Cf. p. 31 et suiv
pour chacun d'eux. « Mais, ainsi que le remarque M. Edouard Petit, Paris et la Seine entrent dans le total pour 950.000 francs environ (subventions aux sociétés d'instruction populaire, aux patronages, etc.). 11 ne reste donc plus que 1.250.000 francs pour les départements, qui, à eux tous, mettent en ligne 42.500 cours d'adultes environ. Déplus, si dans les régions du Nord et de l'Est les institutrices et les instituteurs reçoivent, en nombre de communes, une rétribution satisfaisante, dans trente départements la contribution financière des conseils municipaux, soit hostilité persistante, soit difficultés budgétaires, continue à être ou insuffisante ou nulle. Sans doute l'État envoie, chaque année, au prorata du nombre des cours, une subvention aux départements. Vingt-cinq francs sont, en moyenne, attribués aux institutrices et aux instituteurs qui ont fait des cours sans rien recevoir des municipalités, ni des conseils généraux. Mais ce n'est pas chaque année que les professeurs de cours d'adultes reçoivent vingt-cinq francs d'indemnité. Faute d'un crédit suffisant, un roulement a dû être établi entre les ayants droit. Et ils attendent parfois trois, quatre ans que leur tour revienne. La situation empire par la durée : il est urgent d"y remédier. »
Telles sont actuellement dans leur ensemble les œuvres complémentaires de l'école, neutres ou se disant neutres : elles continuent à se développer, bien que plusieurs d'entre elles aient très visiblement atteint l'apogée ou même commencé, comme les cours, à légèrement décliner.
D'autre part, elles ne sont guère le résultat de l'initiative privée : ce sont surtout — et presque exclusivement — œuvres officielles, émanant de fonctionnaires et soutenues en grande partie au moyen des deniers publics. Là résident tout à la fois leur force et, sans aucun doute aussi, leur faiblesse.