FRATERNITÉ PRÉVOYANCE
La Société de secours mutuels et de retraite des patronages de l'Oise a pour but d'initier de bonne heure les enfants de nos patronages aux bienfaits de la prévoyance et de la mutualité.
Elle procure aux parents et plus tard aux enfants euxmêmes des avantages qui ne peuvent manquer d'être appréciés.
{Ces avantages sont détaillés au verso de la présente feuille.)
LES MUTUALITÉS SCOLAIRES. 293
L'œuvre de la Mutualité a reçu la haute approbation de MM. les Ministres de l'Intérieur et de l'Instruction publique.
« Il est bien à désirer, dit M. le Ministre de l'Intérieur « dans un rapport adressé à M. le Président de la Répu- « blique, que les travailleurs entrent jeunes dans la « Mutualité.
« La prévoyance dès le bas âge est le meilleur moyen « pour les déshérités de la fortune de se procurer la sécu- « rite dans le travail. Elle fait grandir dans l'esprit de « l'enfant, en même temps qu'il grandit lui-même, l'idée « de l'épargne, et, dès qu'il devient capable de gagner sa « vie, il sait ainsi mettre de côté, sur son salaire, la mo- « dique part destinée à le garantir des vicissitudes qu'en- € traînent la maladie, les infirmités et la vieillesse. Elle le « prépare au rôle qu'il est appelé à remplir dans la so- « ciété, l'élève dans sa propre dignité et en fait plus « tard un homme indépendant, c'est-à-dire un homme « qui ne devra qu'à lui-même et à la méthode d'économie « à laquelle on l'aura habitué, de pouvoir traverser sans « recourir à la charité, les mauvais jours de son exis- « tence. »
Dans une circulaire adressée aux fonctionnaires, délégués cantonaux et amis de l'enseignement, M. Poincaré, ministre de l'Instruction publique, s'exprime ainsi :
e La Mutualité scolaire montre tout ensemble à l'enfant « la puissance de l'épargne et celle de l'association. En « associant l'idée d'économie à l'idée de solidarité, cette « œuvre apprend à la fois à l'enfant, la prévoyance pour « soi, qui est une forme de l'intérêt bien entendu, et la « prévoyance pour autrui, qui est une forme de la Fraterï ni té. »
Il suffit aux parents qui désirent faire admettre leurs enfants dans la Société de secours mutuels et de retraite des patronages de signer la feuille d'adhésion de membre participant qu'on trouvera d'autre part, d'y faire apposer la signature de l'enfant lui-même, et de remettre cette feuille aux directeurs ou aux directrices des patronages.