Cf. Revue j^édagogique, iS septembre 18P
2. On trouvera dans la 't' Partie les statuts d'une « Petite A t.
LES ŒUVRES ^■0N CONFESSlOiNNELLES. 31
Mais il y a des ombres à ce tableau, et nombreuses ; lenquêteur officiel est bien obligée de le reconnaître malgré son optimisme. Ainsi « linitiative privée s'en repose trop sur l'institutrice, sur l'instituteur, pour la tenue des cours publics » ; les comités des caisses des écoles, les délégations cantonales sont « parfois apathiques, indifférents dans l'ouest et le centre » ; « le haut commerce, la grande industrie ne semblent pas encore gagnés à l'œuvre ».
C'est, en réalité, dans l'Université — de l'Ecole primaire aux Facultés — que s'est surtout recruté le personnel volontairement enseignant des institutions postscolaires. Il était naturel que, dans ce personnel, les instituteurs fussent en immense majorité et l'on peut dire sans injustice que ce sont eux qui ont fourni la plus grande somme de travail : ainsi, en 1898-1899, ils ont été 46.386 à faire des cours et 6.000 à donner des conférences ou des lectures publiques. Il y a là un effort digne d'être cité en exemple.
Les ressources financières. — Les ressources, qui en l'année 1898-1899, ont permis à l'éducation populaire de se développer, émanent, comme les années précédentes : 1° de l'initiative privée (dons et libéralités, cours payants) ; 2° des municipalités et des conseils généraux; 3° de l'Etat.
La contribution pécuniaire fournie par les dons, souscriptions, produits des fêtes, etc., s'élève à 243.915 francs : à ce chiffre, il faut ajouter les cotisations versées : « En réalité, affirme M. Edouard Petit, en les y faisant entrer, il y a une circulation monétaire d'un million et demi qui s'est faite autour de 1' « école prolongée ». Quant aux cours payants, ils « ne se sont décidément pas acclimatés parmi la clientèle de l'école
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du soir » : leurs receltes vont en diminuant, elles n'étaient Tan passé que de 38.486 francs.
Beaucoup de municipalités soutiennent financièrement l'enseignement nouveau : en 1895-1896, les communes avaient donné 1.105.000 francs; en 1898-1899, elles donneront environ 1.600.000 francs. C'est là un chiffre important. A ces allocations viennent s'ajouter les subventions départementales, beaucoup plus faibles : elles atteignent 56.000 francs pour le dernier exercice. Enfin l'État accorde aussi des subsides : en 1898-1899, la somme inscrite de ce chef au budget était de 180.000 francs.
Cette année, le rapporteur de l'instruction publique, M. Maurice Faure, parle longuement des œuvres complémentaires de l'école. Mais il n'a de sympathie que pour les institutions non confessionnelles. « Les adver- « saires de l'enseignement laïque, dit-il dans son rap- « port, s'efforcent de ressaisir nos anciens élèves; ils « les attirent. . . Ils s'attachent à effacer en eux l'influence " de leurs premiers maîtres et à leur inculquer des (t sentiments rétrogrades. »
Aussi afin « d'ouvrir les intelligences aux idées de libre examen », le rapporteur .a-t-il proposé d'élever le crédit attribué aux œuvres post-scolaires, de 150.000 francs à 200.000 francs '.
1. On trouvera plus loin, dans la troisième partie de cet ouvrage, un exposé détaille de l'état actuel des œuvres posiscolaires non confessionnelles; cet exposé complète l'étude qui précède et qui avait, s>eule, paru dans la l'" édition de l'Educalion populaire.