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LA GYMNASTIQUE MÉDICALE

iir,

faiscpaux inusculairos en ('ventail. I,es fibres iniisrulaires de ees faisceaux ti-availlenl, d'aiilant mieux (]u'elles se eonlractent chacune pour leur compte, sans enclievélremenl et, (Unis leur axe pliysiolo^'i(]ne selon le plan gtiomélriiiue ou elles sonl conlenues. Il surfit de Jeter un sim|de coup d’œil sur le pecdoral, le deltoïde, le sous-épineux, le grand dentelé, le trapèze, etc., pour

Fig. 13. — Schéma de l’articulation scapulo-huméralo dans son jeu géométrique.

1, 2, 3- Massif des faisceaux musculaires de la région antéro-supérieure et postéro-supérieure du tronc dirigé excentriquement en éventail vers le sommet de l’humérus, à l épaule. — 1. Scliéma du deltoïde* —

2. Schéma des pectoraux* — 3. Schéma du trapèze» des sus et sousépineux, du sous-scapulaire, etc. — 4 et 5. Bras tendu passant de 270*' à 90° par 18ü«.

La direction opposée des flèches selon un même plan du faisceau musculaire et de l'axe du bras tendu, indique l’action des deux forces opposées des deux bras de levier, dont lu résistance est en B, la puissance en A, au faisceau musculaire, et le iioint d’appui en C, à l'articulation de l’épaule. Plus le point B est sollicité vers le centre de la terre par la pesanteur du bras <le levier augmentée d'un poids (haltère, etc.), plus la traction est grande au point de la puissance A directement opposé au point B. Los points A et B sont tous deux sur le même plan- L'action de A est difîérente sur B', comme celle de A' sur B, parce que ces deux points ne sont plus placés sur un même plan : A' CB forment un angle.

comprendre dans quel sens on doit faire fonctionner rationnellement le levier de troisième genre constitué par le bras, ces mêmes muscles et l’arliculalioii, point d’appui de l épaule. Il eu est de même pour la jambe selon la direction en éventail des faisceaux musculaires des fessiers et du psoas iliaque.

Une bonne géométrie biologique doit concourir au bon fonctionnement de la respiration et de la circulation.

On peut considérer le bras tendu comme le prolongement des fibres musculaires des pectoraux, trapèze, deltoïde, sous-épineux, etc., comme une immense fibre musculaire qui par son déplacement et par le poids de son extrémité de bras de levier attirerait à elle les parties osseuses sur lesquelles s’insèrent les fibres musculaires opposées. Ces fibres s’insérant à la cage thoracique, leur traction centrifuge doit forcément augmenter l’amplitude de cette même cage et son jeu de soufllet. Par ce fait, la respiration est plus profonde, la circulation pulmonaire est plus étendue, les échanges gazeux sont plus intenses et plus nombreux, la nutrition générale est mieux assurée.

D’autre part, la beauté de la forme y gagne, le corps prend une attitude droite en station debout. En faisant fonctionner tous les groupes musculaires du corps d’après leur axe d’implantalion et la direction des faisceaux et des fibres, on résout la question de la gymnastique pédagogique, hygiénique, thérapeutique et esthétique, parce qu’on suit les indications de la nature, en ne la violentant pas. Notre gymnastique française, qui ne soupçonne même pas ces choses et qui en ignore de plus importantes encore, est une mauvaise gymnastique parce qu’elle est anlipédagogique, antihygiénique, antithérapeulique et par dessus tout aiitiesthétique.

La fonction fait l’organe. Nos gymnastes français ont des bras

énoi iiKis, des éjiaules rondes et tomhanles ; ils sont voûtés en avant et leurs [)ecloranx sont hypertrophiés. I.e tyjie est loin d’êtiaî beau. Les lutteurs ont le buste énormément développé, les reins sont épais, mais les jambes sont gi’êles. Les vrdocipédistes do profession ont la i)oitrine large, car on court avec ses poiitnons ; mais l’liypertro|>bie des muscles des cuisses jure avec le jieu de (h!velo[)[)ement des muscles de la poili ine.

