I.A GY M N ASTI nu E MÉ IG CA LE
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compter sans cesse dans la giierre aclianiée (|n’ils nous lont. A vrai dire, ces microbes ennemis Ironvont à (jui [tai ler dans l't'tre luunain on d’anli'es cidlnles, amies de I liomme, les comballent et les manf,'ent : ce sont les lions pliaf;ocytes. Mais ces auxiliaires jirécienx et dévoués doivent être soutenus dans leur lutte, et ici un facteur tout-jmissant enire en Jeu : la volonté, maîtresse souveraine de l’individu, «lui dirif’e la inacliinc humaine el (lui, par une bonne application des l èf-des de l’byf’iène, c’est-iVdire de la straléf,Me du combat perpétuel contre les ennemis, facilite le réle des phagocytes en soutenant celui du système nerveux. Le nile du muscle dans la défense organique est très important, la volonté exerce sur lui le coininandeinent su-
Fig. 12. — Schéma représentant le nombre infini de plans par lesquels peut passer le bras tendu, jouant autour de l’articulation de l’épaule, soit en extension complète, soit avec le bras en flexion.
A B. Axe du corps passant par le centre de la tôte et par les pieds. — C.
Point d'appui fictif du bras sur l’axe du corps. — CD. Ligne perpendiculaire du bras tendu, sur l’axe vertical du corps. — EF. Ligne verticale du bras parallèle à l’axe du corps dans les positions du bras levé N E et du bras abaissé N F. — N G. Ligne oblique du bras coupant Taxe du corps dans son jeu de dehors en dedans. — H. Articulation du coude avec flexion de l’avantbras sur le bras tl I. — IJ. Axe de la main. — K. Lignes de flexion de la main sur le poignet. — L. Omoplate. — M M M M. Muscles extenseurs et fléchisseurs : Deltoïde, élevant le bras de G en E en passant par une série infinie de sinus S S S S, etc-, de 305® à 90®. Biceps, fléchissant l’avant-bras H I sur le bras O H iM’, biceps en contraction complète, M, biceps en demi-contraction). Fléchisseurs de la main sur l'avant-bras. — N. Articulation scapulo-huméra’e (épaule). — O. Tête de l’humérus jouant dans l’articulation de l’épaule. — P. Humérus- — Q. Radius et cubitus. — R. Ligne d’extension de la main sur le poignet — S. Sinus infinis des angles de flexion et d’extension du bras, de l'avant-bras et de la main selon les directions opposées des flèches. — T. Tôle. — U V X. Les trois phalanges de la main en flexion et en extension.
prême. La pénétration de la volonté et du mouvement est telle qu’on ne peut comprendre l’un sans l’autre, car même le mouvement dit réflexe, dans lequel la volonté paraît ne pas agir, débute par un acte volontaire, telle la marche, etc. La psychologie moderne apprend qu'il n’y a pas de mouvement qui ne soit provoqué par une pensée et pas une iieiisée qui ne soit provoquée par un mouvement. Ainsi s’élargit le champ de l’action musculaire puisque la fibre musculaire peut être considérée comme une jiroloiigation schématique du neurone. Les mouvements que le bras peut exécuter autour de l'épaule se cIiilTrent par milliers {fig. 12), qu’il soit tendu ou plié, avec la main tendue ou pliée également. Chaque passage d'un point à un autre est provoqué par la contraction et la résolution des libres musculaires qui aclioiiiieiit les bras de leviers dans leurs multiples attitudes. Chaque libre musculaire dépend d’un neurone ou d’un groupe de neurones; c'est pourquoi à l’action mécaniijue des bras de levier el à l’action chimique des échanges nutritifs vient s’ajouter l’action
j)sychi(iue du cerveau; le muscle [iréside à la foimation de la pensée, comme la pensée préside à la formation du mouvement musculaire.
Tout cela, dira-t-on, dans le soulèvement d’un lialtère, la flexion du corps, la marche ou la course?
Tout cela et bien plus encore, car les môiries [)héiiomènes individuellement reproduits se réi)erculcnt sur la race, qui bénéficie en lin de compte de toutes les activités musculaires bien réglées.
L’application du mouvement doit donc être soumise à des lois scientiliques atin de faire rendre au Jeu psyclio-dynamicjuo de l’être humain le maximum d’effet, ])uisqu’il atteint la vie cellulaire et qu’il a une influence sur la vie physique et sur la morphologie de l'individu et de la race. « La période, dit M. Daily (1), qui s’écoule entre la fin des temps héroïques et le commencement des guerres du Péloponèse, c’est-à-dire entre l’an 600 et l’an 431 avant notre ère, comprend les siècles de Solon et de l’ériclès, c’est l’époque où l’influence condensée de la gymnastique sur une longue suite de générations avait donné à la population libre des Hellènes un haut degré de perfection physique. Or, cette perfection physique est contemporaine des plus belles productions de la science, de l’art, de la poésie, de la littérature. »
Puisque tout mouvement dépend d’une action musculaire et nerveuse, il faut donc se préoccuper de la puissance et de la valeur de cette action, d’après la puissance el la valeur des agents de ce mouvement lui-même, c’est-à-dire des bras de leviers qui le font exécuter et du système nerveux qui le provoque.
