes lilles était atténué pendant toute la durée de préparation aux concours. Les élèves étaient plus vite fatiguées musculairement à la fin de l’année scolaire qu’au début, parce que l’intensité du travail intellectuel était plus grande. Aussi ne faisait-elle exécuter que des mouvements doux et lents, surtout respiratoires, dérivatifs et décongestionnants.

Je trouvai dans cette application empirique des mouvements respiratoires à la détente de l’attention la confirmation de la théorie de l’addition des deux fatigues intellectuelle et physique (1).

On comprend facilement qu’avec une aussi bonne méthode et d’aussi bons maîtres l’éducation physique donne d’excellents résultats en Suède.

11 n’en est [tas de même en France; c’est pourquoi nous devons faire bénéficier notre enseignement public d’une méthode ([ui a fait ses preuves. La (juestion, pour nous, est d’une importance capitale. Nous avons gaspillé nos forces parce que nous sommes [irodigues comme le sont les gens riches; mais qui ne sait qu’une sage économie dans une honnête médiocrité vaut souvent d’avantage que la jtrodigalité dans la fortune!

Quand nous posséderons une méthode scientifique et de bons maîtres pour l’appliquer, nous dépasserons tous les autres peuples, parce que nous savons aller vite; il ne nous manque en ceci que de savoir aller bien. Erâce à l’esprit de synthèse dont est fait notre génie national, grâce surtout à la science, qui éclaire d’un jour nouveau la ([uestion du mouvement et de la pensée dans leurs rapports intimes et réciproijues, nous [tosséderons un jour une méthode bien française, ([ui sera supérieure à la méthode suédoise. Ainsi se réalisera le vœu de Ling, qui jugeait indispensable au complet développement de son œuvre l’apport du génie français.

I)i- rill LIPPU TISSIÉ.

(1) Ph. TissiÉ, Ca Fatigue et Ventratnement physique, lue. cil.

PEDAGOGIE

'l\yi)('S (le positions de f^yinnastique.

Attitudes fondamentales en station verticale debout servant de base à d’autres attitudes dérivées et indiquant

la division du travail actif pour tel ou tel segment du corps.

Mouvements devant être exécutés à une cadence lente variant entre 3, 5 tt 10 secondes. Dessinés d'après Wide (1).

Fig. 1. — Station fondamentale, verticale, debout ou fixe.

Pieds en équerre, talons joints sur une même ligne, jambes, hanches, colonne vertébrale (train inférieur) fortement tendues de bas en haut, ventre rentré, poitrine élargie, développée en avant, tète droite, cou tendu, menton rentré, regard fixe en avant, épaules rejetées en arrière.

Fig. 7. — Station dérivée. Station verticale ou Mainnuque.

De la station bras tendus en croix, passer à la station ailes ; abaisser les avant-bras sur les bras jusqu’à ce que les faces palmaires viennent aboutir à l’occiput, le bout des doigts se touchant. Tête rejetée en arrière, poitrine développée en avant. Tout le corps tendu en extension forcée. Omoplates fortement rapprochées de la colonne vertébrale.

Attitude donnant une grande amplitude thoracique et rectifiant les déviations vertébrales.

Fig. 2. — Station dérivée. Station verticale. Mains aux épaules, ou Main épaule.

Avant-bras» maintenus en flexion et en supination forcée, doigts serrés et légèrement fléchis. Bras maintenus dans la position fondamentale tombant le long de la cage thoracique.

Fig. 8. — Station dérivée. Station verticale. Bras tendus en haut ou Invocation.

Bras, avant-bras et mains fortement tendus en haut ; faces palmaires dirigées en dedans, bras écartés de la largeur des épaules, parallèlement à l’axe du corps. Train inférieur et train supérieur fortement tendus l’un sur Taure.

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