Une grave erreur consiste à croire que la capacité respiratoire des poumons augmente et que les poumons s’élargissent en raison de l’épaisseur des [)ectoraux, biceps, deltoïde, etc. A un gros massif musculaire, charnu, épais, ne correspond pas forcément une large poitrine. Goinine je l’ai dit ailleurs, la cage thoracique d’un gymnaste français et d’un vélocipédiste oll'rent à l’œil une grande différence : celle du vélnci|)6diste est moins étoilée en muscle <iue celle du gymnaste, et cependant un gymnaste ne peut fournir un effort respiratoire aussi violent et aussi prolongé qu’un vélocipédiste. Mieux vaut donc posséder de larges poumons recouverts de muscles moins bypertrojdiiés que des poumons étroits avec des pectoraux simulant des seins de nourrice, parce que les poumons sont le siège des grandes combustions gazo-cliiiniques et que la force d’un muscle ne se mesure pas à son épaisseur, mais à sa puissance de contractilité et d’élasticité mise en fonction par le système nerveux des centres psycho moteurs de la volonté. Le développement de la cage thoracique se fait de dedans en dehors, et non de dehors en dedans, par la pénétration plus répétée et plus profonde de colonnes d’air fortement aspirées et fortement repoussées qui jouent le rôle de coins aériens, de pilons gazeux formant piston et forçant ainsi les poumons à s’élargir et, du même fait, la cage thoracique, très élastique, à se développer, avec l’aide toutefois des muscles inspirateurs et expirateurs.

Quand on ouvre brusquement une porte, les montants d’une fenêtre entrouverte jouent sous la forte poussée de la colonne d’air pénétrantdans lachambre ; cette poussée est assez forte pour d''‘placer le poids du bois et des vitres représenté par les deux montants. La pression du milieu a été modifiée par la veine d’air qui a traversé la chambre et qui a fait piston sur la fenêtre, lien est de même pour les poumons. Dans les exercices physiques de plein air avec course vive, la pression aérienne joue un rôle important, surtout en vélocipédie. Le vélocipédiste baisse sa tête en avant, autant et plus pour respirer que pour déplacer le centre de gravité de son corps. I.a colonne d’air qui frappe son visage forme un tampon élastique d’une pression assez forle pour lutter contre la sortie de l’air pulmonaire expiré par la bouclie, quand celle-ci est placée perpendiculairement aux tranches d’air extérieures.

Dans la station debout fixe avec respiration buccale, l’axe de sortie de l’air est horizontal, il forme un angle droit avec le plan des couches d’air extérieures qui est schématiquement représente par des tranches d’air verticales. En respirant par le nez, l’axe de la prise d’air est oblique, de bas en haut; le nez coupe la lame d’air extérieure mise en mouvement dans le vent violent et dont la pression augmente avec la vitesse opposée du coureur contre ces mêmes tianclies d’air. Lu baissant la tête, l’axe de la respiration nasale se porte d’arrière en avant et celui de la respiration buccale de bas en haut. L’aspiration de l’air par la bouche se fait alors parallèlement aux plans verticaux des couches aériennes extérieures, celle du nez se fait dans la hase du tronc de cône d’air formé par la tête qui brise la lame gazeuse, celle-ci court sur le cou et les épaules , sur le front renversé en avant et sur la poitrine. C’est pourquoi, quand il fait grand vent, on déplace instinctivement les axes de la tête en l’abaissant en avant et par côté, non pour lutter contre la pression de l’air, mais pour mieux expirer l’air pulmonaire. Toute méthode de gymnastique respiratoire doit donc être basée sur le jeu du • piston aérien, qu’on fait fonctionner par des exercices spéciaux, pour lesquels l’action des bras de levier du corps humain est nécessaire.

Ce jeu, méthodiquement réglé, régularise celui des muscles de l’inspiration et de l’expiration, ainsi que l’indiquent les tracés pris au pneumographe après des courses de vitesse.

Une bonne éducation physiciue doit donc viser à développer rationnellement la machine humaine dans ses fonctions mécanique, physiologi([ue et psychique, selon les indications fournies par le jeu de ses bras de levier.