D’après le principe de mécanique qui veut que ce qu’en gagne en vitesse on le perd en force, et que ce qu'on gagne en force on le perd en vitesse ou en amplitude, on doit, dans l’application de la gymnastique pédagogique, hygiénique et médicale, faire agir les bras de levier humains selon leur longueur, selon la puissance des muscles qui les mettent en action, selon l’iiitégrité des grandes fonctions respiratoire et circulatoire qu’il faut toujours respecter et surtout selon les réactions du système nerveux considéré au point de vue purement fonctionnel, physiologique ou pathologique, aussi bien qu’au point de vue psychologique. Au point de vue nerveux, il faut considérer : 1“ les nerfs euxmêmes en tant qu’organes cellulaires (neurones, filets nerveux, moelle épinière, cerveau), dans leurs aciions sensitive et motrice et dans les causes (jui font que ces actions sont plus ou moins modifiées; 2“ les réactions mentales et l’iiillux psychique qui, sous le nom de volonté, part des centres nerveux supérieurs pour commander au muscle et, par le muscle, aux bras de levier qui mettent la machine humaine en fonction.
Ici on doit se préoccuper des diverses manières d’être de la volonté, selon ses manifestations extérieures, c’est-à-dire selon le caractère. Or, celui-ci dépend du tempérament, état pliysiologique dont l’origine est cellulaire et dynamique. Selon que la circulation sanguine est plus ou moins abondante, selon que les échanges nutritifs sont plus ou moins fréquents, intimes et profonds, selon surtout la prédominance de tel ou tel suc glandulaire dans le torrent lymphatico-sangiiin, le tempérament est dit sanguin, lympliatique ou nerveux, ses réactions sont mulliples, elles s’extériorisent par l’acte musculaire. Il faut donc se préoccuper dans cet acte des causes qui le provoquent. 11 faut ensuite classer ces réactions afin de mieux appliquer le mouvement. La manière d’être du mouvement permet d’établir la classification des caractères que j’ai divisés en passifs, en affeclifs, eu affirmatifs pour les actes physiologiques, et en imjmlsifs pour les actes pathologiques; les rétifs ne sont que des impulsifs qui intériorisent le mouvement au lieu de l’extérioriser; ce sont des impulsifs en dedans. Ainsi classé, d'après les réactions mentales extérieures des caractères, le mouvement physique peut être appliqué avec plus de sûreté, surtout dans le mouvement volontaire libre, tels que le jeu el dans le mouvement volontaire rythmé aux agrès.
Les trois principaux facteurs en gymnastique sont d’ordre psychique, physiologique et mécanique. Le succès du médecin gymnaste dans ra|)plicalioii du remède physique aux maladies qui en sont tributaires dépend donc de ses connaissances, générales autant que sûres, en mécanique, eu physiologie et en
(1) Dally, art. Gymnastique. « Dictionnaire encyclopcdiquo des Sciences iné dicales », p. 797.
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I,a fiYmnaslii|ue inidlirale deil deiic ôlre censidiu’ée à deux |Miinls de vue dineiciils se i (iiu|ilétanl l’un l’aulre : au jioinl de vue |iui'emeid. iuia auii|ue, r’esl la nyni nasi iiiue nnalieale sui'ideise, el au |ieinl de vue |isyclioleei(jue. I,e |isyolio-dynami(! ceui|d(d(; la lui'dliede suialeise, ([ui esl mécane-idiysiolof'iijue. On |ieul alleindre de la serlt! l'individu dans ses [larlies les plus pi-el'eudes (d. les plus iuliiues, eu aiiissanl à la fois sur le niusi le par rarlien inëcane-|diysi(d(j^'ii|ue el sui' la pensée jii evücalrire du nuiuveinenl pai' l’ai lien psycdielej^iijue. On alleinl la veleulé par la suetieslien à l’élal de veille, à l’étal de seinmidi nermal eu à l’élal de semineil liypnoti(|ue |ireve(]ué. On peut ainsi lurlilier des volonl('‘S, « relaper » des cai’aclères et medilier di's teinpidanients : car les lein|i(uameuls peuvent être inediliés pai' la velenlé. Il sul'lil iiour cela rie vouloir tous les jours un |ieu plus (lue la veille, id, on finit ainsi jiar lutter cenire les poussées viidentes du ternjiéranient saiif^uin, les rai;es lilanclies du teiupid'auient lyinphatico-nerveux, les afîoleineiils du leni|i(''ranienl ner veux eu la torpeur du teinpérainenl lyinplial i(]ue. Cette lutte se inaiiireste par l'acte musculaire, et ce im'uiie aide, longtemps ré|)('té, devient pour ainsi automatique. Cne lionne idlucation [diysique doit provoquer rauloinatisnie