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CHAPITRE PREMIER

LES ŒUVRES POSTSCOLAIIîES NON CONFESSIONNELLES

Appréciation d'ensemble. — Un oubli singulier. — Cours d'adolescents et d'adultes : la clientèle masculine diminue. — Une tendance à retenir : après l'école obligatoire, les cours obligatoire. — Cours de jeunes filles : leur progrès. — Les « dangers » de la « rêverie mystique " et la « conquête de la clientèle féminine ». — Lecture publique : l'année d'Edgar Quinet. — Les conférences populaires. — Mutualités scolaires : trois types actuellement adoptés. — Intéressantes innovations. — Associations d'anciens et d'anciennes élèves. — Les « Petites A » et la « culture en commun >■. — Fédérations et congrès des « Petites A ». — Patronages scolaires : les femmes d' œuvres laïques. — Collaborateurs et ressources financières des œuvres postscolaires non confessionnelles.

Depuis 1900, les œuvres postscolaires non confessionnelles se sont développées dans leur ensemble. Sans doute, il en est qui sont restées stationnaires — par exemple, les conférences ; il en est d'autres qui après avoir mené grand tapage, ne paraissent pas avoir fait grande besogne — telles sont les Universités populaires; mais il faut savoir reconnaître que la plupart des institutions complémentaires de l'école se sont accrues en nombre et en clients. A quoi servirait de le nier? Il est plus Juste et plus profitable d'examiner les progrès obtenus.

Pour cet examen, nous avons à notre disposition les

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rapports de M. l'inspecteur général Edouard Petit au ministre de l'Instruction publique. Sur ces rapports, sur leurs qualités et leurs défauts, nous ne pouvons que maintenir ce que nous disions précédemment '. Nous n'avons, constaté en effet, aucun notable changement dans l'esprit qui les inspire : c'est toujours la même hostilité à l'égard de tout groupement d'apparence religieuse; c'est également la même ignorance du mouvement chrétien social. Pour donner une idée de cette méconnaissance — volontaire ou non — de la réalité des choses, il nous suffira de dire que, dans son dernier rapport, l'enquêteur gouvernemental ne nomme même pas le Sillon, les instituts populaires et les cercles d'études qui sont dus à l'initiative des catholiques alors qu'il parle assez longuement dU P. sans importance, sans caractère officiel et dont le titre à figurer dans un semblable document est sans doute leur caractère « anticléi'ical «.

Pour notre compte, nous n'aurons garde d'adopter cette méthode du silence : nous ne cacherons rien de ce que nous croirons être la vérité, dût cette v^^rité être parfois un peu dure à entendre. Il n'y a peut-être pas d'ailleurs de meilleur stimulant que la connaissance des efforts et des succès des concurrents.

Ceci dit, examinons où en est arrivé le « mouvement de l'éducation populaire ». Dans cette étude, nous suivrons le plan et les divisions des rapports de M. Edouard Petit : nous parlerons donc successivement des cours d'adolescents et de jeunes filles, des lectures publiques, des conférences populaires, des mutualités scolaires, des associations d'anciens et d'anciennes élèves, enfin des patronages qui se prétendent neutres, mais dontles tendances sontpresque toujours antichrétiennes.

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