Le centre de gravité ilu corps, iiui dans la station deboul-li.xc passe par un plan médian, est déplacé aussitôt que, pour une cause quelconque, cette attitude est modifiée.

A A a y .1 / .1 .S' T / O []E M É IHC AL E

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1,(“ roriis liutn.'iiii (.cikI (oiijoms, |i,ii’ l;i iialiirc iiiàiin' ih; sa si l'iicl iii'c ai'l inilaifi» cl, |iai' la Ici di' la (icsaiilciir, à s’all'aisscr cl a SC I ai)|ii'()( licr ilii cciilfc de la Ici ic : il y a donc liiHc constaiilc ciili'c celle all.racliiHi cl, les iniiseles (|ui s’o|i|ioseMl, à la cliiUe. lùi iisaiil, de s(îs eliiiUîS, |iar le dé|daeenieid du la nli'e de giaviti-, selon des plans voulus el, rec, lieicln''s d’avance, on agit snc les innsides (pii lui te ni conti'c (a's clin les ni l' ni es. (les ni use les se roi'tilienl, par le travail ipi’ils pi odnisenl en iik’iik^ lonips ijn’ils loi'tilienl ri'lre entier sur leipiel i Is aL,'isKenl et diiijucl, en letour, ils reçoivent des l’orci's nouvidles.

l'in ri'sunié, loutc la ^'yinnasliipnp ipi’elle soit p(Mlago^'i(]ue, liyf,'i(?ni(jne, tln'iapeutiipie ou estin'îlique, doit ('Ire liasrie sur la division du Iravail pai' ractioii in(''tliodi(pie des liras de levier du eoi jis liuinain mis en fonction en vue du (l('■plac('nlellt du eamtre de ^'ravit(' dans l'aire des plans de f^u'oiindrie, recliercli(‘S et hien d('linis d'avance. Savoir donc jouer des tiras de levier liuniains, c,'est savoir ap|ili(iuer rationnellement l’e'ducation pliysiipie. Le corps liumain est le meilleur des agri'S, il olfre celle particulariti' ipi'il se fortilie en raison iiifune de son usage raisoniK*. Savoir l’utiliser est une véritalde science, science

d’aiilanl plus délicate (]ue ces liras de levier sont mis en fonction par d'autres bras de levier me'canique (extérieurs) qui servent à lixer tels ou tels segments ou à provoquer une action plus grande des bras de levier de la maebine liumaine. Les Suédois sont jiassés maîtres dans cette science. Quant aux Allemands, ils ont dénaturé la méthode de

Fig. 14. — Figure schématique d’un espalier appliqué contre un mur et servant à fixer les segments postérieurs du corps humain. ( Voi?' fig. <3, page 89.)

AA Point trappiii fixe pris pai* les mains ù un barreau de l'espalier et servant à fixer k- tronc stir un plan vertical, pour la mis** en fonction du segment inférieur des janil)es. Olles-ci peuvent jouer simultanément ou isolément autour de l’articulation coxo-féniorale, avec ou sans point d'appui pris sur les barreaux de l'espalier, selon qu’elles funciionnent dans dos plans parallèle, peiqu ndiculaire ou oblique à la verticale du mur. — lî U. Point d’appui des pieds sur le sol, servant à fixer le segment inférieur des jambes contre l'espalier pour permettre au segment supérieur des bras et du tronc de fonctionner dans des plans parallèle, perpendiculaire ou obliipie à la verticale du mur — C C. Articulation scaptilo-liumérale. — DD. Articulaliou coxo-féiuorale-

texte d’éclectisme. Ils l’ont adultérée avec leur gymnastique athlétique, qui est aussi empirique que la imlre.

