Cf. le Siècle, 6 novembre
lui non plus, ne saurait être considéré comme acquis aux « idées ultramonlaines ».
« ... Ce que Ton ne sait pas aussi bien, écrivait en effet l'ancien directeur de l'enseignement primaire. c'est ce que vaut, en France surtout, le gros de la troupe, la foule des simples soldats. Sans doute, le clergé et les congrégations dirigent, mais rendons justice à ces fidèles qui, sans distinction d'âge, de sexe, de condition, d'opinion, de provenance, s'enrôlent dans raction et y jettent à tout le moins le poids du nombre. Chacun a quelque chose à faire et chacun le fait; ces femmes, ces jeunes gens, ces jeunes filles, ces ouvriers, ces employés, ces petits rentiers, ces gens du monde, tous ont quelque fonction dans quelque œuvre et tous y donnent ce qu'on leur a- demandé de leur temps, de leur argent, de leur cœur. Il faudrait pénétrer dans la vie intime de toutes ces « œuvres », confréries, cercles, associations charitables, hospitalières, éducatrices, moralisatrices, depuis les réunions de piété les plus mystiques jusqu'aux clubs plus ou moins socialistes, pour s'apercevoir de Fart infini avec lequel l'Eglise met en valeur tous ses membres les plus humbles comme les plus illustres, les plus ardents comme les plus tièdes, sans admettre jamais que nul ne soit assez petit pour ne pas pouvoir rendre un service, ni assez grand pour ne pas le devoir. »
Échappant à toute accusation de partialité, cet éloge est précieux. Nous ne disons pas qu'il soit immérité; nous souhaitons seulement que les catholiques de France s'efforcent de justifier encore davantage un pareil jugement.
C'est à eux que l'on doit les institutions complémentaires de l'école. Ils se doivent à eux-mêmes de ne se laisser dépasser par personne : catholicisme oblige.