du Ideu en rortiliant la volonté; cejiendant, comme la volonté diqieiid du caractère, qui dépend lui-même du tempérament, la lutte u’est pas toujours facile : c’est ici qu'il faut faire appel à la psychologie, avec l'éducaliou morale, c’est-à-dire avec l'aide exii'rieur de la sut^'gestion à l’état de veille que donne la pédagogie familiale el scolaire, ou avec l’aide de la suggestion mi'dicale appliquée jiar le médecin dans certains cas pathologiques. Le mouvement et la peusi'e sont si intimement liés entre eux qu’ils ne fout qu’un seul el mr'uie faisceau; il faut donc admettre en théorie que l'éducation du mouvement a une inlluence sur l’éducation morale et que celle-ci en a une également sur l’éducation physique et intellectuelle. Les faits pédagogiques, physiologiques, psycho-dynamiques, pathologiques et cliniques conlirment la théorie; donc la preuve de l’eflicacité du mouvement physique dans ses rapports avec la vie organe-psychique de l’individu est faite, v J’ai vu, dit de Goncourt (1), presque toutes les vulunlcs arriver au but de leur vouloir. Est-ce que la volonté ne serait |ias un fluide aimanté qui par son intensité deviendrait une force inconnue et magnétique ayant le pouvoir de l'altirement des choses et des faits'? »
Un uatnijuiiümc absolu existe entre tu respiration forcée et l'attention soutenue intense, vnlontuirc ou non.
L'inhibition s’élablit mutuellement entre la respiration et la céréhrution, c’est-à-dire entre la res[uration et tout effort psychique d’ordre supérieur, intellectuel ou émotif. Dans l’attention soutenue et forcée, la respiration est réduite à son minimum ; dans l’émolion violente, elle est quelquefois supprimée; par contre, pendant tout exercice physique dans lequel la respiration est augmentée tout travail de célébration devient jii'nible, sinon impossible. Si l’on peut s’abstraire dans la marche lente à pied, car cette marche, par l'hahitude, est devenue un mouvement automatique qui n'agit que fort peu sur la respiration, la chose est impossible à bicyclette, par exemple, ou dans la course à pied en vitesse. C’est dans cet ordre d'idées psycho-physiologiques que les instituteurs suédois font exécuter, emidriquement, aux enfants des écoles primaires des mouvements de respiration, dans te cours même de la leçon ou de l'élude, dès qu'ils s’aperçoivent que la fatigue intellectuelle diminue le pouvoir d’attenlion. Ils diminuent davantage encore ce pouvoir [leiolaiit quelques instants par des mouvements spéciaux de respiration exécutés entre les bancs de la classe, afin de re[ioser le cerveau des enfants ]iar la distraction, d’attirer le sang de la tête vers les poumons et vers le train inférieur, et de leur
^1) Journal dos (ioncourl , aiiiico 180'.*, jJ. 287.
|iermeltre ainsi, en riiématosant, de retenir plus facilement la res- ])iration, sans Inq) de fatigue, en vue d’une allenlion jilus grande qu'ils veulent |irovoquer à nouveau. {'Voir fuj. H, !), pmie
l’/ovoquer une lespiiation intense, c’est délasser l’attention et peinicttre au cerveau de se reposer. Une Juste alternance dans le travail et le, rejios du cerveau en ce qui concerne la lixalion de l’attention constitue une excellente hygiène psychique dont la res|iiralion est un des principaux facteurs. Le jeu en plein air est un bon exercice irenlraînement delà resjiiration et de l’atlenlion en ce sens que la res[uration profonde abolit le |)ouvoir de l’attention forcée sans cependant atténuer le pouvoir d’attention nécessaire à la bonne direction du Jeu. Si le jiouvoir d’attenlion est moins dévelopjié chez l’enfant que chez riiomme, c’est non seulement parce que ses centres jisychiijiies sont en évolution, mais parce que la fonction pulnioiiaire esl plus développée chez l’enfant que chez l’adulte. La léglementation du Jeu est en raison directe du jiouvoir d’attenlion. Très simple pour reniant du (ireiniei' âge, le jeu devient une science dans le sport pour l’adulte. Seule de toutes les fonctions organiques viscérales la respiiation est sous la dépendance de la volonté. La raison du [louvoir de la volonté sur la respiration est dans la même origine embryogénique des jioumiins et du cerveau. Les poumons sont constitués par un repli (lu feuillet externe de l’embryon qui sert également à constituer les centres nerveux, les organes des sens et la peau, organe sensoriel du tact.