C’est pourquoi la forme des agrès a une grande importance. Le meilleur de tous les agrès, après le corps liumain, est celui qui permet à tous les segments du corps de fonctionner selon les plans d’une géométrie biologique, en agissant sur les articulations et les os, d’après les insertions musculaires (jui mettent en fonction ces mêmes segments. Tout agrès qui provoque le désordre dans ces plans est mauvais. Le meilleur est donc celui qui oblige le corps à se redresser. Le plan vertical d’un mur étant parallèle au plan vertical du corps placé eu station debout-fixe et le plan horizontal d’un plancher étant parallèle au plan horizontal de la plante des pieds, le meilleur de tous les agrès est un mur contre lequel on peut étalonner son corps et eu reclilier les fausses altitudes. On peut ainsi faire jouer autour d’un mur un très grand nombre d’articulations grâce aux bras de levier mis en fonction sur l’appui fixe et rigide de la paroi. Si contre ce mur on adapte une série de barres horizontales et parallèles ainsi que des portées de musique, également espacées entre elles pour servir de point d’appui aux mains ou aux pieds (bras ou jambes tendus ou lléchis),on possède aussi lêit un agrès excellent qui permet défaire fonctionner les faisceaux musculaires selon la direction de rimplanlation de leurs fibres. Un peut de plus utiliser la force de la pesanteur eu déplaçant le centre de gravité des divers segments articulaires et s’en servir comme poids à l’extrémité des bras de levier mis en action. On augmente ou on diminue ainsi le travail musculaire d’a]irès le nombre de points d’ajipui, et d’après l’ouverture des

Fig. 15. — Planche dorsale du D' Tissié fixée sur les épaules par deux lames recourbées et au bassin en avant, par une courroie. Vue de face.

sinus des angles (|ne forme le corjis avec le point d’ajipiii qui lui sert d’ojiposaiit fixe et rigide.

Itioii n’est laissé à l’impriAu, les muscles faibles ou |iarosseux sont obligiLs de travailler, parce (|u’ils doivent fonctionner selon des jilans géiimétriijnes voulus, dans lesquels ils doivent forc(imeiit entrer. Ainsi l’agrès régularise le mouvc.unenl [larce (ju’il se rapproche le |diis du plan scliémati(|iie fondamental humain dans sa station debout fixe à angle droit sur le sol. Cet agrès, qui à lui seul vaut presque toute la gymnasti(iue suédoise et que Liiig inventa, est l’espalier [fig. 14).

Mais l’espalier ne permet de fixer que certains segments du corps, sou adaptation contre un

mur empêche certains mouvements du segment moyen sur le segment inférieur. Il fallait donc trouver un agrès simple qui permît la mise eu action des bras de levier du tronc sur le bras de levier des jambes. Cet agrès est une simple poutre ou même une grosse barre jouant entre deux montants à coulisse; elle s’élève et s’abaisse dans une rainure, elle est maintenue rigide par deux clavettes, à une lianleiir du corps voulue. C’est la poutre suédoise ou homme. Avec uii petit escabeau, un banc et la p/inlhe, petit lit en bois articulé, à trois segments, l’arsenal de la gymnastique médicale est à peu près complet. Sauf la plinthe, ces agrès sont les mêmes que ceux des salles de gymnastique scolaire.

Partant de ce principe, j’ai apporté quelques modifications à la planche dorsale à redressement. Pour cela j'immobilise le tronc contre cette planche au moyen de deux lames en fer recourbées qui s’appliquent sur les deux épaules et de deux lames terminées en forme de cuillère qui épousent les formes arrondies du bassin. Ces quatre lames jouent sur deux axes: un verlical, l’autre horizontal permettant d’élever et d'abaisser la planche selon la hauteur de la taille (fig. 15-10).

Une ceinture fixe les deux cuillères par une boucle serrée sur le ventre, en avant. Le tronc est ainsi forcé de s’étalonner contre la planche qui représente un mur

mobile et portatif, elle est .

munie de deux tiges à ses !

deux extrémités; elles 1

servent de bras de levier pour actionner le tronc selon des plans bien défiais. Les deux bras, passés en arrière autour des deux tiges, fixent davantage encore les deux omoplates contre la cage thoracique en provoquant la contraction des muscles rhomboïde et angulaire de l’omoplate. On peut ainsi agir eu même temps sur tout le segment moyen dans sa partie thoracique el dans sa partie abdominale.

En gymnastique le nombre des agrès est en

raison directe du peu (le jorsoie du D'Tis-

science de celui qui s eu fixée au bassin en arrière par

S0I't. deux lames en forme de cuillère.

Voici, par exemple,

Vue de dos.

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