cr. Revue des Patronages, mai
animée; ou sent que le rapporteur a posé la question dâns^l'esprit de son auditoire. Certains cercles qui auraient pu la croire inabordable, la voient désormais sous un jour très différent. A l'unanimité, l'assemblée demande que le Repos dominical soit proposé comme sujet d'études aux cercles pour l'année prochaine.
« A Notre-Dame de Plaisance, l'enquête a porté sur l'alcoolisme. M. Guéritte présente un travail très remarqué sur les ravages de l'alcool. Dans cinq des principales rues du quartier, sur 66G immeubles, il y a 300 débits de boisson. La nécessite d'une réaction s'impose. C'est par la Ligue antialcoolique, ligue catholique, qu'on peut obtenir un résultat quelconque. Un certain nombre d'objections sont faites avec netteté et une grande précision de langage. Avec non moins de netteté et une connaissance très sûre de son sujet, le rapporteur réfute les uns et les autres. 11 a réponse à tout. Il faut interrompre cette intéressante discussion pour entendre le dernier rapport.
« M. H. Faribault, du cercle des Grandes Carrières, est un ouvrier métallurgiste qui s'est fait le propagandiste des syndicats de la rue de l'Échiquier, transférés désormais 14, boulevard Poissonnière. Dès les premiers mots, l'apôtre se révèle. 11 parle plus qu'il ,ne lit son rapport sur la question syndicale et on sent qu'il communique peu à peu sa flamme à l'auditoire. 11 a remporté un bon succès et plus d'un cercle voudra l'entendre encore. 11 déclare que ses camarades et lui sont à la disposition de tous. On n'a qu'à les appeler. On les appellera, c'est certain, et l'an prochain le congrès constatera avec plaisir que l'idée syndicale progresse dans nos œuvres, grâce aux dévoués propagandistes du boulevard Poissonnière. ))Nous en acceptons l'augure.
Tout récemment, dans l'Opinion, au cours de son
enquête sur les jeunes gens d'aujourd'hui, Agalhon constatait que la jeunesse intellectuelle inclinait, en partie, vers le catholicisme. Les Congrès de cercles d'études, comme ceux dont nous venons de parler, les « journées » et les « semaines sociales », le développement des associations catholiques et bien d'autres faits encore montrent que la jeunesse ouvrière se laisse, peu à peu, gagner par les mêmes sympathies.