‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 68 sur 130 · IV. — MKCANiQiin irr gkomùtiuk uioi.oukjues · texte numérisé non relu

IV. — MKCANiQiin irr gkomùtiuk uioi.oukjues

delà dit, il convient d’indiquer quel(|ues principes de prati(jue poui l’apjilication du mouv('ment, et ici Je reviens à la classification ib's mouvements par le Jeu des bras de levier humains et [)ar celui des agrès qui lui sont appliqués.

Ilapiielons tout d’abord le principe de mécanique du centre de gravité du corps humain, puisejue les bras de levier agissent sur ce centre de gravité, qu’ils déplacent ou qu’ils rétablissent à l’aide de la puissance musculaire.

Pour qu’il y ait équilibre, il faut et il suflit que la force unique de la pesanteur dirigée verticalement, de haut en bas, en passant par le centre de gravité, soit équilibrée par la résistance d’un point fixe sur lequel elle passe.

Le centre de gravité se trouve toujours sur la verticale du jtoint sur lequel est suspendu le corps ou sur le point d’appui sur lequel il repose.

L’attitude du corps varie pour amener le centre de gravité à passer par sa base de sustentation.

Plus la base de sustentation humaine sur les pieds est étendue, plus grande est l’amplitude qu’on peut donner aux mouvements sans que la verticale, menée par le centre de gravité du corps se trouve en dehors de cette base. Sa stabilité diminue sur un pied et plus encore sur la pointe d’un seul pied, car le moindre balancement fait dévier le centre de gravité en dehors de la base de sustentation.

La stabilité d’un corps dépend du point sur lequel est placé son centre de gravité. Il est en équilibre stable quand son centre de gravité est placé plus bas que dans toute autre position voisine, comme dans un cône reposant sur sa base ; il est en équilibre instable quand le centre de gravité est placé plus haut que toute autre position voisine, comme dans un cône reposant sur son sommet. Enfin il est en équilibre indilferent quand, dans les diverses positions du corps, son centre de gravité n’est ni relevé ni abaissé, comme dans une sphère placée sur un plan horizontal ou une roue sur son essieu.

Les bras de levier du corps humain sont constitués par les os, les muscles et les articulations. Les os forment les bras de levier rigide, les muscles émettent la puissance, les articulations constituent le point d’appui.

Dans le premier genre de levier, le point d’appui se trouve placé entre la puissance et la résistance; c’est la balance : la tète appliquée sur la colonne vertébrale, le corps lui-même maintenu en station perpendiculaiie par la traction égale entre eux des muscles antérieurs, postérieurs et latéraux appartiennent à ce premier genre. Le point d’appui où reposent les pieds est placé sur le sol, au cenire géométrique de toutes ces actions.

Dans le second genre ou interrésistant, la résistance est placée au centre du bras de levier; à une de ses extrémités agit la puissance, à l’autre se trouve le point d’appui.

(1) l’ii. Tis.siÉ, Un cas d'iaipuhion sportive ou ludumanie. Loc. cit.

(2) Journal de Zimmerman.

L’étendue du mouvement est sacrifiée à la force.

Le ty|)e de ce deuxième genre est la brouelte; nous retrouvons ce bras de levier dans l’articulation du jued avec la Jambe ; la résistance est le poids du corps qui tombe sur le cou-de-pied, la puissance est dans les muscles du mollet, qui soulèvent le corps sur la |)oinle des pieds ; le i)oint d’af)pui est sur la plante des |)ieds dans la station de repos debout, ou sur la pointe du [lied dans le mouvement de soulèvement du corps. L’amplitude du mouvement est ici très restreinte : ce que l’on gagne en force on le perd en vitesse.

La structure de tous les muscles élévateurs ou extenseurs est particulièrement adaptée à ce Jeu de levier du second genre; toutes les fibres musculaires viennent aboutir à un tendon central vers lequel elles se dirigent obliquement en forme de barbe lie plume ou de jientie de flèche. La traction de ces fibres est très puissante quand, [irenant leur [loint d’appui à leur point d insertion supérieure, elles se contractent dans le sens oblique pour tirer sur le tendon.

La traction sur le tendon d’Achille a pour effet de raccourcir sa longueur, de faire jouer ainsi l’articulation du cou-de-pied et par cette même action de faire basculer le corps en avant, en déplaçant le point d’appui pris sur les talons, vers les os du métatarse.

Dans le troisième genre, ou inter puissant, la force est sacrifiée à l’étendue du mouvement. Ce levier est le [dus répandu dans l’économie, il sert à la progression et à la [iréheusion ; on le trouve dans le bras et dans les Jambes où, grâce aux os longs qui servent de charpente, l’étendue du mouvement est très grande, mais où la force est sacrifiée.

Pour le bras, par exem[jle, la résistance se trouve placée dans le poids du bras lui-même, poids qui est augmenté de toute sa longueur du bras de levier. La puissance est dans les muscles deltoïdes, pectoraux, trapèze, etc. ; le point d’appui est sur les côtes et le sternum pour les pectoraux ; sur la clavicule, l’acromion et l’épine de l'omoplate pour le deltoïde ; la colonne vertébrale et l’occiput pour le trapèze. La puissance de ces muscles est donc placée entre le point d’appui et la résistance.

Si vraiment un tel genre de levier ne doit fournir que des mouvements à grandes amplitudes où la force est sacrifiée à la vitesse ou à l’amplitude, chaque faisceau musculaire doit s’implanter de façon que, par des contractions spéciales dirigées dans le plan d’action du bras de levier, celui-ci puisse prendre une infinité dépositions autour de son point d’appui articulaire. Le bras, par exemple, peut être considéré comme un rayon tournant dans une infinité de cercles qui, parleurs enchevêtrements incalculables, forment une calotte sphérique divisée en d’infinis degrés de longitude et de latitude. En effet, l’aire suivie par l’extrémité du médius, dans les mouvements incalculables de circumduction du bras tendu, peut être représentée par les milliards de points sur lesquels viendrait s’appliquer le bout du doigt, au fond d’une calotte sphérique placée dans l'axe du bras, qui tournerait ainsi en elle comme un rayon dont le point d’appui central est à l’épaule. Le bras en tournant forme ainsi un faisceau d’angles dont tous les sommets aboutissent à l’articulation de l’épaule et dont toutes les extrémités sont appliquées contre la calotte sphérique. Le schéma d’une telle figure est en forme de houppe, et celui d’un plan de cette houppe est en forme d’éventail. Chaque ligne, c’est-à-dire chaque résistance, aboutissant à l’articulation, comme les branches d’un éventail aboutit à sa poignée, il faut qu’à chacune de ces résistances corresponde une puissance qui soit placée dans le plan même de cette ligne de résistance. Ur, comme le plan-résislance a une forme en éventail, il faut que le plan-puissance ait également la même forme et que de plus, par leur union intime et sans solution de continuité, les deux plans soient réunis bout à bout à leurs sommets en forme d’X {fig. 13).

Deux angles opposés par leur sommet sont égaux entre eux, c’est pourquoi leur égalité doit [lermettre au bras de prendre toutes les attitudes nécessaires à la protection ou à la défense de l’individu dans ses ixqiports avec le mouvement à accomplir et la direction des fibres musculaires qui provoquent ce mouvement.

Cette forme spéciale ilans la direction des faisceaux musculaires aurait dû appeler l’attenlion des médecins et des [uofesseurs de gymnastique. On doit suivre les indications de la nature et ne pas les contrarier. Tous les mouvements des bras et des Jambes doivent donc être réglés selon des [dans géométriques dans lesquels passent les segments mis en jeu [lar les

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